Gabon : Les émissaires de TikTok attendus pour proposer un plan de signalement des contenus litigieux
jeudi 26 février 2026
Une délégation du réseau social TikTok est attendue dans les prochains jours au Gabon. Mission : convaincre les autorités pour le rétablissement de la plateforme suspendue par la Haute Autorité de la Communication le 17 février 2026.
Les plateformes concernées par la suspension sont notamment TikTok, YouTube et Facebook. La HAC juge cet acte comme une mesure temporaire pour lutter contre la diffamation et la manipulation politique.
Mais pour le Pr Ondo Ossa, homme politique, cette explication ne tient pas. Il rejette fermement l’idée d’un lien avec la sécurité nationale.
« Les réseaux sociaux critiquent tous les pouvoirs mondiaux. Trump, les réseaux sociaux le prennent à partie tous les jours. Il ne les a pas pour autant stoppés. Macron lui-même ici en France, il est pris à partie par les réseaux sociaux, sans que cela ne justifie une suspension », a-t-il fait remarquer.
Les autorités précisent qu’il ne s’agit pas d’une coupure d’internet, mais d’une mesure ciblant l’accès et l’utilisation de ces réseaux sociaux.
A la suite de la suspension de TikTok au Gabon, la plateforme a pris acte de la décision du régulateur. Nshingu Kazadi, directeur des politiques publiques et des relations institutionnelles de TikTok Afrique francophone, a affirmé comprendre les préoccupations exprimées par l’instance de régulation.
Notamment en lien avec la loi n°019/2016 du 09 août 2016 portant Code de la communication.TikTok assure partager l’engagement des autorités à maintenir un environnement numérique respectueux des droits et de la dignité des citoyens gabonais.
Avant même le début des pourparlers avec la HAC, TikTok a d’ores et déjà pris l’engagement d’intégrer la HAC à son dispositif « TikTok Safety Enforcement Tool ». De plus, TikTok propose de recevoir directement des URL problématiques ainsi que des listes de mots clés sensibles pour optimiser l’identification et la suppression des contenus litigieux. En plus de renforcer la modération des contenus.
Jean Materne Zambo
(Source : Digital Business Africa, 26 février 2026)
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