FirstBank RDC lance FirstMonie, son appli bancaire numérique
jeudi 5 février 2026
Dans un contexte de modernisation des banques africaines, FirstBank RDC mise sa nouvelle application pour porter le numérique à 30 % de ses revenus, face à la concurrence croissante des services financiers digitaux.
FirstMonie, une application inscrite dans sa stratégie numérique issue de son plan 2024 pour renforcer la banque digitale. Elle facilite l’ouverture rapide de comptes et les paiements, dans un contexte de forte concurrence des services financiers numériques.
FirstBank RDC, filiale du groupe First Bank of Nigeria (FBN Holdings), poursuit sa stratégie de développement dans le numérique avec le lancement, le 28 janvier 2026, d’une nouvelle application baptisée FirstMonie.
L’initiative s’inscrit dans le plan présenté dans son rapport annuel de l’exercice 2024, qui prévoit de développer et d’approfondir les offres de la banque de détail et de la banque numérique, afin de porter la part des revenus générés par les produits numériques à 30 % du chiffre d’affaires total, qui a atteint 331,3 milliards de francs congolais (environ 120 millions de dollars) en 2024.
La banque met en avant comme principale innovation la possibilité d’ouvrir un compte bancaire auprès de FirstBank RDC sans se rendre en agence, dans un délai annoncé de moins de cinq minutes. Cette fonctionnalité vise à simplifier l’accès aux services bancaires et à accélérer l’acquisition de nouveaux clients, dans un contexte marqué par une forte concurrence des services financiers digitaux.
Outre l’ouverture de compte à distance, les annonces indiquent que FirstMonie permet d’envoyer de l’argent vers d’autres portefeuilles électroniques, notamment M-Pesa, Orange Money et Airtel Money, ainsi que vers l’écosystème FirstBank, incluant les comptes bancaires et les « wallets » FirstMonie.
Selon des médias locaux présents à la cérémonie de lancement, Jérémie Lukusa, directeur E-Business de FirstBank RDC, a indiqué que FirstMonie offre également la possibilité de payer des factures, de régler des abonnements, d’acheter des unités téléphoniques et d’accéder à divers autres services financiers innovants à moindre coût, sans que les frais appliqués ne soient détaillés.
Un enjeu de réseau d’agents
Pour l’approvisionnement du portefeuille, l’utilisateur doit, soit passer par un agent FirstMonie, soit effectuer un transfert à partir d’un compte FirstBank, soit se rendre directement dans une agence FirstBank. L’efficacité de FirstMonie dépendra donc du nombre d’agents déployés sur l’ensemble du territoire. FirstBank RDC ambitionne d’en compter 100 000 d’ici 2029.
Lors de la même cérémonie, le président du conseil d’administration de FirstBank RDC, Kandolo Kasongo, a précisé que l’application continuera d’évoluer avec l’intégration progressive de nouvelles fonctionnalités. « C’est une innovation remarquable et unique sur le marché. L’application a été brillamment testée et elle est très facile à utiliser. Elle continuera d’évoluer : d’ici un an, vous ne la reconnaîtrez plus », a-t-il affirmé, selon les médias locaux.
Dans des pays voisins comme l’Ouganda, les portefeuilles mobiles sont déjà utilisés pour des services élargis, notamment le paiement de taxes au gouvernement. Cette référence illustre le potentiel de ces solutions numériques à devenir des outils centraux des écosystèmes financiers nationaux, au-delà des simples opérations de transfert d’argent.
Timothée Manoke
(Source : Agence Ecofin, 5 février 2026)
OSIRIS