JOJ Dakar 2026 : 4G, 5G, fibre optique… Sonatel assure, tout est prêt côté réseaux télécoms
lundi 26 octobre 2026
Derrière l’éclat d’un grand rendez-vous sportif se cache une exigence moins visible, assurer une connectivité sans faille, indispensable à la communication et à la circulation de l’information tout au long de l’événement. Au Sénégal, la 5ᵉ édition des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) ne fait pas exception.
Du 31 octobre au 13 novembre 2026, le Sénégal accueille les Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ Dakar 2026). Pour cet événement sportif international, les réseaux télécoms et les infrastructures numériques constituent un enjeu majeur, compte tenu des besoins de connectivité internet des médias, des délégations sportives et du public.
Dakar, Diamniadio et Saly accueilleront environ 2 700 athlètes âgés de 15 à 18 ans, issus des comités nationaux olympiques du monde entier. Cette édition, une première sur le continent africain, mobilisera également un important dispositif de couverture médiatique internationale. France Télévisions, par exemple, prévoit plus de 150 heures de retransmissions en direct interactif et la mobilisation d’une quinzaine de journalistes de sa rédaction sportive pour couvrir les épreuves.
Les médias internationaux auront besoin de connexions performantes pour transmettre rapidement reportages, photographies et vidéos à leurs rédactions et à leurs audiences à l’étranger. Les créateurs de contenus et influenceurs chercheront, eux aussi, à partager en temps réel les temps forts des compétitions et à mettre en lumière leur séjour au Sénégal auprès de leurs communautés en ligne. Les délégations sportives devront pouvoir communiquer avec leurs équipes respectives, tandis que les jeunes athlètes souhaiteront rester en contact avec leurs familles, partager leurs expériences et accéder aux informations relatives aux épreuves. Les spectateurs, enfin, voudront immortaliser ces moments et diffuser leurs photos et vidéos sur les réseaux sociaux.
Des exigences techniques élevées
Face à cette perspective d’usages gourmands en bande passante, à laquelle s’ajoutent les usages quotidiens des abonnés locaux, la Sonatel (Société nationale des télécommunications du Sénégal), filiale du groupe télécoms Orange et partenaire technologique exclusif de l’événement, se dit prête pour relever d’éventuels défis techniques. Une occasion de démontrer au monde son expertise et saisir des opportunités.
Bien que l’entreprise ne précise pas le montant global des investissements engagés, elle confirme le déploiement de capacités supplémentaires sur les réseaux mobiles 4G/5G, la fibre optique et les systèmes de transmission afin d’assurer la connectivité des sites de compétition, des espaces médias et des zones réservées aux délégations et aux spectateurs. Le dispositif comprend également des accès Internet à haut débit, des réseaux locaux sécurisés et des points d’accès Wi-Fi dans certains espaces. Ces investissements doivent répondre aux besoins des organisateurs et des diffuseurs, tout en absorbant les pics de trafic liés à l’affluence du public, aux retransmissions vidéo en direct et au partage de contenus sur les réseaux sociaux.
Pour limiter les risques d’interruption pendant les compétitions, Sonatel vante des liaisons de transmission et des équipements critiques sécurisés grâce à des mécanismes de redondance. Des systèmes d’alimentation électrique de secours et des dispositifs de basculement automatique contribueront également au maintien des services en cas de panne.
L’opérateur prévoit une supervision technique 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, ainsi que des tests de charge avant l’ouverture des Jeux. Ces simulations évaluent la capacité des réseaux à supporter les pics de trafic, la stabilité des communications et la continuité des retransmissions audiovisuelles.
Une vitrine commerciale et technologique
Cet engagement technique de Sonatel s’inscrit aussi dans la stratégie commerciale de l’opérateur de télécommunications. L’entreprise cherche à renforcer la visibilité de ses marques, notamment Orange, et à valoriser son expertise dans les infrastructures télécoms et les services numériques auprès des entreprises, des institutions et des partenaires internationaux.
Des offres destinées aux visiteurs étrangers sont en préparation, notamment des forfaits mobiles temporaires et des offres prépayées eSIM Teeru. Sonatel prévoit également de faciliter aux abonnés d’opérateurs étrangers l’accès à son réseau, avec une couverture annoncée dans plus de 200 pays. Certaines offres restent en cours de finalisation. L’entreprise précise par ailleurs que les services mobiles ne sont pas inclus dans son contrat de fourniture de services télécoms pour les Jeux.
Un héritage numérique
Sonatel entend également profiter des JOJ pour accroître la visibilité des start-up et des PME technologiques sénégalaises. Les collaborations envisagées concernent notamment les services numériques, les paiements digitaux, les technologies événementielles et l’expérience des spectateurs.
La portée économique de ces investissements dépend en partie de leur utilisation après la compétition. Le maintien des infrastructures déployées et leur contribution à l’amélioration durable de la connectivité constituent des retombées potentielles pour le marché sénégalais. À ce stade, l’opérateur ne détaille cependant ni les équipements conservés après les Jeux ni les bénéfices attendus à long terme.
Les JOJ Dakar 2026, premier événement olympique organisé en Afrique, constituent une vitrine internationale pour Sonatel.
(Source : La Tribune, 26 octobre 2026)
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