Cybersécurité : la Côte d’Ivoire prépare deux formations de master face à la pénurie d’experts
mercredi 29 juillet 2026
À mesure que les services publics et les activités économiques basculent vers le numérique, les compétences en cybersécurité deviennent un enjeu de souveraineté pour les pays africains. La Côte d’Ivoire souhaite renforcer sa capacité à répondre à cette problématique.
L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information de Côte d’Ivoire (ANSSI-CI) et l’École supérieure africaine des TIC (ESATIC) travaillent à la création de deux masters spécialisés en cybersécurité. Les deux institutions ont entamé, le mardi 28 juillet, à Abidjan, un atelier consacré à l’examen et à la validation des maquettes de ces formations, destinées à renforcer les compétences nationales dans un contexte de progression des cybermenaces.
Les deux masters porteront sur la sécurité des systèmes d’information et la criminalistique numérique. Ils visent notamment à répondre aux besoins croissants en responsables de la sécurité des systèmes d’information, auditeurs, analystes de sécurité et experts en investigations numériques, tout en améliorant l’employabilité des jeunes diplômés.
Les programmes couvriront notamment la sécurité des réseaux et des systèmes, la cryptographie, la sécurité des applications, le cloud, les objets connectés, l’investigation numérique, la gestion des incidents, l’audit, la gouvernance des risques et la protection des données. L’ESATIC souhaite également intégrer une dimension juridique et managériale aux enseignements, en complément des compétences techniques.
L’atelier a pour objectif de permettre aux experts réunis d’évaluer la cohérence des maquettes, la pertinence des enseignements et l’équilibre entre théorie et pratique, mais aussi leur adéquation avec les besoins du marché de l’emploi et l’évolution des menaces. L’ESATIC a par ailleurs proposé d’associer la validation du diplôme à l’obtention de certifications professionnelles délivrées par l’ANSSI-CI ou par des organismes internationaux.
Cette initiative s’inscrit dans la feuille de route du ministère de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, notamment dans son volet consacré à la cybersécurité et à la confiance numérique. Pour l’ANSSI-CI et l’ESATIC, elle intervient alors que la transformation numérique accroît les besoins en compétences capables de prévenir les attaques, de protéger les systèmes d’information, de détecter les incidents et d’assurer la résilience des organisations.
Samira Njoya
(Source : WeAreTechAfrica, 29 juillet 2026)
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