OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Année 2026 > Juin 2026 > eCitizen : le Kenya veut monétiser les données anonymisées de l’administration

eCitizen : le Kenya veut monétiser les données anonymisées de l’administration

mardi 9 juin 2026

Big Data/Données ouvertes

Alors que les données sont de plus en plus considérées comme une ressource stratégique au même titre que les infrastructures ou l’énergie, le Kenya prépare un cadre permettant de les commercialiser. L’objectif est de soutenir l’innovation tout en créant de nouvelles sources de revenus pour l’État.

Le Kenya poursuit sa stratégie de valorisation de l’économie numérique. Le gouvernement prévoit de créer un marché national dédié aux données publiques anonymisées, accessible aux entreprises, chercheurs, ONG et innovateurs. L’initiative figure dans le projet de Politique nationale de gouvernance des données publié fin mai par le ministère de l’Information, des Communications et de l’Économie numérique.

Le projet prévoit la mise en place d’un Conseil national de gouvernance des données et des technologies émergentes, chargé de centraliser les informations produites par les administrations publiques et d’encadrer leur mise à disposition. Les autorités ambitionnent de rendre accessibles au moins 1000 jeux de données au cours des cinq prochaines années via une plateforme nationale dédiée.

Les données concernées proviendraient notamment de la plateforme gouvernementale eCitizen, utilisée pour de nombreux services administratifs. Elles incluraient des statistiques agrégées sur les créations d’entreprises, les demandes de passeports, les transactions foncières, les immatriculations de véhicules ou encore certaines données agricoles et démographiques. Les informations permettant d’identifier directement une personne, comme les noms, numéros de téléphone, adresses ou pièces d’identité, resteraient exclues du dispositif conformément à la législation kényane sur la protection des données.

Cette orientation s’inscrit dans une vision plus large portée par les autorités kényanes, qui considèrent désormais la donnée comme un actif stratégique. Dans les documents préparatoires de la future politique, le gouvernement estime que les administrations publiques disposent d’importants volumes de données encore sous-exploités en raison de systèmes fragmentés, de standards hétérogènes et d’un partage limité entre institutions.

Au-delà de la génération de revenus, Nairobi espère stimuler l’innovation locale. L’accès à des données structurées pourrait favoriser le développement de nouveaux services numériques, d’outils d’analyse, de solutions d’intelligence artificielle ou encore de produits financiers adaptés à différents secteurs de l’économie. Les autorités citent notamment les domaines de l’agriculture, des transports, de la santé ou de la planification urbaine parmi les principaux bénéficiaires potentiels.

Le projet suscite néanmoins des interrogations sur les garanties de confidentialité et les risques de réidentification des données une fois celles-ci commercialisées. Ces préoccupations alimentent déjà le débat public au Kenya, où certains observateurs appellent à un renforcement des mécanismes de contrôle avant toute mise en œuvre du futur marché.

Si elle aboutit, l’initiative placerait le Kenya parmi les premiers pays africains à chercher à structurer un véritable marché national des données publiques. Une démarche qui reflète l’évolution croissante des politiques numériques sur le continent, où la donnée est de plus en plus perçue comme une ressource économique à part entière.

Samira Njoya

(Source : WeAreTechAfrica, 9 juin 2026)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4473/5068 Régulation des télécoms
  • 352/5068 Télécentres/Cybercentres
  • 3447/5068 Economie numérique
  • 1789/5068 Politique nationale
  • 4965/5068 Fintech
  • 538/5068 Noms de domaine
  • 2012/5068 Produits et services
  • 1473/5068 Faits divers/Contentieux
  • 751/5068 Nouveau site web
  • 5068/5068 Infrastructures
  • 1772/5068 TIC pour l’éducation
  • 191/5068 Recherche
  • 248/5068 Projet
  • 3333/5068 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1843/5068 Sonatel/Orange
  • 1618/5068 Licences de télécommunications
  • 286/5068 Sudatel/Expresso
  • 1043/5068 Régulation des médias
  • 1314/5068 Applications
  • 1057/5068 Mouvements sociaux
  • 1634/5068 Données personnelles
  • 144/5068 Big Data/Données ouvertes
  • 607/5068 Mouvement consumériste
  • 388/5068 Médias
  • 668/5068 Appels internationaux entrants
  • 1641/5068 Formation
  • 99/5068 Logiciel libre
  • 2048/5068 Politiques africaines
  • 1021/5068 Fiscalité
  • 171/5068 Art et culture
  • 588/5068 Genre
  • 1832/5068 Point de vue
  • 1045/5068 Commerce électronique
  • 1486/5068 Manifestation
  • 324/5068 Presse en ligne
  • 126/5068 Piratage
  • 206/5068 Téléservices
  • 947/5068 Biométrie/Identité numérique
  • 313/5068 Environnement/Santé
  • 344/5068 Législation/Réglementation
  • 364/5068 Gouvernance
  • 1785/5068 Portrait/Entretien
  • 148/5068 Radio
  • 780/5068 TIC pour la santé
  • 287/5068 Propriété intellectuelle
  • 62/5068 Langues/Localisation
  • 1087/5068 Médias/Réseaux sociaux
  • 1978/5068 Téléphonie
  • 190/5068 Désengagement de l’Etat
  • 1058/5068 Internet
  • 115/5068 Collectivités locales
  • 413/5068 Dédouanement électronique
  • 1163/5068 Usages et comportements
  • 1033/5068 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 555/5068 Audiovisuel
  • 3214/5068 Transformation digitale
  • 387/5068 Affaire Global Voice
  • 169/5068 Géomatique/Géolocalisation
  • 331/5068 Service universel
  • 666/5068 Sentel/Tigo
  • 181/5068 Vie politique
  • 1579/5068 Distinction/Nomination
  • 34/5068 Handicapés
  • 715/5068 Enseignement à distance
  • 709/5068 Contenus numériques
  • 607/5068 Gestion de l’ARTP
  • 199/5068 Radios communautaires
  • 1876/5068 Qualité de service
  • 452/5068 Privatisation/Libéralisation
  • 135/5068 SMSI
  • 481/5068 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2720/5068 Innovation/Entreprenariat
  • 1344/5068 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 47/5068 Internet des objets
  • 174/5068 Free Sénégal
  • 684/5068 Intelligence artificielle
  • 199/5068 Editorial
  • 21/5068 Gaming/Jeux vidéos
  • 27/5068 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous