Fibre optique : la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Nigéria et le Sénégal en tête d’une région en pleine mutation
lundi 17 août 2026
Le marché du haut débit en Afrique de l’Ouest connaît un renouveau grâce à l’extension de la couverture fibre et à son adoption croissante », Selon le rapport « Le chemin inégal vers la connectivité à haut débit en Afrique de l’Ouest » publié par Ookla™ en 2026.
L’étude souligne que « si la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Nigéria et le Sénégal ont été les pionniers de l’adoption de la fibre, le Togo émerge comme un marché à forte croissance » grâce à des politiques volontaristes, malgré une « diversité des stratégies réglementaires et d’infrastructures » engendrant des « performances inégales dans la région ».
Au cœur de cette dynamique, « le Sénégal est le marché de la fibre optique fixe le plus mature d’Afrique de l’Ouest francophone, avec une couverture FTTP estimée entre 35 % et 40 % des logements du pays ». Porté par « la refonte du réseau fibre résidentiel opérée par Sonatel en février 2026 », le pays a vu « le débit descendant médian augmenter de 78 % pour atteindre 38,55 Mbit/s à la mi-2026 », tandis que « la Côte d’Ivoire enregistre la croissance la plus rapide », atteignant « près de 61 Mbit/s au premier semestre 2026 ».
De son côté, « le Nigéria affiche la progression la plus constante » avec une vitesse médiane de téléchargement « multipliée par 2,55, passant de 13,50 Mbit/s en 2023 à 34,47 Mbit/s au premier semestre 2026 ».
Parallèlement, le rapport note qu’au « Ghana, on comptait 261 938 abonnés à la fibre au quatrième trimestre 2025 », marquant une progression notable bien que « les abonnés à la fibre représentent moins de 0,8 % de la population », tandis qu’au Togo, « les fournisseurs d’accès internet togolais proposaient certains des forfaits inférieurs à 25 Mbit/s les moins chers d’Afrique de l’Ouest ».
Malgré ces avancées, les opérateurs ouest-africains doivent surmonter des obstacles majeurs tels que « les coûts de déploiement, les risques de sécurité et la concurrence des satellites ».
L’étude rappelle qu’« en 2024, le Nigéria a enregistré plus de 50 000 coupures de fibre optique », ce qui pousse les acteurs à adapter leurs méthodes. Pour l’avenir, « la rentabilité à long terme dépend de la capacité des opérateurs à concilier la construction de réseaux urbains à haute densité avec des modèles tarifaires innovants et moins coûteux ».
(Source : Pressafrik, 17 août 2026)
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