OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Année 2026 > Février 2026 > Internet bloqué : l’économie africaine subit 1,11 milliard $ de pertes en 2025

Internet bloqué : l’économie africaine subit 1,11 milliard $ de pertes en 2025

jeudi 19 février 2026

Liberté d’expression/Censure de l’Internet

Alors que la connectivité est devenue un moteur essentiel de croissance et d’innovation, les restrictions numériques imposées par certains États continuent de fragiliser les économies et de limiter l’exercice des droits fondamentaux.

Les coupures d’Internet et les restrictions d’accès aux plateformes numériques ont coûté à l’Afrique subsaharienne 1,11 milliard de dollars en 2025, selon le rapport Global Cost of Internet Shutdowns publié par la plateforme spécialisée britannique Top10VPN. Au niveau mondial, ces interruptions ont engendré une perte totale de 19,7 milliards de dollars, soulignant une escalade préoccupante des atteintes numériques.

En Afrique subsaharienne, les pertes de 2025 représentent une diminution par rapport aux 1,56 milliard de dollars enregistrés en 2024, mais restent massives. Les coupures ont totalisé 24 276 heures d’interruption, affectant 116,1 millions d’internautes. Les perturbations sont survenues dans des contextes de troubles politiques ou de conflits : élections, protestations, examens, coups d’État militaires.

Les pays les plus touchés

La République démocratique du Congo est le pays le plus impacté en Afrique avec 67,2 millions de dollars de pertes, touchant 34,7 millions d’internautes sur 1 008 heures d’interruptions. Le Soudan, malgré un nombre plus limité d’internautes touchés (14,9 millions), a enregistré 66,6 millions de dollars de pertes sur 2 148 heures de coupures, reflétant l’ampleur prolongée des interruptions. Le Cameroun a subi 40,5 millions de dollars de pertes, affectant 12,6 millions d’internautes sur 52 heures d’interruption.

Les interruptions ciblent fréquemment les plateformes de réseaux sociaux telles que Twitter, Telegram, TikTok, Facebook ou WhatsApp, outils essentiels pour la communication, le commerce et l’information. Dans certains cas, les gouvernements recourent à des ralentissements intentionnels, rendant l’accès aux contenus multimédias ou aux diffusions en direct pratiquement impossible.

Comment ces pertes sont‑elles calculées ?

Le rapport de Top10VPN précise que les coûts économiques des coupures sont calculés à l’aide de l’outil Netblocks Cost of Shutdown Tool, basé sur la méthodologie de la Brookings Institution, adaptée pour l’Afrique subsaharienne. Les pertes sont estimées en fonction du PIB numérique, de la durée des interruptions et du nombre d’internautes affectés. Les données proviennent de sources fiables, notamment la Banque mondiale et les statistiques gouvernementales. Les restrictions sur les réseaux sociaux, bien que spécifiques, sont évaluées sur l’ensemble des internautes, car elles perturbent l’accès pour tous, même ceux n’utilisant pas activement les plateformes bloquées.

Un frein majeur à la transformation numérique

Ces pertes massives illustrent les conséquences des coupures d’Internet sur le développement économique de l’Afrique subsaharienne. Alors que la région investit dans la transformation numérique pour rattraper son retard, ces interruptions délibérées freinent l’innovation et la compétitivité. Elles provoquent également un manque à gagner pour les opérateurs télécoms, les entreprises dépendant du numérique et les particuliers, freinant ainsi le potentiel de croissance dans un monde de plus en plus connecté.

Dans une déclaration publiée en janvier 2026, l’UNESCO a rappelé que l’accès à Internet constitue un pilier de la liberté d’expression et un élément central de l’exercice des droits démocratiques, et a appelé les États à privilégier des politiques favorisant la connectivité plutôt que des restrictions.

Samira Njoya

(Source : (WeAreTechAfrica->https://www.wearetech.africa/fr/], 19 février 2026)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4637/5428 Régulation des télécoms
  • 350/5428 Télécentres/Cybercentres
  • 3519/5428 Economie numérique
  • 2449/5428 Politique nationale
  • 5428/5428 Fintech
  • 521/5428 Noms de domaine
  • 2365/5428 Produits et services
  • 1479/5428 Faits divers/Contentieux
  • 885/5428 Nouveau site web
  • 5224/5428 Infrastructures
  • 1749/5428 TIC pour l’éducation
  • 190/5428 Recherche
  • 242/5428 Projet
  • 3717/5428 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1857/5428 Sonatel/Orange
  • 1603/5428 Licences de télécommunications
  • 277/5428 Sudatel/Expresso
  • 1004/5428 Régulation des médias
  • 1325/5428 Applications
  • 1062/5428 Mouvements sociaux
  • 1713/5428 Données personnelles
  • 128/5428 Big Data/Données ouvertes
  • 601/5428 Mouvement consumériste
  • 362/5428 Médias
  • 646/5428 Appels internationaux entrants
  • 1666/5428 Formation
  • 145/5428 Logiciel libre
  • 2488/5428 Politiques africaines
  • 1101/5428 Fiscalité
  • 166/5428 Art et culture
  • 579/5428 Genre
  • 1704/5428 Point de vue
  • 1174/5428 Commerce électronique
  • 1542/5428 Manifestation
  • 321/5428 Presse en ligne
  • 124/5428 Piratage
  • 206/5428 Téléservices
  • 964/5428 Biométrie/Identité numérique
  • 308/5428 Environnement/Santé
  • 341/5428 Législation/Réglementation
  • 505/5428 Gouvernance
  • 1815/5428 Portrait/Entretien
  • 144/5428 Radio
  • 808/5428 TIC pour la santé
  • 346/5428 Propriété intellectuelle
  • 59/5428 Langues/Localisation
  • 1062/5428 Médias/Réseaux sociaux
  • 2012/5428 Téléphonie
  • 190/5428 Désengagement de l’Etat
  • 1026/5428 Internet
  • 115/5428 Collectivités locales
  • 461/5428 Dédouanement électronique
  • 1276/5428 Usages et comportements
  • 1031/5428 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 552/5428 Audiovisuel
  • 3873/5428 Transformation digitale
  • 383/5428 Affaire Global Voice
  • 158/5428 Géomatique/Géolocalisation
  • 316/5428 Service universel
  • 689/5428 Sentel/Tigo
  • 176/5428 Vie politique
  • 1616/5428 Distinction/Nomination
  • 35/5428 Handicapés
  • 692/5428 Enseignement à distance
  • 694/5428 Contenus numériques
  • 590/5428 Gestion de l’ARTP
  • 180/5428 Radios communautaires
  • 1886/5428 Qualité de service
  • 435/5428 Privatisation/Libéralisation
  • 132/5428 SMSI
  • 471/5428 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2796/5428 Innovation/Entreprenariat
  • 1361/5428 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5428 Internet des objets
  • 192/5428 Free Sénégal
  • 846/5428 Intelligence artificielle
  • 195/5428 Editorial
  • 3/5428 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5428 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous