OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2025 > Août 2025 > Fiscalité numérique au Sénégal : le gouvernement cible les jeux en ligne, la (…)

Fiscalité numérique au Sénégal : le gouvernement cible les jeux en ligne, la publicité digitale et les influenceurs pour générer 2 111 milliards FCFA d’ici 2028

vendredi 1er août 2025

Fiscalité

Le Sénégal opère un virage stratégique dans sa politique budgétaire en misant sur le numérique comme levier majeur de mobilisation des ressources domestiques. Dans un contexte de réformes économiques profondes, le gouvernement, par la voix du Premier ministre Ousmane Sonko, a annoncé un objectif ambitieux : engranger plus de 2 111 milliards de FCFA entre 2025 et 2028, en grande partie grâce à l’élargissement de l’assiette fiscale aux nouvelles pratiques issues de l’économie numérique.

Parmi les cibles identifiées, les jeux de hasard et paris en ligne occupent une place centrale. Dopés par la généralisation du mobile money et l’essor des plateformes accessibles depuis un simple smartphone, ces services connaissent une croissance exponentielle, souvent hors de tout encadrement fiscal et réglementaire. Les autorités entendent désormais les intégrer pleinement dans le circuit formel afin d’en tirer un rendement fiscal proportionnel à leur impact économique et social.

Autre gisement visé : le Mobile Money, dont les transactions marchandes devraient à elles seules rapporter 130 milliards de FCFA de recettes fiscales sur la période. Le gouvernement prévoit de taxer plus systématiquement les flux financiers transitant par les opérateurs télécoms et les fintechs locales, dans un souci d’équité fiscale vis-à-vis des acteurs bancaires traditionnels.

La publicité numérique, quant à elle, fait également partie des priorités. L’État souhaite désormais capter une part des revenus générés par les campagnes publicitaires diffusées sur les grandes plateformes étrangères comme Google, Meta ou TikTok, lesquelles enregistrent des audiences massives au Sénégal sans y disposer de représentation fiscale directe. Un défi de taille dans un environnement global marqué par l’évasion fiscale des géants du numérique, que plusieurs pays africains tentent aujourd’hui de réguler.

La réforme vise aussi les revenus issus des services de VOD (Netflix, YouTube Premium, etc.) ainsi que ceux générés par les influenceurs digitaux, jusque-là largement hors du champ d’imposition. Ces nouveaux métiers, à la croisée du divertissement, du marketing et du commerce, brassent pourtant des montants considérables en contrats de sponsoring, placements de produits ou abonnements en ligne. Leur intégration dans le périmètre fiscal est donc perçue comme un impératif de justice contributive.

À travers cette stratégie, l’État sénégalais cherche à élargir la base fiscale sans accroître la pression sur les secteurs classiques, tout en s’alignant sur les standards internationaux en matière d’économie numérique.

Mais plusieurs questions subsistent : comment faire contribuer des entreprises opérant sans présence locale ? Quels garde-fous pour protéger le pouvoir d’achat numérique, notamment dans les couches les plus jeunes et les plus connectées ? Et surtout, quels mécanismes de transparence et de redistribution seront mis en place pour assurer que ces nouvelles recettes soutiennent effectivement les priorités sociales et économiques du pays ?

Si la démarche séduit par sa logique modernisatrice, sa mise en œuvre devra composer avec les exigences de souveraineté numérique, de compétitivité économique et de justice sociale.

À l’heure où le continent africain s’interroge sur la régulation de son espace numérique, le Sénégal entend ainsi affirmer sa volonté de bâtir un modèle fiscal innovant, adapté aux réalités d’un monde de plus en plus digitalisé.

(Source : Social Net Link, 1er août 2025)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2962/3320 Régulation des télécoms
  • 272/3320 Télécentres/Cybercentres
  • 2278/3320 Economie numérique
  • 1195/3320 Politique nationale
  • 3249/3320 Fintech
  • 393/3320 Noms de domaine
  • 1305/3320 Produits et services
  • 1080/3320 Faits divers/Contentieux
  • 559/3320 Nouveau site web
  • 3320/3320 Infrastructures
  • 1227/3320 TIC pour l’éducation
  • 132/3320 Recherche
  • 193/3320 Projet
  • 2329/3320 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1357/3320 Sonatel/Orange
  • 1147/3320 Licences de télécommunications
  • 196/3320 Sudatel/Expresso
  • 718/3320 Régulation des médias
  • 904/3320 Applications
  • 772/3320 Mouvements sociaux
  • 1101/3320 Données personnelles
  • 105/3320 Big Data/Données ouvertes
  • 384/3320 Mouvement consumériste
  • 250/3320 Médias
  • 498/3320 Appels internationaux entrants
  • 1126/3320 Formation
  • 67/3320 Logiciel libre
  • 1382/3320 Politiques africaines
  • 640/3320 Fiscalité
  • 127/3320 Art et culture
  • 413/3320 Genre
  • 1493/3320 Point de vue
  • 706/3320 Commerce électronique
  • 1061/3320 Manifestation
  • 216/3320 Presse en ligne
  • 96/3320 Piratage
  • 175/3320 Téléservices
  • 693/3320 Biométrie/Identité numérique
  • 257/3320 Environnement/Santé
  • 251/3320 Législation/Réglementation
  • 279/3320 Gouvernance
  • 1170/3320 Portrait/Entretien
  • 111/3320 Radio
  • 483/3320 TIC pour la santé
  • 210/3320 Propriété intellectuelle
  • 42/3320 Langues/Localisation
  • 778/3320 Médias/Réseaux sociaux
  • 1332/3320 Téléphonie
  • 151/3320 Désengagement de l’Etat
  • 699/3320 Internet
  • 82/3320 Collectivités locales
  • 300/3320 Dédouanement électronique
  • 806/3320 Usages et comportements
  • 695/3320 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 418/3320 Audiovisuel
  • 2175/3320 Transformation digitale
  • 255/3320 Affaire Global Voice
  • 132/3320 Géomatique/Géolocalisation
  • 227/3320 Service universel
  • 494/3320 Sentel/Tigo
  • 141/3320 Vie politique
  • 1081/3320 Distinction/Nomination
  • 26/3320 Handicapés
  • 477/3320 Enseignement à distance
  • 484/3320 Contenus numériques
  • 455/3320 Gestion de l’ARTP
  • 138/3320 Radios communautaires
  • 1251/3320 Qualité de service
  • 312/3320 Privatisation/Libéralisation
  • 103/3320 SMSI
  • 359/3320 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1803/3320 Innovation/Entreprenariat
  • 857/3320 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 33/3320 Internet des objets
  • 115/3320 Free Sénégal
  • 520/3320 Intelligence artificielle
  • 169/3320 Editorial
  • 8/3320 Gaming/Jeux vidéos
  • 18/3320 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous