E-justice : la Côte d’Ivoire connecte 16 nouvelles juridictions
mercredi 22 avril 2026
En janvier 2025, la plateforme e-justice avait été lancée, notamment pour simplifier l’accès aux services juridiques pour les citoyens. Les autorités ont décidé d’élargir son accès aux populations d’autres régions avant une extension à l’échelle nationale.
La Côte d’Ivoire poursuit la numérisation de son système judiciaire avec l’extension de la plateforme e-justice à 16 nouvelles juridictions.
Cette nouvelle phase porte à 28 le nombre total de tribunaux connectés à ce dispositif numérique, selon un communiqué publié lundi 20 avril sur le portail officiel du gouvernement ivoirien.
« Le justiciable devra bénéficier du même niveau de célérité et de sécurité, quelle que soit la juridiction saisie. [...] Nous continuerons de l’étendre avec méthode, exigence et constance, jusqu’à la couverture complète de l’ensemble des juridictions du pays », a indiqué Sansan Kambilé (photo), ministre ivoirien de la Justice et des Droits de l’Homme. Et d’ajouter : « à travers ce projet, il s’agit à terme de parvenir à la dématérialisation de la délivrance des actes de justice et de procédure judiciaire ».
Concrètement, e-justice permet aux usagers d’effectuer certaines démarches en ligne, notamment des demandes de documents tels que le casier judiciaire ou le certificat de nationalité. L’intégration de nouvelles juridictions élargit la couverture du service et rapproche davantage la justice des citoyens, en particulier ceux vivant en dehors des grands centres urbains.
Ce déploiement s’accompagne d’un équipement progressif des tribunaux en infrastructures informatiques, ainsi que d’une interconnexion des services. Pour les professionnels du secteur, la dématérialisation des procédures contribue à réduire la charge administrative, à limiter les erreurs liées au traitement manuel et à accélérer le traitement des dossiers.
Ce projet s’inscrit dans la stratégie de transformation numérique des services publics, dans laquelle la justice apparaît désormais comme un levier clé pour améliorer la relation entre l’administration et les citoyens.
Parmi les seize juridictions nouvellement connectées, on compte quatorze tribunaux de première instance : Bingerville, Abengourou, Bondoukou, Bouna, Toumodi, Dimbokro, Bongouanou, Odienné, Bouaflé, Séguéla, Touba, M’Bahiakro, Daloa et Man, auxquels s’ajoutent les sections de tribunal de Katiola et Boundiali.
Adoni Conrad Quenum
(Source : Agence Ecofin, 22 avril 2026)
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