Création d’un EME national ou un portage par la Poste en tant que filiale
dimanche 1er novembre 2026
n 2025, les transactions de monnaie électronique dans l’UEMOA ont atteint 219 151 milliards (en hausse de 39,7 % par rapport à 2024).
Nous attendons encore une hausse de près de 35 % cette année. C’est dire que ce secteur est fortement dynamique et hautement stratégique avec plus de 172 millions de comptes ouverts, très loin devant les banques.
En posant l’hypothèse d’une commission de 1 % pour les opérateurs, la coquette somme de 2152 milliards s’est retrouvée dans l’escarcelle de 18 opérateurs agréés de notre zone. 26 % de ce pactole sont revenus aux opérateurs établis au Sénégal.
Au Sénégal, deux opérateurs font la pluie et le beau temps avec plus de 58 000 milliards d’échanges sans aucune visibilité réelle des autorités (BCEAO et État).
À l’instar du Brésil avec son PIX, le Sénégal a l’obligation de mettre en place un EME qui se chargera définitivement les bourses familiales, les avances aux fonctionnaires, les bourses aux étudiants, la réception des contraventions, le paiement des redevances, etc.
Des opérateurs détenant leurs infrastructures hors du territoire, œuvrent dans une parfaite opacité quant aux volumes réels de leurs transactions, biaisent la sincérité des flux et la disponibilité des données. L’État, malgré sa taxe (régime de déclaration) sur les opérateurs, n’a aucune visibilité sur les activités.
Un EME rapporterait plus des taxes instaurées sur les jeux et le tabac ; nous avons les compétences techniques et managériales pour le faire.
Excellent début de semaine à tous.
Cheikh Oumar Diagne
(Source : Facebook, 1er novembre 2026)
OSIRIS