Guinée : la SFI explore des investissements dans les infrastructures numériques
mardi 5 mai 2026
Dans le but de développer ses infrastructures numériques, les autorités guinéennes sont ouvertes à la collaboration avec divers partenaires. Le Groupe de la Banque mondiale est intéressé par le potentiel du pays dans ce domaine.
La Guinée cherche à accélérer le développement de ses infrastructures numériques en mobilisant des partenaires internationaux. En marge du Connected Africa Summit, qui s’est tenu du lundi 27 au jeudi 30 avril au Kenya, le ministre de la Communication et de l’Économie numérique, Mourana Soumah, a échangé avec des responsables de la Société financière internationale (SFI), qui ont exprimé leur intérêt pour financer le secteur.
« Les échanges ont porté sur les opportunités d’investissement en Guinée, dans un contexte où le pays accélère sa transformation numérique. La SFI […] a manifesté un intérêt particulier pour le secteur des télécommunications, et plus spécifiquement pour les infrastructures numériques, aujourd’hui reconnues comme un véritable moteur de développement économique et social », a indiqué le ministère guinéen de la Communication et de l’Économie numérique dans une publication sur Facebook. Et d’ajouté : « à cet effet, l’institution s’est dite prête à mobiliser un investissement substantiel pour accompagner la Guinée dans cette dynamique ».
Si aucun montant ni projet précis n’a été annoncé à ce stade, les deux parties ont convenu de mettre en place un groupe de travail chargé d’identifier les axes de collaboration et de structurer un éventuel partenariat. Cette approche, souvent utilisée dans les projets d’infrastructures, permet de préparer le terrain à des investissements plus concrets, généralement dans le cadre de partenariats public-privé.
Pour les autorités guinéennes, l’enjeu est de combler le déficit en infrastructures, notamment en matière de connectivité et de couverture réseau, qui limite encore l’essor de l’économie numérique. Selon les Nations unies, la Guinée affichait en 2024 un score de 0,4323 sur 100 à l’indice des infrastructures numériques, l’un des composants de l’indice mondial de l’administration en ligne (EGDI). La moyenne africaine est de 0,4534 et la moyenne mondiale de 0,6896 sur 100. L’amélioration de ces infrastructures est jugée essentielle pour soutenir les services numériques, attirer des investissements et favoriser l’inclusion numérique.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique observée sur le continent, où les États cherchent à s’appuyer sur des institutions financières internationales pour financer leur transformation numérique. La SFI a déjà engagé des discussions ou soutenu plusieurs pays et entreprises privées sur ce segment. On peut notamment citer des pays comme le Burundi et la Somalie, ainsi que des entreprises telles que Maroc Telecom, Orange Mali, Gozem ou encore Raxio.
Adoni Conrad Quenum
(Source : Agence Ecofin, 5 mai 2026)
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