FinTech, super app et fibre : Orange accélère sa diversification en Afrique
mardi 14 juillet 2026
Face à la maturité progressive du marché des télécommunications, Orange renforce ses relais de croissance en Afrique grâce aux services financiers, aux plateformes numériques et aux infrastructures. Les résultats d’Orange Moyen‑Orient et Afrique témoignent de cette évolution.
Orange Moyen‑Orient et Afrique (OMEA) poursuit sa transformation en fournisseur de services numériques intégrés. Dans son rapport de responsabilité sociétale « Grandir ensemble », dévoilé le 10 juillet à Casablanca, la filiale régionale du groupe met en avant la progression de ses activités au‑delà des télécommunications traditionnelles, portée par Orange Money, la super‑application Max it et le déploiement des infrastructures numériques.
Le mobile money et les super‑apps tirent la croissance
Présent dans 17 pays d’Afrique et du Moyen‑Orient, Orange revendique 179 millions de clients et un chiffre d’affaires régional de 8,4 milliards d’euros en 2025, en hausse de 12,2 % sur un an. La région est désormais l’un des principaux moteurs de croissance du groupe.
Cette dynamique est largement alimentée par la montée en puissance des services numériques. Orange Money compte désormais 47 millions d’utilisateurs actifs, confirmant son rôle dans l’inclusion financière sur des marchés où les services bancaires restent insuffisamment accessibles. L’opérateur poursuit également le développement de Max it, sa super‑application qui regroupe services télécoms, paiements, contenus numériques et services du quotidien. Celle‑ci revendique désormais 23 millions d’utilisateurs actifs, illustrant la stratégie d’Orange consistant à renforcer la fidélisation de ses clients à travers un écosystème de services intégrés.
Les infrastructures restent un levier stratégique
Cette diversification s’appuie sur un renforcement continu des infrastructures. Orange indique que 6,2 millions de foyers sont désormais éligibles à la fibre optique dans la région, tandis que ses investissements se poursuivent dans les réseaux mobiles afin d’accompagner la croissance des usages numériques.
Le groupe met également en avant les efforts engagés pour réduire l’empreinte environnementale de ses activités. OMEA compte désormais 15 000 sites mobiles alimentés par l’énergie solaire. Au Liberia, où le taux d’accès à l’électricité demeure particulièrement faible, 87 % des infrastructures de l’opérateur fonctionnent grâce au solaire, réduisant de 25 % les émissions locales de carbone en un an. À l’échelle régionale, Orange indique avoir diminué de 49,3 % ses émissions directes et indirectes (scopes 1 et 2) par rapport à 2015.
Vers un modèle de « techco »
Au‑delà de ses performances financières, ces indicateurs illustrent l’évolution du modèle économique d’Orange en Afrique. Face à la maturité progressive des services télécoms traditionnels, l’opérateur mise sur les services financiers, les plateformes numériques, le cloud, la cybersécurité et l’intelligence artificielle pour créer de nouveaux relais de croissance. Cette stratégie, présentée à Casablanca dans le cadre de la feuille de route « Trust the Future », vise à faire de l’Afrique et du Moyen‑Orient un pilier de l’expansion du groupe au cours des prochaines années.
Samira Njoya
(Source : WeAreTechAfrica, 14 juillet 2026)
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