OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2025 > Août 2025 > E-visa : un outil numérique pour repenser la mobilité africaine

E-visa : un outil numérique pour repenser la mobilité africaine

lundi 25 août 2025

Biométrie/Identité numérique

Le visa électronique transforme progressivement la mobilité en Afrique, simplifiant l’accès aux pays pour les voyageurs tout en modernisant la gestion des frontières. Cette transition numérique promet de stimuler le tourisme, le commerce, tout en posant de nouveaux défis en cybersécurité et inclusion numérique.

L’Afrique avance à petits pas vers la facilitation de la mobilité sur son territoire. Longtemps perçues comme un frein aux échanges, les lourdeurs administratives liées à l’obtention de visas cèdent progressivement la place à des solutions numériques. L’e-visa, désormais adopté par un nombre croissant de pays, s’impose comme un outil de modernisation et de compétitivité pour les économies africaines.

Concrètement, l’e-visa permet aux voyageurs de soumettre leur demande en ligne et de recevoir l’autorisation de séjour sans passer par une ambassade ni déposer leur passeport. Pour les États, il offre une gestion centralisée des flux, un meilleur contrôle des données et une réduction des risques de fraude. Pour les usagers, il représente un gain de temps et une simplification qui encouragent la mobilité, qu’elle soit touristique, professionnelle ou commerciale.

Au cours de la dernière décennie, près de 30 pays africains ont adopté l’e-visa, parmi lesquels le Cameroun, le Rwanda, le Kenya, l’Éthiopie, l’Afrique du Sud, le Maroc, l’Égypte, la Tanzanie ou encore le Nigéria. Certains, tels que le Bénin ou la Gambie, vont plus loin avec une politique d’accès simplifié, voire sans visa pour les citoyens africains, favorisant ainsi les échanges régionaux.

Un marché prometteur, mais hétérogène

Le marché mondial de l’e-visa est en plein essor. Selon la société d’études de marchés Spherical Insights, la valeur du visa électronique devrait atteindre 2 633,5 millions de dollars d’ici 2033, avec une croissance annuelle moyenne de 10,9 %. Ces chiffres traduisent l’importance croissante des systèmes numériques de délivrance de visas dans un monde de plus en plus connecté.

En Afrique, les données restent limitées, mais les résultats observés sont encourageants. Le Cameroun, par exemple, a enregistré 29 milliards FCFA (51,7 millions de dollars) de recettes grâce à son système d’e-visa entre avril 2023 et octobre 2024. Un succès qui attire l’attention de nombreux pays voisins, désireux de bénéficier à leur tour des effets multiplicateurs d’un tel dispositif sur le tourisme et les revenus consulaires.

Menaces numériques et défis réglementaires

L’e-visa centralise une quantité importante de données personnelles sensibles, ce qui en fait une cible privilégiée pour les cyberattaques. Des incidents, tels que l’attaque ayant conduit à la suspension temporaire du système d’e-visa au Kenya en 2023, illustrent les risques potentiels. La mise en place de mesures de cybersécurité robustes est essentielle pour préserver la confiance des utilisateurs et assurer la fiabilité du système.

À cela s’ajoutent des obstacles opérationnels et d’accès. Dans plusieurs régions, l’absence ou la faible qualité d’Internet limite l’usage de l’e-visa, tandis que des difficultés de paiement en ligne, des erreurs de traitement ou des pannes temporaires peuvent retarder l’obtention du visa et compliquer la mobilité des voyageurs, affectant à la fois les administrations et les utilisateurs.

Vers une harmonisation continentale  ?

Si l’e-visa marque une avancée indéniable, son efficacité dépendra aussi de la capacité des pays africains à harmoniser leurs systèmes. Contrairement à l’Union européenne et son espace Schengen, l’Afrique fonctionne encore par initiatives nationales dispersées, souvent incompatibles entre elles. Une approche régionale ou continentale, portée par l’Union africaine ou dans le cadre de la ZLECAf (Zone de libre-échange continentale africaine), permettrait non seulement de fluidifier davantage les échanges, mais aussi de mutualiser les investissements technologiques et de renforcer la cybersécurité.

L’enjeu dépasse ainsi la simple logique de recettes consulaires. L’e-visa pourrait devenir un véritable outil diplomatique et stratégique au service de la libre circulation, du commerce intra-africain et du développement touristique. Bien intégré dans les politiques nationales et régionales, il pourrait constituer l’un des piliers d’une Afrique plus connectée et mieux intégrée dans l’économie mondiale.

Samira Njoya

(Source : WeAreTechAfrica, 25 août 2025)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4439/4944 Régulation des télécoms
  • 348/4944 Télécentres/Cybercentres
  • 3377/4944 Economie numérique
  • 1768/4944 Politique nationale
  • 4887/4944 Fintech
  • 530/4944 Noms de domaine
  • 1946/4944 Produits et services
  • 1572/4944 Faits divers/Contentieux
  • 742/4944 Nouveau site web
  • 4944/4944 Infrastructures
  • 1756/4944 TIC pour l’éducation
  • 192/4944 Recherche
  • 242/4944 Projet
  • 3454/4944 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1848/4944 Sonatel/Orange
  • 1622/4944 Licences de télécommunications
  • 278/4944 Sudatel/Expresso
  • 1011/4944 Régulation des médias
  • 1282/4944 Applications
  • 1068/4944 Mouvements sociaux
  • 1667/4944 Données personnelles
  • 145/4944 Big Data/Données ouvertes
  • 599/4944 Mouvement consumériste
  • 363/4944 Médias
  • 652/4944 Appels internationaux entrants
  • 1619/4944 Formation
  • 94/4944 Logiciel libre
  • 2075/4944 Politiques africaines
  • 1006/4944 Fiscalité
  • 170/4944 Art et culture
  • 589/4944 Genre
  • 1951/4944 Point de vue
  • 1019/4944 Commerce électronique
  • 1468/4944 Manifestation
  • 322/4944 Presse en ligne
  • 126/4944 Piratage
  • 206/4944 Téléservices
  • 939/4944 Biométrie/Identité numérique
  • 314/4944 Environnement/Santé
  • 346/4944 Législation/Réglementation
  • 359/4944 Gouvernance
  • 1765/4944 Portrait/Entretien
  • 145/4944 Radio
  • 757/4944 TIC pour la santé
  • 281/4944 Propriété intellectuelle
  • 63/4944 Langues/Localisation
  • 1092/4944 Médias/Réseaux sociaux
  • 1995/4944 Téléphonie
  • 190/4944 Désengagement de l’Etat
  • 1044/4944 Internet
  • 115/4944 Collectivités locales
  • 410/4944 Dédouanement électronique
  • 1152/4944 Usages et comportements
  • 1034/4944 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 550/4944 Audiovisuel
  • 3244/4944 Transformation digitale
  • 392/4944 Affaire Global Voice
  • 171/4944 Géomatique/Géolocalisation
  • 326/4944 Service universel
  • 662/4944 Sentel/Tigo
  • 176/4944 Vie politique
  • 1624/4944 Distinction/Nomination
  • 34/4944 Handicapés
  • 703/4944 Enseignement à distance
  • 712/4944 Contenus numériques
  • 587/4944 Gestion de l’ARTP
  • 178/4944 Radios communautaires
  • 1791/4944 Qualité de service
  • 449/4944 Privatisation/Libéralisation
  • 132/4944 SMSI
  • 478/4944 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2707/4944 Innovation/Entreprenariat
  • 1359/4944 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/4944 Internet des objets
  • 170/4944 Free Sénégal
  • 748/4944 Intelligence artificielle
  • 210/4944 Editorial
  • 12/4944 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/4944 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous