OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Année 2026 > Mars 2026 > Fibre optique : le Sénégal accélère sur la mutualisation des infrastructures

Fibre optique : le Sénégal accélère sur la mutualisation des infrastructures

mardi 24 mars 2026

Infrastructures

Le déploiement des réseaux à haut débit en Afrique s’accélère dans un contexte de transformation numérique rapide. Le partage d’infrastructures est privilégié pour accélérer le déploiement et réduire la fracture numérique.

Le Sénégal souhaite renforcer le déploiement de la fibre optique (FTTX) sur son territoire. Les autorités entendent définir un cadre opérationnel et réglementaire favorable à l’extension des réseaux à très haut débit, notamment à travers la promotion de la mutualisation et du partage des infrastructures.

L’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP) a lancé, à cet effet, une consultation publique le lundi 23 mars. Les acteurs du secteur ont jusqu’au 14 avril pour transmettre leurs contributions au régulateur.

Cette démarche vise à recueillir les avis des acteurs du secteur des communications électroniques sur les enjeux techniques, économiques, juridiques et opérationnels liés au déploiement et à la mutualisation de ces réseaux. Les retours attendus devraient éclairer les travaux de l’Autorité et soutenir la mise en place d’un environnement propice au développement du très haut débit.

Plus précisément, la consultation permettra à l’ARTP de mieux cerner les paramètres clés du marché FTTX, qu’il s’agisse des caractéristiques techniques des réseaux, des règles de déploiement, des modalités de partage et des offres de gros. Elle vise aussi à affiner la compréhension du marché, en termes de besoins, de taille, de typologie des zones et de technologies alternatives. Enfin, la consultation permettra d’évaluer l’état des infrastructures existantes, les perspectives de déploiement et les évolutions réglementaires attendues, y compris dans des secteurs connexes comme l’urbanisme et les travaux publics.

Mutualisation  : un levier pour optimiser les investissements

Cette initiative intervient dans un contexte marqué par une demande croissante en connectivité à haut débit, portée par l’évolution des usages numériques. Entreprises comme particuliers recherchent désormais une connexion fiable pour des besoins variés  : maison connectée, télétravail, e-learning, streaming, Internet des objets, digitalisation, intelligence artificielle ou cloud. Dans ce contexte, la fibre optique s’impose comme une infrastructure clé pour soutenir ces nouveaux usages.

L’ARTP souligne que le développement rapide du FTTX «  accompagne les ambitions nationales de transformation numérique portées par la politique nationale, le New Deal technologique, qui place la connectivité universelle, la souveraineté numérique et le développement de l’économie digitale au cœur de la stratégie à l’horizon 2034  ».

Cependant, le régulateur relève que la multiplication des déploiements parallèles, l’hétérogénéité des architectures techniques et l’absence de cadre structuré de co-investissement posent des défis en matière d’efficience économique, de concurrence et de soutenabilité.

Dans ce contexte, la mutualisation des réseaux FTTX apparaît, selon l’ARTP, comme un levier central pour optimiser les investissements, limiter la duplication des infrastructures, garantir un accès équitable aux ressources essentielles et favoriser un développement plus durable du très haut débit.

Partage d’infrastructures  : les règles du jeu

Cette solution est d’ailleurs prévue par la stratégie nationale de transformation numérique pour soutenir le développement et la généralisation de la connectivité. Avant cela, l’ARTP avait déjà lancé en juillet 2025 deux projets pilotes sur le partage d’infrastructures télécoms. L’un de ces projets portait sur le dégroupage et la mutualisation de la fibre optique, avec pour objectif d’accélérer la couverture du territoire, en particulier dans les zones moins rentables économiquement pour les opérateurs.

En décembre 2023, le Collège de l’ARTP a adopté une décision encadrant le partage des infrastructures télécoms. Celle-ci ouvre la possibilité aux opérateurs de proposer des offres de co-investissement pour le déploiement de nouveaux réseaux à très haute capacité en fibre optique destinés à desservir les utilisateurs finaux.

Le partage concerne les infrastructures passives, actives ou alternatives, comme les artères de génie civil aériennes et souterraines (fourreaux, conduites, galeries, adductions, cheminements en façade, poteaux et cheminements aériens), la fibre optique non activée ou fibre noire, les locaux, armoires et chambres techniques.

L’ARTP, de son côté, s’assure que l’offre de co-investissement favorise le développement d’une concurrence effective, loyale et durable, est équitable, raisonnable, transparente et non discriminatoire, permettant à tout opérateur de participer de manière effective, garantit un accès effectif et efficace au réseau pour les opérateurs qui ne participent pas au co-investissement, dans des conditions transparentes et non discriminatoires.

Réduction des coûts et amélioration de l’accès à la fibre

L’ARTP estime que si les opérateurs mutualisent leurs infrastructures, leurs investissements (CAPEX) baisseront, ce qui entraînera une réduction des charges d’exploitation et, par ricochet, une diminution des tarifs des services fournis aux utilisateurs finaux. L’UIT et la GSMA confirment que le partage d’infrastructures peut conduire à une baisse des prix.

Au Sénégal, le coût de 5 GB d’Internet fixe représentait 15,1 % du revenu mensuel par habitant, contre un seuil d’abordabilité fixé à 2 % par l’UIT. À titre comparatif, ce ratio est de 15,1 % en Afrique et 2,53 % dans le monde.

La mutualisation des infrastructures est également associée à une meilleure adoption des services. Selon l’ARTP, le Sénégal comptait environ 600 000 lignes raccordées à la fibre optique à fin 2025. Cela représente déjà environ 29,2 % des 2,06 millions de ménages du pays, sans prendre en compte les entreprises.

Isaac K. Kassouwi

(Source : Agence Ecofin, 24 mars 2026)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 6786/7697 Régulation des télécoms
  • 525/7697 Télécentres/Cybercentres
  • 5186/7697 Economie numérique
  • 2706/7697 Politique nationale
  • 7592/7697 Fintech
  • 807/7697 Noms de domaine
  • 2920/7697 Produits et services
  • 2301/7697 Faits divers/Contentieux
  • 1151/7697 Nouveau site web
  • 7697/7697 Infrastructures
  • 2725/7697 TIC pour l’éducation
  • 291/7697 Recherche
  • 411/7697 Projet
  • 5214/7697 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2801/7697 Sonatel/Orange
  • 2442/7697 Licences de télécommunications
  • 427/7697 Sudatel/Expresso
  • 1550/7697 Régulation des médias
  • 1951/7697 Applications
  • 1628/7697 Mouvements sociaux
  • 2511/7697 Données personnelles
  • 215/7697 Big Data/Données ouvertes
  • 934/7697 Mouvement consumériste
  • 544/7697 Médias
  • 981/7697 Appels internationaux entrants
  • 2492/7697 Formation
  • 142/7697 Logiciel libre
  • 3218/7697 Politiques africaines
  • 1542/7697 Fiscalité
  • 257/7697 Art et culture
  • 892/7697 Genre
  • 2822/7697 Point de vue
  • 1680/7697 Commerce électronique
  • 2249/7697 Manifestation
  • 484/7697 Presse en ligne
  • 190/7697 Piratage
  • 314/7697 Téléservices
  • 1486/7697 Biométrie/Identité numérique
  • 471/7697 Environnement/Santé
  • 556/7697 Législation/Réglementation
  • 549/7697 Gouvernance
  • 2715/7697 Portrait/Entretien
  • 230/7697 Radio
  • 1167/7697 TIC pour la santé
  • 429/7697 Propriété intellectuelle
  • 87/7697 Langues/Localisation
  • 1659/7697 Médias/Réseaux sociaux
  • 3034/7697 Téléphonie
  • 293/7697 Désengagement de l’Etat
  • 1558/7697 Internet
  • 175/7697 Collectivités locales
  • 641/7697 Dédouanement électronique
  • 1804/7697 Usages et comportements
  • 1572/7697 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 834/7697 Audiovisuel
  • 4965/7697 Transformation digitale
  • 578/7697 Affaire Global Voice
  • 260/7697 Géomatique/Géolocalisation
  • 489/7697 Service universel
  • 1003/7697 Sentel/Tigo
  • 272/7697 Vie politique
  • 2448/7697 Distinction/Nomination
  • 51/7697 Handicapés
  • 1067/7697 Enseignement à distance
  • 1085/7697 Contenus numériques
  • 880/7697 Gestion de l’ARTP
  • 267/7697 Radios communautaires
  • 2811/7697 Qualité de service
  • 695/7697 Privatisation/Libéralisation
  • 198/7697 SMSI
  • 735/7697 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 4134/7697 Innovation/Entreprenariat
  • 2089/7697 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 70/7697 Internet des objets
  • 255/7697 Free Sénégal
  • 1157/7697 Intelligence artificielle
  • 296/7697 Editorial
  • 17/7697 Gaming/Jeux vidéos
  • 36/7697 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous