OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Ressources > Points de vue > 2026 > Et si le Sénégal se dotait d’une armée numérique ?

Et si le Sénégal se dotait d’une armée numérique ?

vendredi 15 mai 2026

Point de vue

Récemment, le Trésor public du Sénégal a été victime d’une cyberattaque. Auparavant, la Direction générale des impôts et des domaines (Dgid) et la Direction de l’automatisation du fichier (Daf) ont été visées. Une pratique récurrente qui rappelle la fragilité de notre patrimoine numérique et remet au goût du jour les risques qui vont avec. Environ 70 Go de données qualifiées de sensibles seraient détournées lors de cette cyberattaque. Mais la Direction générale de la comptabilité publique et du trésor (Dgcpt) a soutenu que des mesures sont prises en charge conformément à son plan de continuité de ses activités. Dans tous les cas, ce sont des faits qui interrogent à l’heure où on parle de New Deal technologique.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le Sénégal n’échappe pas à la montée inquiétante des cyberattaques. Selon un rapport de Kaspersky sécurité network (Ksn) publié au mois de janvier dernier, au Sénégal, plus de 10 millions de cybermenaces ont été détectées et bloquées en 2024. À l’échelle mondiale, Ksn dénombre 4,9 milliards d’attaques bloquées. Ces attaques cybercriminelles ont souvent pour finalité le paiement d’une rançon ou l’acquisition d’informations stratégiques qu’on utilise souvent contre les victimes. Tout comme les États, les entreprises et les particuliers sont les cibles des cyberattaques. Dans la plupart des cas, les auteurs, très souvent anonymes, demandent des rançons. Toutefois, il y a tout un débat autour de son paiement. Certains estiment que payer une rançon à un cybercriminel encourage cette activité malveillante et vulnérabilise les victimes.

Ces derniers peuvent se laisser entraîner dans un cycle infernal où ils doivent toujours payer davantage. D’après une enquête menée en 2024 par le cabinet Comparitech sur les cyberattaques, 1 204 attaques confirmées ont engendré le piratage de plus de 195 millions de fichiers de données, ainsi que le paiement de 133,5 millions de dollars de rançon. Le rapport de Comparitech nous apprend également que la demande de rançon moyenne s’élève à plus de 3,5 millions de dollars, mais que la moyenne des rançons payées atteint 9,5 millions de dollars (environ 9,2 millions d’euros). Ces cyberattaques se font entre États dans le cas de ce qu’on appelle la guerre hybride. Et c’est l’Estonie qui en a été la plus victime.

Toutefois, le pays baltique a transformé cette crise en opportunité. En avril 2007, des attaques par déni de service (DDoS) ont paralysé plus de 150.000 sites gouvernementaux, bancaires et médiatiques.

La durée moyenne d’indisponibilité a atteint 72 heures, générant des pertes estimées à 12 millions d’euros pour les services publics. L’incident a exposé la dépendance du pays à des infrastructures informatiques centralisées. En réponse, le gouvernement a lancé un programme de renforcement des capacités cyber, incluant la création d’une équipe d’intervention rapide et la mise en place d’une législation sur la cybersécurité. En 2008, l’Estonie a créé le Centre de coopération informatique (Cci), premier organe dédié à la diplomatie cyber. L’Estonie a également présidé le groupe de travail de l’Otan sur la cybersécurité en 2018, contribuant à la rédaction du «  Cyber Defence Capability Framework  ». Le pays est devenu un modèle achevé de la lutte contre les cyberattaques au point d’inspirer les grandes nations.

Aly Diouf

(Source : Le Soleil, 15 mai 2026)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4661/5384 Régulation des télécoms
  • 359/5384 Télécentres/Cybercentres
  • 3572/5384 Economie numérique
  • 1895/5384 Politique nationale
  • 5168/5384 Fintech
  • 525/5384 Noms de domaine
  • 2302/5384 Produits et services
  • 1538/5384 Faits divers/Contentieux
  • 775/5384 Nouveau site web
  • 5384/5384 Infrastructures
  • 1882/5384 TIC pour l’éducation
  • 190/5384 Recherche
  • 243/5384 Projet
  • 3798/5384 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1933/5384 Sonatel/Orange
  • 1641/5384 Licences de télécommunications
  • 287/5384 Sudatel/Expresso
  • 1098/5384 Régulation des médias
  • 1351/5384 Applications
  • 1145/5384 Mouvements sociaux
  • 1812/5384 Données personnelles
  • 144/5384 Big Data/Données ouvertes
  • 615/5384 Mouvement consumériste
  • 363/5384 Médias
  • 656/5384 Appels internationaux entrants
  • 1742/5384 Formation
  • 96/5384 Logiciel libre
  • 2273/5384 Politiques africaines
  • 1034/5384 Fiscalité
  • 169/5384 Art et culture
  • 598/5384 Genre
  • 2072/5384 Point de vue
  • 1099/5384 Commerce électronique
  • 1554/5384 Manifestation
  • 327/5384 Presse en ligne
  • 126/5384 Piratage
  • 222/5384 Téléservices
  • 1031/5384 Biométrie/Identité numérique
  • 319/5384 Environnement/Santé
  • 376/5384 Législation/Réglementation
  • 375/5384 Gouvernance
  • 1911/5384 Portrait/Entretien
  • 148/5384 Radio
  • 809/5384 TIC pour la santé
  • 297/5384 Propriété intellectuelle
  • 58/5384 Langues/Localisation
  • 1134/5384 Médias/Réseaux sociaux
  • 2077/5384 Téléphonie
  • 193/5384 Désengagement de l’Etat
  • 1175/5384 Internet
  • 117/5384 Collectivités locales
  • 446/5384 Dédouanement électronique
  • 1276/5384 Usages et comportements
  • 1053/5384 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 576/5384 Audiovisuel
  • 3605/5384 Transformation digitale
  • 384/5384 Affaire Global Voice
  • 214/5384 Géomatique/Géolocalisation
  • 348/5384 Service universel
  • 669/5384 Sentel/Tigo
  • 179/5384 Vie politique
  • 1649/5384 Distinction/Nomination
  • 34/5384 Handicapés
  • 722/5384 Enseignement à distance
  • 741/5384 Contenus numériques
  • 585/5384 Gestion de l’ARTP
  • 179/5384 Radios communautaires
  • 1939/5384 Qualité de service
  • 479/5384 Privatisation/Libéralisation
  • 132/5384 SMSI
  • 493/5384 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2802/5384 Innovation/Entreprenariat
  • 1410/5384 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 51/5384 Internet des objets
  • 183/5384 Free Sénégal
  • 936/5384 Intelligence artificielle
  • 195/5384 Editorial
  • 16/5384 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5384 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous