Infrastructures numériques : réduire la fracture pour un développement équitable
lundi 9 février 2026
Les infrastructures numériques sont un enjeu incontournable de développement et d’équité territoriale. C’est dans ce sens que Helios Towers a organisé une rencontre, ce vendredi 6 février 2026, afin d’établir ses objectifs et ses ambitions dans le secteur.
Au Sénégal, les infrastructures numériques sont en pleine ascension. Que ce soit dans l’éducation, la santé ou les services publics, elles sont devenues un levier majeur de croissance. Toutefois, certaines localités sont encore mal connectées. Pour pallier ces défis, Helios Towers souhaite insister sur l’alignement entre politique publique, viabilité économique et attractivité pour les investisseurs. Fatoumata Mbaye, Directrice générale d’Helios Towers, a souligné que la structure, dernière arrivée dans le secteur en 2021, a déjà récolté un engagement d’investissement de 200 millions de dollars, selon elle.
« Nous avons dépassé ces investissements-là et sommes plutôt au niveau de 240 millions de dollars qui ont été investis en 5 ans. L’investissement, c’est notre cœur de métier, c’est notre ADN, mais il est surtout fait en accompagnement de nos partenaires. Notre ambition, c’est de déployer de l’ordre de 1 000 points de connexion pour nos partenaires d’ici 2030. C’est pour répondre à ce point-là. Je vous remercie », explique-t-elle.
La Directrice générale a poursuivi : « Je voudrais également vous remercier pour votre contribution extrêmement intéressante et très parlante. On parle beaucoup de l’infrastructure, mais une infrastructure qui est fonctionnelle, c’est encore mieux. Et le point lié à la fonctionnalité de l’infrastructure : vous avez parlé du capital, de la qualité de la maintenance qui est faite, de l’énergie également, qui est fournie de façon continue. Ce sont des points vraiment très spécifiques sur lesquels nous travaillons auprès de nos partenaires et qui sont un point indispensable à la connectivité dans les zones rurales qui, comme cela a été évoqué, sont des zones assez peu desservies en termes d’électricité. On a besoin d’avoir des écoutes performantes en gestion d’énergie, en gestion d’équipements actifs, mais également avec des solutions hybrides pour la fourniture de cette énergie, pour permettre à ces zones-là, au-delà de la journée où c’est en général fourni en termes d’électricité par du solaire, d’avoir une capacité à prolonger ce service-là toute la nuit, parce que la connectivité, c’est quelque chose de crucial, et la pire chose serait, en pleine nuit, d’avoir besoin de passer un appel ou d’être connecté et de ne pas avoir accès à cette connectivité. L’investissement en formation est très important », renseigne-t-elle.
Alioune Sall, ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique du Sénégal, a aussi assisté à l’événement. Pour lui : « Comme vous le savez, le gouvernement du Sénégal a lancé le New Deal Technologique en février dernier. Et cette stratégie ambitionne de faire du Sénégal une société digitalisée, avec un masterplan d’origine 2034, qui est adossé à une connectivité universelle à Internet (…). L’État du Sénégal a besoin d’étendre la couverture Internet pour prioriser les zones peu desservies, notamment les zones plus reculées de notre pays, mais également de garantir la qualité des services, avec la promotion d’infrastructures robustes et adaptées aux besoins de nos populations sénégalaises. Et cela va permettre, in fine, de renforcer l’inclusion numérique en intégrant l’accès au débit dans les politiques, qu’elles soient éducatives, sanitaires, mais également entrepreneuriales ».
(Source : Le Soleil, 9 février)
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