OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Ressources > Points de vue > 2026 > Cyberattaque de la DAF : C’est un échec collectif !

Cyberattaque de la DAF : C’est un échec collectif !

jeudi 5 février 2026

Point de vue

Le mardi 20 janvier dernier, j’alertais mon ami Mouhamadou Bamba CISSÉ, Ministre de l’Intérieur sur les menaces hybrides qui planent sur le Sénégal. C’était lors d’un échange que j’ai eu avec lui, lors de la cérémonie officielle de l’APPEL à Yoff. Je lui avais promis un échange documenté sur ce sujet. Malheureusement, l’attaque de la DAF est venue illustrer ce que je redoutais...

En fait, quand l’État se fait hacker, c’est la Nation qu’on met à nu et ce qui vient de se produire à la Direction de l’Automatisation des Fichiers n’est pas un banal fait divers technologique. Ce n’est pas un “incident informatique”. C’est une alerte rouge nationale, un séisme silencieux et une claque stratégique. Et, disons-le clairement, un échec collectif.

Car quand ce sont les fichiers d’identité, les données biométriques, les informations sensibles qui sont exposées, ce ne sont pas seulement des serveurs qu’on attaque, ce sont les citoyens, nos vies et nos droits.

L’État du Sénégal n’a pas seulement été piraté. Il a été attaqué. Le problème est que la guerre a changé. Et nous continuons à regarder ailleurs.

Pendant que nous débattons à l’ancienne, la guerre moderne se mène sans chars ni fusils. Elle se mène avec des lignes de code, des ransomwares, des fuites massives, des campagnes de déstabilisation. Et c’est cela, la menace hybride dont les mécanismes sont les suivants :

– du cyber pour pénétrer,
– de l’informationnel pour humilier,
– du psychologique pour affaiblir,
– du politique pour diviser.

Et pendant ce temps, nous continuons à traiter la cybersécurité comme un problème de techniciens, un sujet secondaire, un dossier qu’on repousse faute de budget ou de vision. C’est une grave erreur !

Nous le répétons, la donnée est devenue une arme. Et nous l’avons laissée sans protection. Il est indéniable que l’identité numérique est aujourd’hui plus stratégique qu’un dépôt de carburant. De même que la biométrie vaut plus cher que des lingots d’or.
Il est temps que nos gouvernants sachent que les bases de données citoyennes sont des armes de pouvoir, de chantage, de manipulation.

Ne pas les protéger, ce n’est pas de l’inconscience. C’est de la négligence stratégique.

On ne peut pas numériser à marche forcée, centraliser des données ultra-sensibles, exposer des millions de citoyens, et ensuite faire semblant de découvrir les risques.

A mon avis, le plus inquiétant n’est pas seulement l’attaque, mais plutot le silence, la gêne, l’embarras, la tentation du déni.

Dans une démocratie, la confiance est un pilier. Et quand l’État collecte des données, il contracte une dette morale envers les citoyens, celle de les protéger.
Quand il échoue, il doit parler pour expliquer, assumer et corriger.

Se taire, c’est laisser le champ libre aux rumeurs, aux instrumentalisations, aux puissances étrangères et aux cybercriminels.

En réalité, ce qui est en jeu, ce n’est pas l’image du gouvernement. C’est notre souveraineté dont il est question. Là, nos autorités viennent d’être testés sur leur politique de souveraineté.

Soyons clairs, cette attaque n’est pas un problème de communication. C’est un problème de sécurité nationale.

Un pays qui ne contrôle plus ses données ne contrôle plus ses frontières numériques, ne contrôle plus la confiance de ses citoyens et devient vulnérable aux ingérences étrangères.

La souveraineté, aujourd’hui, ne se mesure plus seulement en kilomètres carrés. Elle se mesure en capacité à protéger l’information.

Il est temps que la cybersécurité devienne une priorité politique au plus haut niveau, ainsi que la protection des données qui doit être traitée comme une infrastructure critique. Sinon, l’attaque de la DAF ne sera qu’un prélude.

Ce n’est pas un accident. C’est un avertissement.
Le Sénégal est entré, qu’il le veuille ou non, dans la guerre invisible du XXIᵉ siècle, celle des menaces hybriques. La question n’est plus “si” nous serons attaqués.

La question est : sommes-nous prêts à défendre notre souveraineté numérique ?

(Source : Facebook, 5 février 2026)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4790/5279 Régulation des télécoms
  • 356/5279 Télécentres/Cybercentres
  • 3427/5279 Economie numérique
  • 1824/5279 Politique nationale
  • 5279/5279 Fintech
  • 578/5279 Noms de domaine
  • 2403/5279 Produits et services
  • 1494/5279 Faits divers/Contentieux
  • 771/5279 Nouveau site web
  • 5127/5279 Infrastructures
  • 1842/5279 TIC pour l’éducation
  • 247/5279 Recherche
  • 258/5279 Projet
  • 3853/5279 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1887/5279 Sonatel/Orange
  • 1667/5279 Licences de télécommunications
  • 302/5279 Sudatel/Expresso
  • 1059/5279 Régulation des médias
  • 1372/5279 Applications
  • 1092/5279 Mouvements sociaux
  • 1888/5279 Données personnelles
  • 288/5279 Big Data/Données ouvertes
  • 638/5279 Mouvement consumériste
  • 372/5279 Médias
  • 661/5279 Appels internationaux entrants
  • 1811/5279 Formation
  • 95/5279 Logiciel libre
  • 2352/5279 Politiques africaines
  • 1085/5279 Fiscalité
  • 174/5279 Art et culture
  • 599/5279 Genre
  • 1819/5279 Point de vue
  • 1104/5279 Commerce électronique
  • 1516/5279 Manifestation
  • 331/5279 Presse en ligne
  • 125/5279 Piratage
  • 213/5279 Téléservices
  • 1134/5279 Biométrie/Identité numérique
  • 314/5279 Environnement/Santé
  • 351/5279 Législation/Réglementation
  • 364/5279 Gouvernance
  • 2053/5279 Portrait/Entretien
  • 152/5279 Radio
  • 778/5279 TIC pour la santé
  • 284/5279 Propriété intellectuelle
  • 69/5279 Langues/Localisation
  • 1150/5279 Médias/Réseaux sociaux
  • 2207/5279 Téléphonie
  • 195/5279 Désengagement de l’Etat
  • 1052/5279 Internet
  • 117/5279 Collectivités locales
  • 471/5279 Dédouanement électronique
  • 1271/5279 Usages et comportements
  • 1076/5279 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 577/5279 Audiovisuel
  • 4050/5279 Transformation digitale
  • 394/5279 Affaire Global Voice
  • 162/5279 Géomatique/Géolocalisation
  • 385/5279 Service universel
  • 685/5279 Sentel/Tigo
  • 180/5279 Vie politique
  • 2060/5279 Distinction/Nomination
  • 34/5279 Handicapés
  • 743/5279 Enseignement à distance
  • 710/5279 Contenus numériques
  • 605/5279 Gestion de l’ARTP
  • 184/5279 Radios communautaires
  • 2284/5279 Qualité de service
  • 533/5279 Privatisation/Libéralisation
  • 135/5279 SMSI
  • 578/5279 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2877/5279 Innovation/Entreprenariat
  • 1388/5279 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 47/5279 Internet des objets
  • 178/5279 Free Sénégal
  • 907/5279 Intelligence artificielle
  • 206/5279 Editorial
  • 4/5279 Gaming/Jeux vidéos
  • 26/5279 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous