OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Année 2026 > Février 2026 > Gabon : la HAC suspend les réseaux sociaux jusqu’à nouvel ordre

Gabon : la HAC suspend les réseaux sociaux jusqu’à nouvel ordre

mardi 17 février 2026

Liberté d’expression/Censure de l’Internet

éunie en séance plénière le 17 février 2026, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a décidé la suspension immédiate des réseaux sociaux sur l’ensemble du territoire national. L’organe de régulation invoque la multiplication de contenus « diffamatoires, haineux et attentatoires à la sécurité nationale », en violation du Code de la communication.

C’est une mesure exceptionnelle aux conséquences considérables. Dans un communiqué rendu public ce 17 février 2026, la Haute Autorité de la Communication affirme constater « la diffusion récurrente sur les réseaux sociaux et les plateformes numériques accessibles sur le territoire gabonais de contenus inappropriés, diffamatoires, haineux, injurieux », portant atteinte « à la dignité humaine, aux bonnes mœurs, à l’honneur des citoyens, à la cohésion sociale, à la stabilité des Institutions de la République et à la sécurité nationale ».

L’instance rappelle que ces pratiques contreviennent notamment à la loi n°019/2016 du 9 août 2016 portant Code de la communication en République gabonaise, ainsi qu’aux normes internationales applicables en matière de communication numérique.

Diffamation, fake news et atteintes aux données personnelles en ligne de mire

Dans le détail, la HAC énumère plusieurs dérives observées : « la diffusion de propos diffamatoires et injurieux », « la propagation de fausses informations (fake news) susceptibles de troubler l’ordre public », ainsi que « la divulgation non autorisée de données personnelles ».

L’institution estime que ces actes constituent des infractions « sévèrement réprimées » par les textes en vigueur. Elle déplore par ailleurs ce qu’elle qualifie d’« indifférence » des grandes plateformes numériques face aux contenus illicites, évoquant une absence de « véritable volonté de modération ».

En sa qualité de régulateur de la communication audiovisuelle, écrite, cinématographique et numérique, la HAC condamne « l’usage abusif et dévoyé » de ces plateformes par certains utilisateurs.

Une décision justifiée par la stabilité institutionnelle

Si la liberté d’expression est reconnue comme un droit fondamental, la HAC souligne qu’elle « ne saurait s’exercer en violation flagrante des lois nationales et internationales en vigueur ». Les agissements dénoncés seraient, selon elle, susceptibles « d’engendrer des conflits sociaux, de déstabiliser les Institutions de la République et de mettre gravement en péril l’unité nationale ».

Réunie à son siège du 286, avenue de la Libération, sous la présidence de Germain Ngoyo Moussavou, l’instance a donc décidé « la suspension immédiate des réseaux sociaux sur le territoire national gabonais jusqu’à nouvel ordre ».

Entre régulation et libertés numériques

Cette décision ouvre un débat sensible. Les réseaux sociaux sont devenus un vecteur majeur d’information, de communication institutionnelle, d’activité économique et d’expression citoyenne. Leur suspension affecte aussi bien les médias en ligne que les petites entreprises, les créateurs de contenus et les usagers ordinaires.

Au-delà de la dimension sécuritaire invoquée, la question centrale demeure : comment concilier lutte contre les dérives numériques et préservation des libertés publiques ? Le choix opéré par la HAC place désormais le Gabon au cœur d’une réflexion stratégique sur la régulation de l’espace numérique à l’ère des tensions informationnelles.

En attendant d’éventuelles précisions sur la durée et les modalités d’application de la mesure, le pays entre dans une phase inédite de restriction numérique, dont les répercussions politiques, sociales et économiques pourraient être significatives.

(Source : Gabon Times, 17 février 2026)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4485/5234 Régulation des télécoms
  • 347/5234 Télécentres/Cybercentres
  • 3463/5234 Economie numérique
  • 2360/5234 Politique nationale
  • 5234/5234 Fintech
  • 519/5234 Noms de domaine
  • 2212/5234 Produits et services
  • 1455/5234 Faits divers/Contentieux
  • 862/5234 Nouveau site web
  • 5045/5234 Infrastructures
  • 1682/5234 TIC pour l’éducation
  • 187/5234 Recherche
  • 242/5234 Projet
  • 3577/5234 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1836/5234 Sonatel/Orange
  • 1593/5234 Licences de télécommunications
  • 277/5234 Sudatel/Expresso
  • 997/5234 Régulation des médias
  • 1336/5234 Applications
  • 1053/5234 Mouvements sociaux
  • 1636/5234 Données personnelles
  • 127/5234 Big Data/Données ouvertes
  • 594/5234 Mouvement consumériste
  • 362/5234 Médias
  • 644/5234 Appels internationaux entrants
  • 1643/5234 Formation
  • 155/5234 Logiciel libre
  • 2446/5234 Politiques africaines
  • 1116/5234 Fiscalité
  • 166/5234 Art et culture
  • 579/5234 Genre
  • 1698/5234 Point de vue
  • 1094/5234 Commerce électronique
  • 1467/5234 Manifestation
  • 321/5234 Presse en ligne
  • 125/5234 Piratage
  • 204/5234 Téléservices
  • 930/5234 Biométrie/Identité numérique
  • 314/5234 Environnement/Santé
  • 337/5234 Législation/Réglementation
  • 477/5234 Gouvernance
  • 1784/5234 Portrait/Entretien
  • 144/5234 Radio
  • 791/5234 TIC pour la santé
  • 318/5234 Propriété intellectuelle
  • 58/5234 Langues/Localisation
  • 1057/5234 Médias/Réseaux sociaux
  • 1925/5234 Téléphonie
  • 192/5234 Désengagement de l’Etat
  • 1014/5234 Internet
  • 114/5234 Collectivités locales
  • 461/5234 Dédouanement électronique
  • 1259/5234 Usages et comportements
  • 1026/5234 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 552/5234 Audiovisuel
  • 3783/5234 Transformation digitale
  • 384/5234 Affaire Global Voice
  • 156/5234 Géomatique/Géolocalisation
  • 314/5234 Service universel
  • 662/5234 Sentel/Tigo
  • 175/5234 Vie politique
  • 1526/5234 Distinction/Nomination
  • 34/5234 Handicapés
  • 688/5234 Enseignement à distance
  • 687/5234 Contenus numériques
  • 586/5234 Gestion de l’ARTP
  • 178/5234 Radios communautaires
  • 1754/5234 Qualité de service
  • 433/5234 Privatisation/Libéralisation
  • 132/5234 SMSI
  • 465/5234 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2749/5234 Innovation/Entreprenariat
  • 1356/5234 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5234 Internet des objets
  • 170/5234 Free Sénégal
  • 712/5234 Intelligence artificielle
  • 197/5234 Editorial
  • 2/5234 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5234 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous