OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2025 > Septembre 2025 > En Afrique subsaharienne, la 5G ne représente que 1,2% des connexions mobiles

En Afrique subsaharienne, la 5G ne représente que 1,2% des connexions mobiles

jeudi 18 septembre 2025

Téléphonie

Le rapport estime que les prix élevés des smartphones et des forfaits de données mobiles constituent des freins majeurs à une adoption plus rapide de la 5G sur le continent, soulignant l’urgence d’actions énergiques sur ces deux fronts.

Les réseaux de cinquième génération (5G) ne représentent actuellement que 1,2% des connexions mobiles en Afrique subsaharienne, où les opérateurs de télécommunications ont pourtant investi 28 milliards de dollars dans l’extension de la couverture et la modernisation des réseaux au cours des cinq dernières années, selon un rapport publié le jeudi 11 septembre 2025 par l’Union internationale des télécommunications (UIT) et l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

Intitulé « The State of Broadband in Africa 2025 », le rapport précise que la troisième génération (3G) des réseaux de téléphonie mobile représente encore plus de la moitié des connexions mobiles sur le continent, contre un tiers pour la 4G et environ 10% pour la 2G.

L’utilisation de la 3G et la 2G devraient décliner rapidement durant les prochaines années pour se situer à 33% et 2% respectivement en 2030. La 4G poursuivra sa progression pour se tailler une part de 49% du total des connexions, tandis que la 5G devrait atteindre un taux de pénétration de 17 % à la fin de la décennie en cours.

Cette lente transition vers la 5G comparativement à d’autres régions du monde (la 5G représente actuellement 61% du total des connexions en Chine et 77% en Amérique du Nord) souligne une fracture numérique croissante, qui pourrait nuire à la compétitivité de l’Afrique dans l’économie numérique mondiale, alors que l’accès à Internet à très haut débit est plus que jamais nécessaire pour stimuler l’innovation dans tous les secteurs d’activité.

Le rapport note cependant que les opérateurs de téléphonie mobile actifs en Afrique subsaharienne sont en train d’augmenter leurs investissements dans le déploiement de la 5G. Vodacom vient par exemple de lancer les premiers services 5G au Mozambique, tandis que MTN a procédé au déploiement de cette technologie au Bénin. Au total, les dépenses d’investissement des opérateurs africains devraient atteindre 62 milliards de dollars d’ici 2030. La majorité de ces investissements se concentreront sur le déploiement et l’expansion des réseaux 5G.

La migration des clients vers la 5G n’est pas cependant uniquement une affaire de déploiement de ce type de réseau par les opérateurs. Des actions sont nécessaires pour réduire les prix des forfaits de données mobiles et des prix des appareils compatibles avec la 5G. En 2024, les personnes vivant en Afrique payaient 4,2 % de leur revenu mensuel pour un forfait de données mobiles haut débit d’entrée de gamme (2 Go par mois). Bien qu’il ait enregistré une baisse significative au cours des dernières années, ce prix se situe encore au-dessus du « seuil d’abordabilité », fixé à 2% du revenu mensuel par habitant fixé par l’UIT.

33 pays africains disposent de points d’échange Internet

Le rapport indique que la couverture mobile en Afrique (ou le pourcentage de la population vivant à portée d’un signal mobile) a été estimée par l’UIT à environ 88,4 % en 2024. Le haut débit mobile couvrait 86 % de la population africaine, laissant 14 % sans aucune possibilité de connexion mobile.

Dans plusieurs pays africains, les grands opérateurs tels que les groupes panafricains MTN et Vodacom ont joué un rôle important dans l’amélioration de la couverture mobile. Orange fournit de son côté des services de connectivité mobile et des services numériques dans treize pays d’Afrique subsaharienne.

En termes d’équipements, des entreprises chinoises comme Huawei et ZTE sont très présentes sur le continent, grâce à leurs prix très compétitifs qui contribuent à faciliter le déploiement des solutions TIC. A titre d’exemple, le système de transfert d’argent M-Pesa fonctionne essentiellement sur des plateformes développées par Huawei.

En conséquence, l’utilisation globale d’Internet (fixe et mobile) par les particuliers africains a augmenté sensiblement au cours des cinq dernières années, passant de 25% en 2019 à 38% en 2024. Cette hausse a été en partie favorisée par la pandémie de covid-19, qui a encouragé les ménages les plus aisés à accéder à Internet pour continuer à travailler, à communiquer ou à suivre des cours.

Le rapport révèle par ailleurs que 33 pays africains disposent désormais d’un ou plusieurs points d’échange Internet (IXP), des infrastructures physiques où les réseaux télécoms se réunissent pour assurer une connectivité data accessible, abordable et de qualité en créant des itinéraires plus courts pour le trafic Internet et en brisant la dépendance des fournisseurs africains aux liaisons Internet internationales. Le nombre de ces points d’échange Internet, qui diminuent les coûts pour les consommateurs tout en garantissant une vitesse de trafic beaucoup plus importante, varie d’un pays à l’autre, tout comme le nombre de participants à chaque point. L’Afrique du Sud arrive en tête avec 7 IXP, suivie de la Tanzanie (5), la République démocratique du Congo, du Cameroun et du Kenya (3 IXP chacun).

Walid Kéfi

(Source : Agence Ecofin, 18 septembre 2025)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2233/2631 Régulation des télécoms
  • 174/2631 Télécentres/Cybercentres
  • 1715/2631 Economie numérique
  • 883/2631 Politique nationale
  • 2452/2631 Fintech
  • 278/2631 Noms de domaine
  • 1022/2631 Produits et services
  • 737/2631 Faits divers/Contentieux
  • 368/2631 Nouveau site web
  • 2631/2631 Infrastructures
  • 912/2631 TIC pour l’éducation
  • 95/2631 Recherche
  • 122/2631 Projet
  • 1702/2631 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 939/2631 Sonatel/Orange
  • 821/2631 Licences de télécommunications
  • 142/2631 Sudatel/Expresso
  • 505/2631 Régulation des médias
  • 632/2631 Applications
  • 527/2631 Mouvements sociaux
  • 813/2631 Données personnelles
  • 70/2631 Big Data/Données ouvertes
  • 328/2631 Mouvement consumériste
  • 180/2631 Médias
  • 326/2631 Appels internationaux entrants
  • 847/2631 Formation
  • 49/2631 Logiciel libre
  • 1071/2631 Politiques africaines
  • 512/2631 Fiscalité
  • 85/2631 Art et culture
  • 290/2631 Genre
  • 885/2631 Point de vue
  • 519/2631 Commerce électronique
  • 748/2631 Manifestation
  • 160/2631 Presse en ligne
  • 62/2631 Piratage
  • 103/2631 Téléservices
  • 464/2631 Biométrie/Identité numérique
  • 159/2631 Environnement/Santé
  • 170/2631 Législation/Réglementation
  • 198/2631 Gouvernance
  • 894/2631 Portrait/Entretien
  • 72/2631 Radio
  • 381/2631 TIC pour la santé
  • 158/2631 Propriété intellectuelle
  • 29/2631 Langues/Localisation
  • 535/2631 Médias/Réseaux sociaux
  • 989/2631 Téléphonie
  • 96/2631 Désengagement de l’Etat
  • 616/2631 Internet
  • 57/2631 Collectivités locales
  • 206/2631 Dédouanement électronique
  • 623/2631 Usages et comportements
  • 514/2631 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 275/2631 Audiovisuel
  • 1644/2631 Transformation digitale
  • 194/2631 Affaire Global Voice
  • 105/2631 Géomatique/Géolocalisation
  • 162/2631 Service universel
  • 331/2631 Sentel/Tigo
  • 87/2631 Vie politique
  • 847/2631 Distinction/Nomination
  • 17/2631 Handicapés
  • 370/2631 Enseignement à distance
  • 389/2631 Contenus numériques
  • 294/2631 Gestion de l’ARTP
  • 89/2631 Radios communautaires
  • 914/2631 Qualité de service
  • 270/2631 Privatisation/Libéralisation
  • 67/2631 SMSI
  • 254/2631 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1383/2631 Innovation/Entreprenariat
  • 670/2631 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 23/2631 Internet des objets
  • 87/2631 Free Sénégal
  • 617/2631 Intelligence artificielle
  • 99/2631 Editorial
  • 30/2631 Gaming/Jeux vidéos
  • 12/2631 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous