OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Année 2026 > Septembre 2026 > En Afrique, la convergence des réseaux pousse à repenser la gestion du spectre

En Afrique, la convergence des réseaux pousse à repenser la gestion du spectre

mardi 29 septembre 2026

Régulation des télécoms

L’essor des constellations satellitaires et des technologies permettant à un téléphone de communiquer directement avec un satellite, sans passer par une antenne-relais terrestre, modifie progressivement les rapports entre réseaux terrestres et spatiaux. Pour les régulateurs africains, cette évolution pose de nouveaux défis en matière de gestion et de coordination des fréquences, alors que les besoins en connectivité continuent de croître.

À Abidjan, dans le cadre de l’Africa Space Expo (Aspex), la gestion du spectre radioélectrique a été au centre des discussions du Forum des radiocommunications, organisé du jeudi 24 au samedi 26 septembre par l’Agence ivoirienne de gestion des fréquences radioélectriques (AIGF). La rencontre a notamment porté sur le déploiement conjoint des réseaux terrestres et satellitaires et la gestion des fréquences dans la sous-région ouest-africaine.

Des réseaux autrefois séparés se rapprochent

Le spectre radioélectrique désigne les fréquences utilisées par les communications sans fil, des réseaux mobiles aux liaisons satellitaires. Cette ressource étant limitée et plusieurs équipements pouvant subir des interférences lorsqu’ils utilisent les mêmes fréquences, les États organisent depuis longtemps son attribution entre différents usages.

La gestion de cette ressource devient plus complexe avec l’évolution des technologies. Les réseaux mobiles terrestres doivent continuer à absorber la croissance des usages de données, tandis que les opérateurs déploient la 5G et préparent les futures générations de réseaux mobiles. Dans le même temps, les constellations satellitaires se développent et certaines technologies permettent désormais à un téléphone ordinaire de communiquer directement avec un satellite. Le Direct-to-Device (D2D) constitue l’un des exemples les plus visibles de ce rapprochement.

L’Union internationale des télécommunications (UIT) considère que ces technologies pourraient contribuer à l’émergence, à l’horizon 2030, d’un système de connectivité davantage intégré entre réseaux terrestres et spatiaux. Pour les régulateurs, cette évolution soulève une question simple : comment organiser les fréquences lorsque des réseaux qui étaient auparavant distincts commencent à utiliser des ressources communes ou à fonctionner ensemble ?

L’Association mondiale des opérateurs de téléphonie mobile (GSMA), qui représente l’écosystème des opérateurs et acteurs du mobile, souligne elle aussi cette évolution. Elle note que le D2D utilisant des fréquences mobiles terrestres ouvre un nouveau champ de régulation et que la protection des réseaux mobiles existants contre les interférences reste un enjeu. Les règles internationales doivent notamment être précisées lors de la prochaine Conférence mondiale des radiocommunications, prévue en 2027.

Le satellite ne doit toutefois pas être considéré comme un substitut aux réseaux terrestres. La GSMA estime que le D2D est surtout appelé à compléter leur couverture, notamment dans les zones rurales ou difficiles à desservir, en raison des limites de capacité des liaisons satellitaires par rapport aux réseaux mobiles terrestres.

Le problème dépasse les satellites

La convergence des réseaux ne concerne d’ailleurs pas uniquement l’espace. Les régulateurs doivent également arbitrer entre les besoins croissants du mobile, du Wi-Fi, des réseaux fixes et d’autres usages sans fil.

La bande des 6 GHz illustre cette difficulté puisqu’elle fait l’objet de choix réglementaires différents selon les régions entre les usages du Wi-Fi et les besoins futurs des réseaux mobiles. Ces arbitrages montrent que la gestion du spectre ne consiste plus seulement à attribuer définitivement une bande à un service, mais à déterminer comment plusieurs technologies peuvent coexister et évoluer dans le temps.

En ce qui concerne les pays africains, ils doivent simultanément étendre la couverture mobile, améliorer la qualité des réseaux existants, préparer la 5G et les futures générations de réseaux mobiles, tout en intégrant de nouveaux acteurs et technologies satellitaires. La coordination entre pays devient également nécessaire, puisque les fréquences ne s’arrêtent pas aux frontières nationales.

Lors du Forum des radiocommunications, la Côte d’Ivoire a mis en avant la coordination régionale et a souligné que la gestion des fréquences constitue un moyen d’éviter les brouillages tout en accompagnant le développement des réseaux terrestres et satellitaires.

L’enjeu pour les régulateurs africains consiste de plus en plus à organiser l’utilisation du spectre entre des réseaux qui deviennent complémentaires, interconnectés et parfois concurrents pour les mêmes ressources. Une gestion plus harmonisée du spectre contribue également à faciliter le déploiement de la 5G, à réduire le coût du haut débit et à étendre la couverture aux zones moins rentables. C’est précisément l’objectif de l’initiative de Politique et de régulation pour l’Afrique numérique (PRIDA), un programme mis en place par l’Union africaine (UA), l’Union européenne (UE) et l’UIT.

Adoni Conrad Quenum

(Source : Agence Ecofin, 29 septembre 2026)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4453/5052 Régulation des télécoms
  • 348/5052 Télécentres/Cybercentres
  • 3392/5052 Economie numérique
  • 1793/5052 Politique nationale
  • 4950/5052 Fintech
  • 524/5052 Noms de domaine
  • 1932/5052 Produits et services
  • 1530/5052 Faits divers/Contentieux
  • 755/5052 Nouveau site web
  • 5052/5052 Infrastructures
  • 1798/5052 TIC pour l’éducation
  • 188/5052 Recherche
  • 242/5052 Projet
  • 3492/5052 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1962/5052 Sonatel/Orange
  • 1608/5052 Licences de télécommunications
  • 280/5052 Sudatel/Expresso
  • 1019/5052 Régulation des médias
  • 1277/5052 Applications
  • 1090/5052 Mouvements sociaux
  • 1740/5052 Données personnelles
  • 146/5052 Big Data/Données ouvertes
  • 666/5052 Mouvement consumériste
  • 364/5052 Médias
  • 648/5052 Appels internationaux entrants
  • 1645/5052 Formation
  • 94/5052 Logiciel libre
  • 2105/5052 Politiques africaines
  • 1006/5052 Fiscalité
  • 168/5052 Art et culture
  • 591/5052 Genre
  • 1904/5052 Point de vue
  • 1044/5052 Commerce électronique
  • 1488/5052 Manifestation
  • 320/5052 Presse en ligne
  • 124/5052 Piratage
  • 205/5052 Téléservices
  • 1011/5052 Biométrie/Identité numérique
  • 313/5052 Environnement/Santé
  • 349/5052 Législation/Réglementation
  • 361/5052 Gouvernance
  • 1773/5052 Portrait/Entretien
  • 146/5052 Radio
  • 774/5052 TIC pour la santé
  • 280/5052 Propriété intellectuelle
  • 58/5052 Langues/Localisation
  • 1101/5052 Médias/Réseaux sociaux
  • 1989/5052 Téléphonie
  • 192/5052 Désengagement de l’Etat
  • 1041/5052 Internet
  • 114/5052 Collectivités locales
  • 414/5052 Dédouanement électronique
  • 1186/5052 Usages et comportements
  • 1039/5052 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 558/5052 Audiovisuel
  • 3367/5052 Transformation digitale
  • 382/5052 Affaire Global Voice
  • 175/5052 Géomatique/Géolocalisation
  • 334/5052 Service universel
  • 667/5052 Sentel/Tigo
  • 174/5052 Vie politique
  • 1616/5052 Distinction/Nomination
  • 34/5052 Handicapés
  • 704/5052 Enseignement à distance
  • 718/5052 Contenus numériques
  • 590/5052 Gestion de l’ARTP
  • 178/5052 Radios communautaires
  • 1819/5052 Qualité de service
  • 472/5052 Privatisation/Libéralisation
  • 133/5052 SMSI
  • 483/5052 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2722/5052 Innovation/Entreprenariat
  • 1370/5052 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5052 Internet des objets
  • 170/5052 Free Sénégal
  • 747/5052 Intelligence artificielle
  • 199/5052 Editorial
  • 10/5052 Gaming/Jeux vidéos
  • 26/5052 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous