OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2025 > Décembre 2025 > IA en Afrique : la BAD appelle à des garanties publiques pour mobiliser (…)

IA en Afrique : la BAD appelle à des garanties publiques pour mobiliser l’investissement privé

jeudi 18 décembre 2025

Intelligence artificielle

Face au déficit de financement, la Banque africaine de développement propose un mécanisme de garanties publiques pour amorcer l’investissement privé dans l’IA en Afrique. Ce secteur peut générer jusqu’à 852 milliards d’euros de PIB supplémentaire d’ici 2035.

Selon la Banque africaine de développement (BAD), le déploiement inclusif de l’intelligence artificielle sur le continent pourrait ajouter jusqu’à 852 milliards d’euros (1 000 milliards USD) au PIB africain d’ici 2035. Ce chiffre est au cœur d’un rapport publié ce décembre par l’institution panafricaine, qui alerte sur un déficit de financement et appelle à une intervention publique locale et internationale pour amorcer l’investissement privé dans l’IA en Afrique.

Élaboré avec le cabinet de conseil Bazara Tech, le document propose la mise en place d’ici fin 2026 d’un fonds dédié, l’Africa AI Growth & Innovation Fund, dont la BAD se verrait confier la gestion aux côtés d’autres institutions financières de développement. Ce véhicule viserait un premier seuil de financement de 3,4 milliards d’euros (4 milliards USD), reposant sur des garanties publiques couvrant 20 % des pertes. Le principe mis en avant repose sur un partage du risque dans lequel les institutions financières et les bailleurs de fonds absorberaient les pertes initiales, afin d’attirer des capitaux privés vers des investissements jugés stratégiques, notamment les capacités de calcul et les infrastructures de données.

« La Banque est prête à investir pour soutenir ces actions. Nous comptons sur le secteur privé et les pouvoirs publics pour utiliser ces investissements afin d’atteindre les gains de productivité identifiés et de créer des emplois de qualité », explique Nicholas Williams, chef de la division des Opérations TIC à la BAD.

Des besoins importants

En débloquant l’investissement privé grâce à ce fonds, la BAD espère réduire l’écart entre le continent et le reste du monde sur le terrain de l’intelligence artificielle, notamment en matière d’infrastructures et de compétences. Selon le rapport, les financements mobilisés permettraient d’abord de rattraper un retard jugé critique sur les infrastructures numériques indispensables à cette technologie. La banque rappelle que l’IA est très intensive en calcul, et qu’elle requiert des processeurs graphiques, des infrastructures cloud et une alimentation électrique stable, autant de domaines où l’Afrique est en difficulté.
Ce constat est confirmé par la CNUCED dans son indice de préparation aux technologies de pointe, qui évalue la capacité des nations à intégrer l’IA. « Les pays les moins préparés aux technologies de pointe se trouvent principalement en Afrique, en Amérique latine et dans les Caraïbes », indique son rapport publié en avril 2025, précisant que le continent a le plus faible nombre de services d’infrastructure cloud, soit 13 à la mi-2024.

Dans ce contexte, la BAD n’est pas le seul acteur à recommander l’implication des États africains et de leurs partenaires internationaux pour débloquer l’investissement privé dans l’IA. À l’issue du Global AI Summit on Africa qui a réuni en avril dernier des dirigeants du continent à Kigali au Rwanda, la Déclaration Africaine sur l’Intelligence Artificielle a appelé à la création d’un Fonds Africain pour l’IA d’environ 51,1 milliards d’euros (60 milliards USD) avec des capitaux publics, privés, et philanthropiques.

« Le Fonds investira dans le développement et l’expansion de l’infrastructure d’IA, le développement des entreprises africaines d’IA, la constitution d’un solide vivier de praticiens de l’IA et le renforcement des capacités nationales de recherche en IA », ont indiqué les dirigeants d’une cinquantaine de pays africains.

D’autres axes de progression

Pour la BAD, l’opportunité des 852 milliards d’euros ne saurait cependant être réduite à une question de financement. Le rapport souligne que les gains attendus de l’IA devraient se concentrer sur un nombre limité de secteurs à fort impact – agriculture, commerce, industrie manufacturière, finance et santé – qui, à eux seuls, pourraient capter d’ici 2035 près de 58 % de la valeur créée, soit environ 494 milliards d’euros.

Mais cette trajectoire reste conditionnée à une progression simultanée sur plusieurs leviers, dont la disponibilité de compétences adaptées et des cadres de gouvernance favorisant la confiance des investisseurs. Dans cette logique, la BAD rejoint les appels formulés lors du Global AI Summit on Africa en faveur d’une gouvernance continentale de l’IA, d’une coopération institutionnelle renforcée et d’une harmonisation des cadres réglementaires, afin d’ancrer les investissements dans un écosystème capable de transformer les promesses technologiques en gains économiques durables.

Emiliano Tossou

(Source : La Tribune Afrique, 18 décembre 2025)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2158/2467 Régulation des télécoms
  • 173/2467 Télécentres/Cybercentres
  • 1652/2467 Economie numérique
  • 870/2467 Politique nationale
  • 2467/2467 Fintech
  • 256/2467 Noms de domaine
  • 940/2467 Produits et services
  • 726/2467 Faits divers/Contentieux
  • 368/2467 Nouveau site web
  • 2404/2467 Infrastructures
  • 856/2467 TIC pour l’éducation
  • 93/2467 Recherche
  • 121/2467 Projet
  • 1634/2467 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 922/2467 Sonatel/Orange
  • 792/2467 Licences de télécommunications
  • 137/2467 Sudatel/Expresso
  • 500/2467 Régulation des médias
  • 650/2467 Applications
  • 524/2467 Mouvements sociaux
  • 818/2467 Données personnelles
  • 63/2467 Big Data/Données ouvertes
  • 296/2467 Mouvement consumériste
  • 180/2467 Médias
  • 321/2467 Appels internationaux entrants
  • 806/2467 Formation
  • 47/2467 Logiciel libre
  • 1010/2467 Politiques africaines
  • 488/2467 Fiscalité
  • 83/2467 Art et culture
  • 290/2467 Genre
  • 845/2467 Point de vue
  • 522/2467 Commerce électronique
  • 731/2467 Manifestation
  • 159/2467 Presse en ligne
  • 62/2467 Piratage
  • 102/2467 Téléservices
  • 454/2467 Biométrie/Identité numérique
  • 153/2467 Environnement/Santé
  • 168/2467 Législation/Réglementation
  • 176/2467 Gouvernance
  • 875/2467 Portrait/Entretien
  • 72/2467 Radio
  • 373/2467 TIC pour la santé
  • 138/2467 Propriété intellectuelle
  • 29/2467 Langues/Localisation
  • 535/2467 Médias/Réseaux sociaux
  • 971/2467 Téléphonie
  • 95/2467 Désengagement de l’Etat
  • 507/2467 Internet
  • 57/2467 Collectivités locales
  • 205/2467 Dédouanement électronique
  • 549/2467 Usages et comportements
  • 513/2467 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 275/2467 Audiovisuel
  • 1554/2467 Transformation digitale
  • 191/2467 Affaire Global Voice
  • 78/2467 Géomatique/Géolocalisation
  • 159/2467 Service universel
  • 330/2467 Sentel/Tigo
  • 87/2467 Vie politique
  • 765/2467 Distinction/Nomination
  • 17/2467 Handicapés
  • 349/2467 Enseignement à distance
  • 341/2467 Contenus numériques
  • 292/2467 Gestion de l’ARTP
  • 89/2467 Radios communautaires
  • 879/2467 Qualité de service
  • 216/2467 Privatisation/Libéralisation
  • 66/2467 SMSI
  • 238/2467 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1438/2467 Innovation/Entreprenariat
  • 670/2467 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 23/2467 Internet des objets
  • 85/2467 Free Sénégal
  • 292/2467 Intelligence artificielle
  • 97/2467 Editorial
  • 2/2467 Gaming/Jeux vidéos
  • 12/2467 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous