OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Année 2026 > Septembre 2026 > Kenya : pourquoi le mobile money perd du terrain dans son propre berceau

Kenya : pourquoi le mobile money perd du terrain dans son propre berceau

jeudi 24 septembre 2026

Fintech

Le Kenya a été le berceau du mobile money moderne avec le lancement, en 2007, de M-Pesa, un système de transfert d’argent par téléphone portable qui a transformé l’économie du pays et inspiré le reste de la planète. Depuis, le succès fulgurant du système a suscité l’intérêt de l’administration fiscale et poussé d’autres acteurs du secteur financier à se réinventer pour rattraper leur retard dans le domaine des paiements mobiles et des services financiers numériques.

Les transactions de mobile money au Kenya ont enregistré des baisses en matière de volume et de valeur en 2025, reflétant une mutation structurelle profonde du paysage des paiements numériques et des comportements des consommateurs, selon des données publiées cette semaine par la Banque centrale kényane.

Dans son rapport « Bank Supervision Annual Report 2025 », le régulateur du système financier a révélé que le nombre mensuel de transactions de mobile money est passé de 309,3 millions en 2024 à 217,6 millions en 2025, enregistrant ainsi une forte baisse de 30 %. Dans le même temps, leur valeur mensuelle a reculé de 4 % pour s’établir à 722,5 milliards de shillings kényans (5,58 milliards de dollars) durant l’année écoulée, contre 753,5 milliards de shillings une année auparavant.

Ce repli du mobile money s’est produit alors que les infrastructures de télécommunications, ainsi que le nombre de comptes et d’agents de mobile money, ont continué à progresser. Le nombre d’abonnés aux réseaux de téléphonie mobile est passé de 71,4 millions en décembre 2024 à 78,4 millions une année plus tard, soit une augmentation de 10 %. Parallèlement, le réseau d’agents de mobile money actifs a enregistré une hausse de 24 %, passant de 381 116 agents en 2024 à 473 536 en 2025.

Au cours de la même période, le nombre d’abonnements aux services de mobile money a également progressé rapidement de 22 %, passant de 42,3 millions à 51,4 millions.

Comment expliquer alors la baisse de régime du secteur durant l’année écoulée alors que le Kenya est universellement reconnu comme le berceau mondial du mobile money, principalement grâce au succès phénoménal de sa plateforme nationale, M-Pesa, lancée en 2007 par l’opérateur Safaricom ?

De vieux rivaux qui se réinventent

Le rapport de la Banque centrale souligne d’abord un changement dans la manière dont les clients utilisent les services d’argent mobile dans le pays d’Afrique de l’Est qui a inspiré le reste de la planète en sautant l’étape de la bancarisation traditionnelle pour passer directement aux services financiers numériques. Les utilisateurs réduisent fortement les petits paiements et transferts au quotidien, et effectuent de plus en plus des transactions d’un montant élevé. Au bout du compte, les volumes de transactions chutent beaucoup plus vite que la valeur globale des fonds transférés. Cela signifie que, bien que moins de transactions aient été enregistrées, le montant moyen par transaction a augmenté durant l’année écoulée.

Le ralentissement du mobile money intervient également dans un contexte de hausse de la fiscalité appliquée aux transactions de mobile money. Le droit d’accise appliqué sur les frais de transaction facturés par les opérateurs est passé de 10 % à 12 % en 2018, puis à 15 % en 2023. Cette taxe pèse davantage sur les ménages à faibles revenus, qui réduisent la fréquence de leurs transferts ou se tournent de nouveau vers l’argent liquide pour éviter les frais appliqués par les opérateurs.

La baisse de régime du mobile money reflète par ailleurs l’utilisation croissante de canaux de paiement numérique alternatifs, y compris les paiements marchands et les plateformes bancaires mobiles. À mesure que plus d’options de paiement deviennent disponibles, les particuliers et les entreprises peuvent effectuer des transactions directement via des canaux numériques au lieu de dépendre aussi lourdement des agents pour les dépôts et retraits d’argent liquide. Malgré l’essor des canaux de paiement numériques alternatifs, qui dénotent une adaptation des autres acteurs de l’écosystème financier à la déferlante du mobile money, celui-ci continue de jouer un rôle important et reste au cœur de l’activité économique quotidienne, en particulier dans les zones rurales et mal desservies.

Walid Kéfi

(Source : Agence Ecofin, 24 septembre 2026)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 8978/10685 Régulation des télécoms
  • 530/10685 Télécentres/Cybercentres
  • 6853/10685 Economie numérique
  • 3205/10685 Politique nationale
  • 10685/10685 Fintech
  • 999/10685 Noms de domaine
  • 3603/10685 Produits et services
  • 2676/10685 Faits divers/Contentieux
  • 1230/10685 Nouveau site web
  • 10539/10685 Infrastructures
  • 3233/10685 TIC pour l’éducation
  • 303/10685 Recherche
  • 363/10685 Projet
  • 6981/10685 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 3196/10685 Sonatel/Orange
  • 2866/10685 Licences de télécommunications
  • 430/10685 Sudatel/Expresso
  • 1772/10685 Régulation des médias
  • 2189/10685 Applications
  • 2072/10685 Mouvements sociaux
  • 3106/10685 Données personnelles
  • 285/10685 Big Data/Données ouvertes
  • 1050/10685 Mouvement consumériste
  • 599/10685 Médias
  • 1014/10685 Appels internationaux entrants
  • 3160/10685 Formation
  • 182/10685 Logiciel libre
  • 4362/10685 Politiques africaines
  • 2114/10685 Fiscalité
  • 259/10685 Art et culture
  • 990/10685 Genre
  • 2950/10685 Point de vue
  • 1901/10685 Commerce électronique
  • 2528/10685 Manifestation
  • 483/10685 Presse en ligne
  • 189/10685 Piratage
  • 313/10685 Téléservices
  • 1984/10685 Biométrie/Identité numérique
  • 573/10685 Environnement/Santé
  • 713/10685 Législation/Réglementation
  • 697/10685 Gouvernance
  • 3830/10685 Portrait/Entretien
  • 217/10685 Radio
  • 1549/10685 TIC pour la santé
  • 421/10685 Propriété intellectuelle
  • 88/10685 Langues/Localisation
  • 2100/10685 Médias/Réseaux sociaux
  • 4252/10685 Téléphonie
  • 288/10685 Désengagement de l’Etat
  • 2297/10685 Internet
  • 171/10685 Collectivités locales
  • 743/10685 Dédouanement électronique
  • 2092/10685 Usages et comportements
  • 1683/10685 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 840/10685 Audiovisuel
  • 7030/10685 Transformation digitale
  • 584/10685 Affaire Global Voice
  • 277/10685 Géomatique/Géolocalisation
  • 633/10685 Service universel
  • 1041/10685 Sentel/Tigo
  • 262/10685 Vie politique
  • 2861/10685 Distinction/Nomination
  • 51/10685 Handicapés
  • 1440/10685 Enseignement à distance
  • 1492/10685 Contenus numériques
  • 880/10685 Gestion de l’ARTP
  • 267/10685 Radios communautaires
  • 3759/10685 Qualité de service
  • 832/10685 Privatisation/Libéralisation
  • 198/10685 SMSI
  • 886/10685 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 5259/10685 Innovation/Entreprenariat
  • 3237/10685 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 69/10685 Internet des objets
  • 301/10685 Free Sénégal
  • 2069/10685 Intelligence artificielle
  • 294/10685 Editorial
  • 15/10685 Gaming/Jeux vidéos
  • 40/10685 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous