OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Année 2026 > Février 2026 > Internet par satellite : Comment le Sénégal mise sur Starlink pour réduire (…)

Internet par satellite : Comment le Sénégal mise sur Starlink pour réduire durablement la fracture numérique

mercredi 4 février 2026

Produits et services

Le Sénégal poursuit la mise en œuvre de sa stratégie de transformation numérique à travers le New Deal Technologique, avec pour objectif central la démocratisation de l’accès au haut et très haut débit sur l’ensemble du territoire national. Cette ambition concerne aussi bien les zones urbaines que les zones rurales, isolées ou enclavées, où le déploiement des réseaux terrestres demeure limité en raison de contraintes économiques et techniques.

Malgré les investissements consentis ces dernières années dans la fibre optique et les réseaux mobiles, une partie du territoire national reste confrontée à des zones dites “blanches”, c’est-à-dire dépourvues de couverture Internet fiable. Ces disparités constituent un frein majeur à l’inclusion numérique, à l’accès aux services publics dématérialisés et au développement économique local.

Pour accélérer la réduction de cette fracture numérique, le Gouvernement du Sénégal (GdS) a fait le choix de renforcer le maillage du territoire en infrastructures de très haut débit en recourant à des solutions complémentaires aux réseaux existants. C’est dans ce cadre qu’a été accordée à Starlink, fournisseur d’accès à Internet par satellite, l’autorisation d’opérer sur le territoire national.

Starlink, un complément stratégique aux réseaux existants

Starlink repose sur une constellation de satellites en orbite basse, capable de fournir une connectivité Internet à haut débit sur de vastes zones géographiques, y compris celles difficiles d’accès pour les infrastructures classiques. Cette technologie permet de renforcer ou de prolonger la couverture des réseaux terrestres, notamment dans les zones rurales, frontalières ou faiblement peuplées.

Selon les autorités sénégalaises, l’intégration de Starlink dans l’écosystème national des télécommunications s’inscrit dans une vision cohérente de connectivité globale. L’objectif est d’assurer une couverture Internet plus homogène, de stimuler la concurrence entre fournisseurs d’accès et de soutenir la productivité de secteurs clés de l’économie.

Dans le cadre de cette stratégie, le Gouvernement du Sénégal a négocié avec Starlink l’acquisition de 5 000 kits satellitaires à un tarif préférentiel. Ces équipements doivent permettre de connecter gratuitement un million de Sénégalais au cours du premier semestre de l’année 2026, via le réseau satellitaire.

Cette mesure ne vise pas une gratuité universelle de l’Internet, mais un ciblage précis des besoins prioritaires, dans une logique d’équité territoriale et sociale.

Des secteurs clairement identifiés comme prioritaires

Les autorités ont défini plusieurs domaines devant bénéficier en priorité de cette connectivité satellitaire. Il s’agit notamment : des zones blanches, à travers la mise en place de dispositifs de wifi communautaire ; du secteur de l’éducation, incluant l’enseignement élémentaire, secondaire et supérieur ; de la formation professionnelle ; des collectivités territoriales ; des zones frontalières, souvent confrontées à un déficit d’infrastructures numériques ainsi que de programmes spécifiques de développement, dont le Plan Diomaye pour la Casamance.

La décision d’intégrer Starlink à la stratégie nationale de connectivité vise à produire des effets mesurables à court et moyen termes. Parmi les impacts attendus figurent : une extension rapide de la couverture Internet sur l’ensemble du territoire ; une contribution significative à l’inclusion numérique, en facilitant l’accès aux services en ligne pour les populations jusque-là marginalisées ; une dynamisation de l’activité économique, notamment dans les zones rurales et un renforcement du positionnement du Sénégal comme acteur de référence en matière de transformation numérique en Afrique.

Au-delà de l’accès à Internet, la mise en œuvre de cette stratégie devrait permettre aux secteurs public et privé de réduire substantiellement leurs coûts de connectivité, tout en bénéficiant d’une connexion très haut débit, fiable et performante. Cette évolution est présentée comme un levier important pour l’innovation, la compétitivité des entreprises et l’amélioration des services publics numériques.

À travers l’autorisation accordée à Starlink, le Sénégal confirme ainsi sa volonté d’explorer des solutions technologiques innovantes pour répondre aux défis structurels de la connectivité et accélérer son agenda de développement numérique.

(Source : Senenews, 4 février 2026)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2372/2684 Régulation des télécoms
  • 203/2684 Télécentres/Cybercentres
  • 1813/2684 Economie numérique
  • 941/2684 Politique nationale
  • 2644/2684 Fintech
  • 277/2684 Noms de domaine
  • 1027/2684 Produits et services
  • 856/2684 Faits divers/Contentieux
  • 425/2684 Nouveau site web
  • 2684/2684 Infrastructures
  • 985/2684 TIC pour l’éducation
  • 99/2684 Recherche
  • 149/2684 Projet
  • 1868/2684 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1012/2684 Sonatel/Orange
  • 877/2684 Licences de télécommunications
  • 162/2684 Sudatel/Expresso
  • 542/2684 Régulation des médias
  • 693/2684 Applications
  • 577/2684 Mouvements sociaux
  • 862/2684 Données personnelles
  • 74/2684 Big Data/Données ouvertes
  • 318/2684 Mouvement consumériste
  • 194/2684 Médias
  • 335/2684 Appels internationaux entrants
  • 882/2684 Formation
  • 57/2684 Logiciel libre
  • 1119/2684 Politiques africaines
  • 528/2684 Fiscalité
  • 101/2684 Art et culture
  • 312/2684 Genre
  • 1094/2684 Point de vue
  • 541/2684 Commerce électronique
  • 812/2684 Manifestation
  • 168/2684 Presse en ligne
  • 70/2684 Piratage
  • 133/2684 Téléservices
  • 538/2684 Biométrie/Identité numérique
  • 188/2684 Environnement/Santé
  • 211/2684 Législation/Réglementation
  • 209/2684 Gouvernance
  • 955/2684 Portrait/Entretien
  • 84/2684 Radio
  • 410/2684 TIC pour la santé
  • 164/2684 Propriété intellectuelle
  • 32/2684 Langues/Localisation
  • 591/2684 Médias/Réseaux sociaux
  • 1091/2684 Téléphonie
  • 116/2684 Désengagement de l’Etat
  • 545/2684 Internet
  • 78/2684 Collectivités locales
  • 219/2684 Dédouanement électronique
  • 617/2684 Usages et comportements
  • 536/2684 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 304/2684 Audiovisuel
  • 1736/2684 Transformation digitale
  • 197/2684 Affaire Global Voice
  • 95/2684 Géomatique/Géolocalisation
  • 178/2684 Service universel
  • 376/2684 Sentel/Tigo
  • 102/2684 Vie politique
  • 843/2684 Distinction/Nomination
  • 23/2684 Handicapés
  • 379/2684 Enseignement à distance
  • 387/2684 Contenus numériques
  • 304/2684 Gestion de l’ARTP
  • 94/2684 Radios communautaires
  • 946/2684 Qualité de service
  • 249/2684 Privatisation/Libéralisation
  • 71/2684 SMSI
  • 259/2684 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1419/2684 Innovation/Entreprenariat
  • 713/2684 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 24/2684 Internet des objets
  • 86/2684 Free Sénégal
  • 459/2684 Intelligence artificielle
  • 102/2684 Editorial
  • 7/2684 Gaming/Jeux vidéos
  • 16/2684 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous