OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2025 > Août 2025 > En Afrique, 77% des banques estiment que la culture numérique limitée est un (…)

En Afrique, 77% des banques estiment que la culture numérique limitée est un frein à la digitalisation

vendredi 29 août 2025

Transformation digitale

Le rapport souligne que la digitalisation des services bancaires devrait s’accélérer sur le continent durant les prochaines années, grâce notamment à la baisse des prix des forfaits Internet et des appareils connectés et à l’essor du mobile money, qui contribuera à convaincre les clients potentiels des avantages des services financiers numériques.

Environ 77,3% des banques africaines estiment que la culture numérique limitée des clients constitue le premier frein à une plus grande digitalisation des services bancaires, selon un rapport publié le mercredi 6 août 2025 par le fournisseur de technologies bancaires digitales Backbase et le magazine African Banker.

Intitulé « Retail banking : Competing for the modern African customer », le rapport se base sur une enquête réalisée auprès de 203 dirigeants de banques opérant dans 40 pays du continent.

Le manque de compétences numériques des clients s’explique essentiellement non seulement par le fait que 50% des pays africains uniquement ont intégré l’informatique dans leurs programmes scolaires, mais aussi par les coûts élevés des forfaits Internet et des appareils connectés.

51% des dirigeants de banques interrogés, dont près de la moitié (45,7 %) sont à la tête de départements chargés de l’expérience client et des opérations, 20 % se concentrent sur la transformation numérique et 34,3% occupent des postes de direction, ont d’ailleurs cité l’accès limité à Internet comme le deuxième principal frein à une numérisation plus poussée des services bancaires.

Une proportion un peu plus élevée de dirigeants sondés (54,7 %) a indiqué que les préoccupations liées à la cybersécurité les empêchent d’élargir la gamme de leurs services bancaires numériques, alors qu’une minorité a cité les coûts élevés de la création de plateformes numériques et de leur maintenance, notant que la mise en place de ces plateformes est moins onéreuse que le maintien des réseaux d’agences physiques et de leur personnel.

Le rapport précise cependant que les limites en matière d’accès à Internet et de culture numérique devraient perdre de leur importance au cours des prochaines années et entraîner une accélération de l’adoption des services bancaires numériques, car la baisse des prix des forfaits Internet et des appareils connectés, associée à l’augmentation des taux d’électrification, rendra ces services accessibles à une proportion croissante de la population. Dans le même temps, le mobile money contribuera à convaincre les clients potentiels des avantages des services financiers numériques et devrait servir de vecteur d’une plus grande pénétration de ces services à long terme.

Les préoccupations liées à la cybersécurité pourraient, quant à elles, être résolues au fil du temps grâce aux clients qui utilisent déjà avec succès et en toute sécurité les produits des services financiers numériques, alors que le secteur bancaire pourrait lui-même améliorer la sécurité de ses plateformes et encourager des pratiques sécurisées.

L’amélioration de l’efficacité opérationnelle en tête des priorités

Interrogés sur leurs priorités en matière d’adoption des technologies bancaires numériques, 68% des dirigeants des banques africaines sondés ont cité l’amélioration de l’efficacité opérationnelle. Selon eux, l’un des moyens les plus évidents d’améliorer l’efficacité opérationnelle et de réaliser des économies consiste à numériser les opérations de back-office et à automatiser les opérations de prospection commerciale et des demandes de crédit. Cela implique de plus en plus l’adoption de technologies avancées, telles que l’intelligence artificielle (IA) et le cloud computing, afin d’optimiser les processus internes, de réduire les coûts et d’accélérer les prestations de services.

Dans ce même chapitre, 57% des répondants ont déclaré qu’ils cherchent à augmenter leur part de marché en tirant parti de solutions numériques innovantes pour différencier leurs offres commerciales et attirer de nouveaux clients. Plutôt que de demander aux clients de s’adapter à la banque, certaines plateformes bancaires numériques sont désormais conçues pour permettre aux relations bancaires d’évoluer en fonction des besoins des clients. Conscientes que la personnalisation des services favorise la fidélisation des clients, les banques cherchent à optimiser chaque interaction. En exploitant les données clients et l’IA, elles peuvent créer des services et des produits adaptés à chaque client, grâce à des offres personnalisées et à un service client amélioré par l’IA.

Par ailleurs, près de 41% des dirigeants interrogés ont mentionné le renforcement de la cyber-résilience en investissant dans des mesures de cybersécurité de pointe, afin de protéger les données des clients et de renforcer la confiance dans leurs écosystèmes numériques. La cybersécurité est importante pour les banques en raison de leur rôle de dépositaires non seulement des fonds des clients, mais aussi d’informations personnelles et financières sensibles. Des failles dans les cyberdéfenses d’une banque peuvent entraîner des perturbations opérationnelles, nuire à sa réputation et engendrer des pertes considérables en termes de coûts liés à la fraude.

Le rapport fait cependant remarquer que le chemin de la numérisation des services bancaires reste encore long en Afrique. La plupart des clients des banques africaines n’utilisent toujours aucune forme de services numériques, puisque 54,8 % seulement des dirigeants de banques interrogés ont déclaré que plus de 40 % de leurs clients utilisent actuellement des plateformes mobiles ou en ligne.

Walid Kéfi

(Source : Agence Ecofin, 29 août 2025)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4453/5105 Régulation des télécoms
  • 353/5105 Télécentres/Cybercentres
  • 3414/5105 Economie numérique
  • 1784/5105 Politique nationale
  • 4960/5105 Fintech
  • 532/5105 Noms de domaine
  • 1997/5105 Produits et services
  • 1577/5105 Faits divers/Contentieux
  • 747/5105 Nouveau site web
  • 5105/5105 Infrastructures
  • 1808/5105 TIC pour l’éducation
  • 188/5105 Recherche
  • 243/5105 Projet
  • 3563/5105 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1860/5105 Sonatel/Orange
  • 1617/5105 Licences de télécommunications
  • 284/5105 Sudatel/Expresso
  • 1002/5105 Régulation des médias
  • 1294/5105 Applications
  • 1094/5105 Mouvements sociaux
  • 1676/5105 Données personnelles
  • 152/5105 Big Data/Données ouvertes
  • 603/5105 Mouvement consumériste
  • 365/5105 Médias
  • 651/5105 Appels internationaux entrants
  • 1646/5105 Formation
  • 94/5105 Logiciel libre
  • 2184/5105 Politiques africaines
  • 1019/5105 Fiscalité
  • 172/5105 Art et culture
  • 589/5105 Genre
  • 2013/5105 Point de vue
  • 1026/5105 Commerce électronique
  • 1476/5105 Manifestation
  • 319/5105 Presse en ligne
  • 127/5105 Piratage
  • 205/5105 Téléservices
  • 964/5105 Biométrie/Identité numérique
  • 320/5105 Environnement/Santé
  • 360/5105 Législation/Réglementation
  • 370/5105 Gouvernance
  • 1776/5105 Portrait/Entretien
  • 144/5105 Radio
  • 781/5105 TIC pour la santé
  • 288/5105 Propriété intellectuelle
  • 59/5105 Langues/Localisation
  • 1100/5105 Médias/Réseaux sociaux
  • 1998/5105 Téléphonie
  • 190/5105 Désengagement de l’Etat
  • 1038/5105 Internet
  • 114/5105 Collectivités locales
  • 410/5105 Dédouanement électronique
  • 1195/5105 Usages et comportements
  • 1035/5105 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 551/5105 Audiovisuel
  • 3340/5105 Transformation digitale
  • 383/5105 Affaire Global Voice
  • 190/5105 Géomatique/Géolocalisation
  • 333/5105 Service universel
  • 661/5105 Sentel/Tigo
  • 178/5105 Vie politique
  • 1681/5105 Distinction/Nomination
  • 34/5105 Handicapés
  • 704/5105 Enseignement à distance
  • 738/5105 Contenus numériques
  • 584/5105 Gestion de l’ARTP
  • 178/5105 Radios communautaires
  • 1854/5105 Qualité de service
  • 469/5105 Privatisation/Libéralisation
  • 133/5105 SMSI
  • 488/5105 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2729/5105 Innovation/Entreprenariat
  • 1359/5105 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 48/5105 Internet des objets
  • 170/5105 Free Sénégal
  • 848/5105 Intelligence artificielle
  • 205/5105 Editorial
  • 20/5105 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5105 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous