Crise à l’Université numérique Cheikh Hamidou Kane : le SAES dénonce une situation alarmante
mardi 9 juin 2026
La section du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) de l’Université numérique Cheikh Hamidou Kane (Un-Chk) a tiré la sonnette d’alarme sur les difficultés que traverse l’établissement. Lors d’un point de presse tenu lundi, à Dakar, les responsables syndicaux ont dénoncé une crise qu’ils jugent profonde et susceptible de compromettre l’avenir de plus de 60 000 étudiants.
Selon le coordonnateur de la section locale du Saes, Mouhamadou Lamine Sarr, l’université est confrontée à de nombreuses difficultés, notamment un déficit d’infrastructures, des contraintes budgétaires, des problèmes de connectivité ainsi que des dysfonctionnements dans la gouvernance.
Le syndicat souligne qu’à huit semaines des vacances académiques, l’année universitaire 2025-2026 n’a toujours pas effectivement démarré. Les étudiants orientés depuis le mois d’octobre 2025 attendent encore le début des enseignements, une situation que les enseignants qualifient d’extrêmement préoccupante.
Face à cette situation, le Saes appelle les autorités étatiques et le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation à prendre des mesures urgentes pour rétablir le fonctionnement normal de l’institution.
Les responsables syndicaux évoquent également plusieurs difficultés liées à la gouvernance de l’université. Ils dénoncent notamment la rareté des réunions des instances académiques, la marginalisation de certains organes de décision, l’arrêt de plusieurs contrats de travail sans concertation ainsi qu’un manque de transparence dans certains recrutements administratifs.
Le syndicat estime par ailleurs que le climat social s’est progressivement détérioré au cours des seize derniers mois, avec une remise en cause de certains acquis et une gestion qu’il qualifie de peu concertée.
Malgré ces difficultés, le Saes rappelle les efforts consentis depuis plusieurs années par les enseignants, le personnel administratif et les étudiants pour assurer la continuité pédagogique et préserver les performances de l’université. Selon ses responsables, ces sacrifices ont permis à l’Un-Chk d’obtenir des résultats significatifs et de s’imposer comme un acteur majeur de l’enseignement supérieur numérique au Sénégal.
La section syndicale appelle enfin ses membres à rester mobilisés et n’exclut pas de recourir à d’autres formes d’action si aucune réponse concrète n’est apportée à ses préoccupations.
(Source : RTS, 9 juin 2026)
OSIRIS