OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Année 2026 > Novembre 2026 > Gabon : la 5G lancée, mais la qualité de service demeure une préoccupation

Gabon : la 5G lancée, mais la qualité de service demeure une préoccupation

lundi 2 novembre 2026

Qualité de service

Plusieurs pays africains accélèrent le déploiement de la 5G, considérée comme un levier pour accompagner la transformation numérique et soutenir le développement de nouveaux usages.

Le Gabon a procédé, le 26 octobre, au lancement officiel des réseaux de cinquième génération de téléphonie mobile (5G). Si cette technologie promet des connexions plus rapides et une meilleure capacité des réseaux, les problèmes persistants de qualité de service auxquels le pays est confronté soulèvent des interrogations sur les retombées concrètes de cette évolution pour les consommateurs.

La cérémonie s’est déroulée à Libreville, à l’occasion de la première édition de la « Gabon Digital Week ». Les premières zones couvertes comprennent Libreville, Akanda, Owendo et Port-Gentil pour Moov Africa Gabon Telecom. Airtel Gabon annonce pour sa part une disponibilité du réseau dans ces quatre localités ainsi qu’à Ntoum.

Les opérateurs attendus sur l’amélioration de leurs services

Lors du lancement de la 5G, le président du Conseil de régulation de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), Célestin Kadjidja, a rappelé que l’introduction de cette technologie devait s’accompagner d’engagements concrets envers les populations. Il a notamment insisté sur le respect de la réglementation, l’amélioration de la qualité des services et la nécessité de proposer des tarifs adaptés aux réalités du marché gabonais.

Ces exigences interviennent dans un contexte marqué par des plaintes récurrentes des abonnés. En août 2024, Annie Gisèle Nyangui Moukagni, vice-présidente de l’Association des consommateurs abusés des produits financiers (ACAPF), avait dénoncé la cherté des services télécoms, les interruptions de connexion et les difficultés à joindre les services clients des opérateurs. Plus récemment, en août 2026, des habitants de Mbigou, dans la province de la Ngounié, ont également dénoncé des difficultés persistantes sur le réseau de Moov Africa Gabon Telecom, concernant aussi bien les appels que l’accès à Internet.

Face à ces préoccupations, l’ARCEP a renforcé ses mécanismes d’écoute et de suivi des réclamations. Le 20 août 2026, l’autorité a réuni les opérateurs et les associations de consommateurs dans le cadre d’un comité d’échanges destiné à mieux identifier les difficultés rencontrées par les usagers et à formuler des recommandations pour améliorer les services. Elle a également annoncé la réactivation du numéro court 1331, destiné à informer et orienter les consommateurs, et présenté l’application DQoS Gabon, qui permet de signaler les incidents et les problèmes de qualité rencontrés sur les réseaux.

Des infrastructures à renforcer pour améliorer la qualité des réseaux

Les problèmes de qualité de service sont aussi liés aux limites des infrastructures qui soutiennent les réseaux télécoms. En décembre 2025, lors d’échanges avec Airtel Gabon et Moov Africa Gabon Telecom sur le déploiement de la 5G, les opérateurs avaient relevé l’insuffisance des infrastructures de transport en fibre optique dans certaines provinces, dont la Nyanga et l’Ogooué-Ivindo, ainsi que les limites de capacité et de redondance des réseaux existants. Ces insuffisances peuvent affecter l’acheminement du trafic et la continuité des connexions, alors que la 5G nécessite des capacités de transport plus importantes pour soutenir les débits attendus.

La vulnérabilité de ces infrastructures s’est illustrée en août 2026, lorsqu’une coupure de fibre optique sur le backbone national a perturbé les services voix et Internet d’Airtel dans plusieurs localités de quatre provinces. Le vandalisme et le vol de câbles constituent une autre menace. Le 25 août 2026, le gouvernement gabonais a dénoncé la recrudescence des vols et des actes de sabotage visant les câbles en cuivre, dont la disparition perturbe le fonctionnement des réseaux de télécommunications et d’Internet.

La disponibilité de l’électricité constitue une autre contrainte. Les équipements radio, les stations de transmission et les installations techniques des opérateurs ont besoin d’une alimentation continue. Or, les délestages peuvent provoquer des interruptions de service lorsque les dispositifs de secours ne prennent pas suffisamment le relais. En mai 2025, à la suite des perturbations enregistrées sur le réseau de Moov Africa Gabon Telecom, l’opérateur avait évoqué le contexte de délestages électriques et leur incidence sur ses installations. L’ARCEP avait ensuite rappelé ses obligations en matière de qualité de service et de continuité des communications.

La connectivité internationale représente enfin un autre facteur de dépendance. Fin mai 2026, une panne sur le segment terrestre Libreville-Sao Tomé, associé au système de câble sous-marin ACE (Africa Coast to Europe), a entraîné une dégradation de la connexion Internet au Gabon. Le pays disposait alors de quatre systèmes de câbles sous-marins, dont trois opérationnels, selon les informations communiquées lors de l’intervention technique. Pour renforcer davantage la résilience de ses communications internationales, le Gabon mise sur le câble Medusa Africa, dont l’atterrissement est prévu à Port-Gentil en 2028.

Isaac K. Kassouwi

(Source : Agence Ecofins, 2 novembre 2026)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4601/5323 Régulation des télécoms
  • 348/5323 Télécentres/Cybercentres
  • 3496/5323 Economie numérique
  • 1859/5323 Politique nationale
  • 5323/5323 Fintech
  • 543/5323 Noms de domaine
  • 1991/5323 Produits et services
  • 1584/5323 Faits divers/Contentieux
  • 808/5323 Nouveau site web
  • 5178/5323 Infrastructures
  • 1812/5323 TIC pour l’éducation
  • 212/5323 Recherche
  • 248/5323 Projet
  • 3708/5323 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2046/5323 Sonatel/Orange
  • 1636/5323 Licences de télécommunications
  • 283/5323 Sudatel/Expresso
  • 1033/5323 Régulation des médias
  • 1316/5323 Applications
  • 1094/5323 Mouvements sociaux
  • 1760/5323 Données personnelles
  • 149/5323 Big Data/Données ouvertes
  • 630/5323 Mouvement consumériste
  • 374/5323 Médias
  • 649/5323 Appels internationaux entrants
  • 1680/5323 Formation
  • 97/5323 Logiciel libre
  • 2136/5323 Politiques africaines
  • 1035/5323 Fiscalité
  • 186/5323 Art et culture
  • 602/5323 Genre
  • 2154/5323 Point de vue
  • 1116/5323 Commerce électronique
  • 1566/5323 Manifestation
  • 327/5323 Presse en ligne
  • 128/5323 Piratage
  • 220/5323 Téléservices
  • 1006/5323 Biométrie/Identité numérique
  • 323/5323 Environnement/Santé
  • 378/5323 Législation/Réglementation
  • 365/5323 Gouvernance
  • 1844/5323 Portrait/Entretien
  • 152/5323 Radio
  • 778/5323 TIC pour la santé
  • 325/5323 Propriété intellectuelle
  • 59/5323 Langues/Localisation
  • 1123/5323 Médias/Réseaux sociaux
  • 2061/5323 Téléphonie
  • 200/5323 Désengagement de l’Etat
  • 1067/5323 Internet
  • 119/5323 Collectivités locales
  • 434/5323 Dédouanement électronique
  • 1220/5323 Usages et comportements
  • 1077/5323 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 570/5323 Audiovisuel
  • 3405/5323 Transformation digitale
  • 386/5323 Affaire Global Voice
  • 180/5323 Géomatique/Géolocalisation
  • 398/5323 Service universel
  • 674/5323 Sentel/Tigo
  • 182/5323 Vie politique
  • 1733/5323 Distinction/Nomination
  • 35/5323 Handicapés
  • 724/5323 Enseignement à distance
  • 736/5323 Contenus numériques
  • 594/5323 Gestion de l’ARTP
  • 188/5323 Radios communautaires
  • 1855/5323 Qualité de service
  • 457/5323 Privatisation/Libéralisation
  • 135/5323 SMSI
  • 496/5323 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2820/5323 Innovation/Entreprenariat
  • 1445/5323 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5323 Internet des objets
  • 179/5323 Free Sénégal
  • 801/5323 Intelligence artificielle
  • 199/5323 Editorial
  • 15/5323 Gaming/Jeux vidéos
  • 47/5323 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous