OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2025 > Août 2025 > Influenceurs et créateurs de contenu : voici comment l’État va organiser la (…)

Influenceurs et créateurs de contenu : voici comment l’État va organiser la fiscalité de vos activités en ligne

dimanche 3 août 2025

Fiscalité

Dans sa volonté de renforcer la mobilisation des ressources domestiques, l’État du Sénégal entend désormais intégrer l’économie numérique au circuit formel, en ciblant notamment les revenus générés par les influenceurs, créateurs de contenus, blogueurs, streamers et autres freelances digitaux.

Cette orientation s’inscrit dans une logique globale de régulation d’un secteur en pleine croissance, jusque-là largement informel. Avec la montée en puissance des plateformes comme TikTok, YouTube, Instagram ou Facebook, un nombre croissant de Sénégalais génèrent aujourd’hui des revenus grâce à leur audience. Qu’il s’agisse de placements de produits, de partenariats sponsorisés, de formations vendues en ligne ou de revenus publicitaires issus des vues et abonnements, ces flux financiers échappent pour le moment à tout encadrement fiscal structuré.

L’État souhaite désormais que ces activités soient officiellement déclarées, imposées et reconnues.

Concrètement, les autorités envisagent d’identifier les revenus numériques et d’y appliquer une redevance ou un impôt forfaitaire. Les créateurs dépassant un certain seuil de revenus devront se doter d’un statut formel – auto-entrepreneur ou société – leur permettant d’exercer en toute légalité.

Pour rendre ce processus fluide et accessible, un portail numérique simplifié de déclaration fiscale pourrait voir le jour, à l’image de ce qui existe déjà en Estonie ou en Côte d’Ivoire. Parallèlement, des discussions pourraient s’ouvrir avec les grandes plateformes internationales afin de faciliter le traçage des revenus locaux, tout en garantissant le respect de la vie privée des utilisateurs.

L’État entend également accompagner cette réforme par une campagne de sensibilisation ciblée, en plusieurs langues locales, afin d’éduquer les jeunes créateurs sur leurs obligations mais aussi sur les bénéfices qu’ils peuvent en tirer. Car au-delà de l’aspect contraignant de l’imposition, cette régularisation offre de réelles opportunités.

En se structurant fiscalement, les influenceurs auront accès à des contrats plus solides avec les marques, à des financements bancaires, à des dispositifs publics de soutien et à une reconnaissance professionnelle accrue.

Lors de la première édition du FlexTalk organisée par l’agence Reflex Sénégal le 15 mai dernier, Habibou Dia, Directeur de la Communication au ministère de la Communication des Télécommunications et de l’Économie numérique avait déja annoncé la nouvelle. Selon lui,« ces réformes visent à créer un environnement favorable, encadré et sécurisé pour les professionnels de l’influence digitale au Sénégal. »

L’état souhaite soutenir le secteur avec la création d’un statut juridique pour les influenceurs à la réglementation de la publicité digitale, en passant par un soutien à la monétisation des contenus digitaux et une cartographie nationale des créateurs de contenus. Ces derniers pourront évoluer dans un écosystème sécurisé, gagner en crédibilité auprès des annonceurs et développer des projets à plus grande échelle.

La fiscalité des influenceurs n’est donc pas une affaire de taxes, c’est aussi un levier de formalisation, d’inclusion et de montée en compétences dans une économie numérique sénégalaise en pleine mutation.

Pour les créateurs de contenu, l’enjeu est d’anticiper, s’informer, et se structurer dès maintenant pour continuer à prospérer dans un cadre formel.

(Source : Social Net Link, 3 août 2025)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4469/5586 Régulation des télécoms
  • 350/5586 Télécentres/Cybercentres
  • 3668/5586 Economie numérique
  • 1840/5586 Politique nationale
  • 5151/5586 Fintech
  • 578/5586 Noms de domaine
  • 2023/5586 Produits et services
  • 1537/5586 Faits divers/Contentieux
  • 811/5586 Nouveau site web
  • 5586/5586 Infrastructures
  • 1869/5586 TIC pour l’éducation
  • 200/5586 Recherche
  • 252/5586 Projet
  • 3907/5586 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2105/5586 Sonatel/Orange
  • 1632/5586 Licences de télécommunications
  • 289/5586 Sudatel/Expresso
  • 1032/5586 Régulation des médias
  • 1463/5586 Applications
  • 1599/5586 Mouvements sociaux
  • 1665/5586 Données personnelles
  • 144/5586 Big Data/Données ouvertes
  • 618/5586 Mouvement consumériste
  • 369/5586 Médias
  • 668/5586 Appels internationaux entrants
  • 1706/5586 Formation
  • 97/5586 Logiciel libre
  • 2420/5586 Politiques africaines
  • 1064/5586 Fiscalité
  • 175/5586 Art et culture
  • 584/5586 Genre
  • 1914/5586 Point de vue
  • 1052/5586 Commerce électronique
  • 1492/5586 Manifestation
  • 323/5586 Presse en ligne
  • 139/5586 Piratage
  • 214/5586 Téléservices
  • 1113/5586 Biométrie/Identité numérique
  • 323/5586 Environnement/Santé
  • 358/5586 Législation/Réglementation
  • 371/5586 Gouvernance
  • 1862/5586 Portrait/Entretien
  • 153/5586 Radio
  • 823/5586 TIC pour la santé
  • 285/5586 Propriété intellectuelle
  • 62/5586 Langues/Localisation
  • 1102/5586 Médias/Réseaux sociaux
  • 2089/5586 Téléphonie
  • 209/5586 Désengagement de l’Etat
  • 1034/5586 Internet
  • 122/5586 Collectivités locales
  • 414/5586 Dédouanement électronique
  • 1379/5586 Usages et comportements
  • 1080/5586 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 564/5586 Audiovisuel
  • 3593/5586 Transformation digitale
  • 391/5586 Affaire Global Voice
  • 235/5586 Géomatique/Géolocalisation
  • 339/5586 Service universel
  • 684/5586 Sentel/Tigo
  • 182/5586 Vie politique
  • 1716/5586 Distinction/Nomination
  • 37/5586 Handicapés
  • 718/5586 Enseignement à distance
  • 896/5586 Contenus numériques
  • 594/5586 Gestion de l’ARTP
  • 185/5586 Radios communautaires
  • 1990/5586 Qualité de service
  • 514/5586 Privatisation/Libéralisation
  • 134/5586 SMSI
  • 499/5586 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2791/5586 Innovation/Entreprenariat
  • 1620/5586 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 48/5586 Internet des objets
  • 185/5586 Free Sénégal
  • 925/5586 Intelligence artificielle
  • 199/5586 Editorial
  • 10/5586 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5586 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous