L’Angola mise sur le numérique pour moderniser son enseignement supérieur
jeudi 14 mai 2026
A l’instar de plusieurs pays africains, l’Angola accélère sa transition numérique. Le gouvernement cible désormais l’enseignement supérieur, avec un projet majeur destiné à moderniser le secteur et à soutenir l’innovation.
L’Angola a présenté le lundi 11 mai à Luanda le projet AngoREN (Réseau national angolais d’éducation et de recherche), destiné à accélérer la transformation numérique et à renforcer la connectivité dans l’enseignement supérieur du pays.
Portée par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Science, de la Technologie et de l’Innovation, l’initiative vise à améliorer la connectivité des établissements universitaires, à développer les plateformes numériques d’apprentissage et à renforcer l’accès des étudiants et enseignants aux ressources digitales. La secrétaire d’État à la Science, à la Technologie et à l’Innovation, Alice Almeida, a reconnu lors de la présentation que le secteur, malgré des avancées récentes, fait encore face à des obstacles structurels en matière d’accès et d’équipement.
Dans sa première phase, le projet prévoit un investissement pouvant atteindre 15 millions USD pour la mise en œuvre du réseau AngoREN, auxquels s’ajoutent 10 millions USD alloués à la transformation numérique des institutions universitaires. L’initiative est inscrite dans le Plan de développement national 2023-2027 et bénéficie du soutien financier de la Banque mondiale et du Partenariat mondial pour l’éducation.
Le réseau mobilise une dizaine d’acteurs publics et privés pour sa mise en œuvre, parmi lesquels les opérateurs télécoms Angola Telecom et Unitel, le régulateur télécoms (INACOM), ainsi que des structures spécialisées comme Angola Cables et UbuntuNet Alliance, un réseau régional dédié à la connectivité académique en Afrique.
Au-delà de la modernisation pédagogique, Luanda cherche à renforcer son capital humain dans des secteurs stratégiques comme les technologies de l’information, l’intelligence artificielle, l’ingénierie ou encore les télécommunications. Le développement des compétences numériques est perçu comme un levier essentiel de diversification économique dans un pays historiquement dépendant des revenus pétroliers.
Adoni Conrad Quenum
(Source : Agence Ecofin, 14 mai 2026)
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