En Afrique subsaharienne, la 5G devrait représenter 28 % des abonnements mobiles d’ici 2031
vendredi 19 juin 2026
La migration vers les réseaux 4G et 5G, qui devraient représenter ensemble près des trois quarts des abonnements en 2031, stimulera significativement le trafic de données mobiles dans la région.
Les abonnements aux réseaux de téléphonie mobile de cinquième génération (5G) en Afrique subsaharienne devraient représenter 28% de l’ensemble des abonnements mobiles, selon un rapport publié le mardi 16 juin par le géant suédois des équipements de télécommunications Ericsson.
Intitulé « Ericsson Mobility Report June 2026 », le rapport indique que le nombre d’abonnements 5G dans la région devrait passer de 30 millions en 2025 à 370 millions en 2031, enregistrant ainsi une progression annuelle moyenne de 54% durant cette période. Ce taux correspond à la plus forte croissance des abonnements 5G à l’échelle mondiale, étant donné que l’Afrique subsaharienne part de très bas dans ce domaine comparativement au reste de la planète.
Parallèlement, les abonnements 4G devraient enregistrer une augmentation de 4% en moyenne par an au sud du Sahara, passant de 490 millions cette année à 610 millions en 2031. L’Afrique subsaharienne sera ainsi la seule région au monde où les abonnements 4G continueront à progresser, alors que l’ensemble des autres régions devraient connaître des baisses marquées des abonnements à cette génération (-31% en Europe de l’Ouest, -28% en Chine, -22% dans les pays membres du Conseil de coopération du Golfe, -14% en Amérique du Nord, etc.). En 2031, la 4G devrait représenter 46 % de l’ensemble des abonnements mobiles.
Les réseaux 3G devraient reculer plus rapidement que ceux de la 2G, le nombre d’abonnements 3G devant baisser de 8 % en moyenne par an pour atteindre environ 90 millions en 2031. Les abonnements 2G devraient, quant à eux, diminuer d’environ 7 % en moyenne par an pour s’établir à environ 245 millions.
Hausse de l’adoption des smartphones
Le nombre total d’abonnements aux services de téléphonie mobile, toutes générations confondues, en Afrique subsaharienne devrait par ailleurs passer de 1,050 milliard en 2025, à 1,310 milliard en 2031, soit le taux de croissance annuel moyen le plus élevé au monde (4% en moyenne par an). Durant cette même période, l’adoption des smartphones continuera à s’accélérer dans la région qui comptera 960 millions de connexions via ce genre de téléphones mobiles permettant l’accès à Internet en 2031, alors que les fournisseurs de services diversifient de plus en plus leurs offres, en mettant fortement l’accent sur les technologies financières (fintech).
Le rapport révèle d’autre part que la hausse de l’adoption des smartphones et la migration rapide vers les dernières générations de réseaux de téléphonie mobile devraient stimuler la consommation des services à forte intensité de données.
Le trafic mensuel moyen de données mobiles par smartphone actif en Afrique subsaharienne devrait ainsi atteindre 12 gigaoctets (Go) en 2031 contre 5,3 Go en 2025, soit un taux de croissance annuel moyen de 14%. En dépit de la hausse attendue durant les prochaines années, ce niveau restera inférieur aux moyennes projetées pour 2031 dans toutes les autres régions du monde. À cette échéance, le trafic mensuel moyen de données mobiles par smartphone actif devrait par exemple culminer à 59 Go en Europe de l’Ouest et à 52 Go en Amérique du Nord.
Au sud du Sahara, le trafic global de données, qui inclut divers types d’appareils et de connexions (ordinateurs portables et routeurs mobiles, tablettes, accès fixe sans fil, etc.), passera, quant à lui, de 2,8 exaoctets (1 exaoctet = 1 milliard de Go) en moyenne par mois en 2025, à 9,7 exaoctets par mois en 2031. Cela représente un taux de croissance annuel moyen de 23 %, soit le rythme de progression le plus élevé au monde.
Walid Kéfi
(Source : Agence Ecofin, 19 juin 2026)
OSIRIS