iPhone 16 de « Kocc Barma » : ce que les enquêteurs ont découvert après le déverrouillage... de nouveaux correspondants dans le viseur des enquêteurs
vendredi 21 août 2026
L’enquête visant El Hadji Babacar Dioum, alias « Kocc Barma », connaît une nouvelle avancée. Selon Libération, les enquêteurs de la Division spéciale de cybersécurité ont réussi à accéder au contenu de son iPhone 16 et à l’exploiter en sa présence. L’opération aurait notamment permis de découvrir plusieurs vidéos à caractère sexuel et, surtout, d’identifier des correspondants qui échangeaient directement avec lui sur WhatsApp ou lui transmettaient des vidéos destinées à des opérations de « destruction ».
Nouveau développement dans l’affaire dite « Kocc Barma ». El Hadji Babacar Dioum, présenté comme « Kocc Barma » et placé en détention provisoire depuis juillet 2025, a été extrait de sa cellule mercredi afin d’être conduit dans les locaux de la Division spéciale de cybersécurité (DSC), rapporte Libération dans son édition de ce vendredi.
Cette nouvelle opération a été effectuée sur délégation du Doyen des juges d’instruction, dans le cadre de la poursuite des investigations entourant ce dossier. Au cœur de cette nouvelle étape : l’iPhone 16 saisi dans le cadre de la procédure et dont le contenu devait encore être exploité par les enquêteurs.
Selon les informations de Libération, les policiers sont finalement parvenus à obtenir le code permettant d’accéder au téléphone. El Hadji Babacar Dioum a ainsi été conduit devant les enquêteurs afin que l’exploitation du terminal soit réalisée en sa présence.
L’ouverture de l’iPhone aurait permis aux enquêteurs d’accéder à un important contenu numérique. Comme cela avait déjà été constaté lors de l’exploitation d’un ordinateur précédemment saisi, plusieurs vidéos à caractère sexuel concernant des personnes aux profils divers auraient été découvertes dans le téléphone, indique le quotidien.
Mais l’un des éléments les plus importants de cette nouvelle exploitation concerne les échanges enregistrés dans l’appareil. D’après Libération, les enquêteurs ont pu récupérer les numéros de téléphone de plusieurs correspondants avec lesquels « Kocc » communiquait directement à travers WhatsApp.
Certains de ces interlocuteurs auraient également transmis des vidéos à El Hadji Babacar Dioum. Le journal évoque notamment des fichiers envoyés dans le cadre d’opérations qualifiées de « destruction ». Ces nouvelles données pourraient permettre aux enquêteurs de mieux cerner le réseau de relations autour de la personne présentée comme « Kocc Barma » et les échanges intervenus avec différents correspondants.
Cette découverte intervient alors que les investigations avaient déjà permis l’exploitation d’autres supports numériques. La récupération des données contenues dans l’iPhone 16 apporte désormais de nouveaux éléments matériels à la procédure et permet notamment aux enquêteurs de disposer des coordonnées de personnes ayant entretenu des échanges directs avec le mis en cause.
L’opération menée dans les locaux de la DSC s’est achevée après l’exploitation des données contenues dans le smartphone. Une fois cette procédure terminée, El Hadji Babacar Dioum a été reconduit en prison, où il demeure en détention provisoire.
Libération rappelle que l’affaire ne concerne pas uniquement El Hadji Babacar Dioum. La procédure implique également El Hadji Assane Demba, alias « Leuk Daour », ainsi que deux autres personnes présentées comme des « correspondants ». Ces derniers auraient, selon les éléments rapportés par le journal, transmis des vidéos à « Kocc ».
Les investigations cherchent ainsi à préciser les rôles respectifs des différentes personnes citées dans le dossier, notamment celles qui auraient été en relation avec El Hadji Babacar Dioum et qui auraient échangé ou transmis des contenus par l’intermédiaire de plateformes numériques.
Les mis en cause sont poursuivis pour plusieurs infractions graves. Libération cite notamment l’association de malfaiteurs, la collecte et la diffusion illicites de données à caractère personnel, l’atteinte à la vie privée ainsi que la diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs.
La procédure porte également, selon la même source, sur des faits de pornographie infantile, de pédophilie et d’extorsion de fonds. Autant de chefs d’accusation qui expliquent l’importance accordée par les enquêteurs à l’exploitation méthodique des différents appareils numériques saisis dans le cadre du dossier.
Le déverrouillage de l’iPhone 16 constitue ainsi une nouvelle étape dans les investigations. Au-delà des fichiers découverts, les numéros de correspondants retrouvés dans le téléphone et les échanges effectués via WhatsApp pourraient désormais être examinés pour déterminer la nature exacte des relations entretenues avec « Kocc », ainsi que les circonstances dans lesquelles certains contenus auraient été transmis.
Avec ces nouvelles découvertes rapportées par Libération, l’enquête poursuit donc son volet numérique, alors que le Doyen des juges d’instruction cherche à établir les responsabilités de chacun des protagonistes cités dans cette affaire.
(Source : Dakar Actu, 21 août 2026)
OSIRIS