JOJ : Le dispositif de vidéosurveillance mis en place par l’Etat est conforme à la loi
vendredi 30 octobre 2026
Le président de la Commission de protection des données personnelles (CDP) a assuré que le dispositif de vidéosurveillance déployé à l’occasion des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) est « conforme » à la loi et a obtenu les autorisations préalables de l’institution.
« Je rassure les Sénégalais sur cette question principale. Le ministère de l’Intérieur est en règle », a déclaré Ousmane Thiongane dans un entretien avec l’APS. Il a précisé que les systèmes de caméras installés « ont reçu l’aval de la Commission de protection des données personnelles »
À l’approche de la compétition dont l’ouverture officielle est prévue samedi, le nombre de caméras a nettement augmenté dans les rues de Dakar, jusqu’à Saly, ainsi que dans la banlieue, selon le président de la CDP, qui précise que l’État a « élargi son dispositif existant ».
« ’L’objectif affiché est la sécurité des personnes et des biens. Comme c’est une manifestation internationale, il y a lieu de regarder de plus près qui est là, qui fait quoi, s’il y a des personnes de mauvaise intention, pour mieux anticiper, mieux prévenir », a insisté le président de la Commission de protection des données personnelles.
Le responsable a rappelé que « la vidéosurveillance d’État ne date pas d’aujourd’hui ». Selon lui, le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique avait soumis dès 2015 à la CDP un dossier d’autorisation pour les caméras installées aux intersections et sur les grandes artères de Dakar, après examen par la Commission.
Il a assuré que le même processus a été suivi pour l’extension du réseau à l’occasion des Jeux olympiques de la jeunesse.
Ousmane Thiongane a, en outre, rappelé que la nouvelle stratégie numérique du Sénégal, à travers le « New Deal Technologique », vise la dématérialisation des procédures et le recours à des outils numériques pour la sécurité et le traitement des données personnelles.
« La vidéosurveillance permet à l’État de surveiller les rues et de protéger la population contre les infractions », a t-il justifié.
Le président de la CDP a toutefois rappelé que ces dispositifs doivent respecter la vie privée. L’administration publique, les entreprises et les particuliers qui installent des caméras, tout comme le commerçant du coin ou le domicile d’un citoyen, doivent obtenir au préalable un récépissé auprès de la CDP.
« L’Etat, comme les citoyens, peut trouver des moyens de sécuriser ses biens et ses propriétés. Mais au même moment, ces deux-là (le citoyen et l’Etat) doivent respecter la vie privée d’autrui » , a-t-il indiqué.
(Source : APS, 30 octobre 2026)
OSIRIS