Kenya : de nouvelles normes pour améliorer la qualité des réseaux Internet
mercredi 6 mai 2026
Les autorités kényanes multiplient les initiatives pour améliorer la qualité des services Internet. Le régulateur des télécommunications a récemment présenté de nouvelles mesures.
Au Kenya, l’Autorité des communications (CA) a publié, lundi 4 mai, un projet de directives visant à encadrer plus strictement l’installation des câbles Internet par les fournisseurs d’accès.
Selon la CA, ces directives visent à « faciliter le déploiement efficace et standardisé des infrastructures en fibre optique, tout en garantissant un accès équitable, en favorisant l’investissement et en préservant les intérêts de toutes les parties prenantes ».
Ces nouvelles normes techniques concernent à la fois les installations aériennes et souterraines. Elles imposent des exigences en matière de méthodes de déploiement, de sécurité des infrastructures, ainsi que de qualification des prestataires chargés des travaux. Les opérateurs devront également se conformer à des normes précises pour l’entretien et la réparation des câbles, afin de limiter les interruptions de service.
Cette initiative intervient alors que le développement de la fibre au Kenya a parfois donné lieu à des installations désordonnées, avec des câbles mal posés ou vulnérables aux pannes. Ces pratiques ont contribué à dégrader l’expérience des utilisateurs, confrontés à des coupures fréquentes et à une qualité de service variable selon les zones.
Parmi les mesures les plus structurantes, les directives limitent à dix le nombre de fournisseurs pouvant partager un même poteau, une disposition qui vise à contenir la prolifération anarchique des câbles aériens dans les villes kényanes. Chaque câble devra par ailleurs être étiqueté tous les 300 pieds (environ 90 mètres), avec le nom de l’opérateur, le type de fibre et la date d’installation. Pour les installations souterraines, les tranchées devront comporter au minimum quatre conduits afin de faciliter le partage d’infrastructure et d’éviter les excavations répétées.
Le texte introduit également deux obligations clés. D’une part, aucun service ne pourra être mis en service avant une certification de l’Autorité, qui dispose de 14 jours après notification pour inspecter et valider les installations. D’autre part, les opérateurs dont les infrastructures existantes ne sont pas conformes auront six mois pour se régulariser.
Le projet de directives est actuellement soumis à une consultation publique avant son adoption définitive. À terme, ces nouvelles règles devraient contribuer à renforcer la résilience des réseaux Internet au Kenya et à soutenir le développement de l’économie numérique.
Adoni Conrad Quenum
(Source : Agence Ecofin, 6 mai 2026)
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