Jumia lève 25 millions USD auprès de la SFI pour accélérer sa croissance en Afrique
jeudi 13 août 2026
Avec un marché africain du commerce électronique estimé à plus de 50 milliards USD en 2024, les entreprises disposent d’un potentiel de croissance important. Mais l’accès aux infrastructures nécessaires pour vendre au-delà des marchés locaux reste encore un défi.
Le Groupe de la Banque mondiale veut renforcer les infrastructures du commerce numérique en Afrique pour faciliter l’accès des petites entreprises aux marchés. L’institution a annoncé le mercredi 12 août, un investissement de 25 millions USD en fonds propres dans Jumia Technologies AG à travers la Société financière internationale (SFI), sa branche dédiée au secteur privé.
L’opération vise à renforcer la marketplace de Jumia et son réseau logistique sur ses principaux marchés africains. Selon le Groupe de la Banque mondiale, elle pourrait permettre à environ 60 000 vendeurs locaux actifs chaque année de participer davantage à l’économie numérique, soutenir près de 1800 emplois directs et créer des opportunités de revenus pour plus de 100 000 agents commerciaux indépendants.
« Jumia démontre comment les plateformes panafricaines de commerce électronique peuvent élargir les opportunités économiques à grande échelle. Notre investissement soutient la prochaine phase de croissance de l’entreprise tout en contribuant à créer des emplois, à numériser les chaînes d’approvisionnement et les canaux de distribution et à mobiliser l’investissement privé », a déclaré Farid Fezoua, directeur des actions, des fonds et du capital-risque à la Société financière internationale du Groupe de la Banque mondiale.
Un marché africain encore en expansion
Cet investissement intervient dans un marché dont le potentiel continue de s’élargir. Selon la Banque mondiale, le commerce électronique africain pesait plus de 50 milliards USD en 2024 et devrait progresser d’au moins 10 % par an. L’IFC relève par ailleurs que le nombre d’acheteurs en ligne sur le continent a augmenté en moyenne de 18 % par an depuis 2014, illustrant l’essor progressif des usages numériques liés au commerce.
Pour Jumia, qui opère sur huit marchés africains, ces nouveaux capitaux devraient ainsi accompagner une nouvelle phase de développement tout en consolidant son réseau intégré de commerce et de logistique. Pour l’IFC, l’opération vise plus largement à mobiliser l’investissement privé autour d’un secteur susceptible de renforcer les débouchés des entreprises locales et la création d’emplois.
Samira Njoya
(Source : WeAreTechAfrica, 13 août 2026)
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