OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Année 2026 > Septembre 2026 > Coupure de l’Internet administratif : le Ministre des Télécommunications (…)

Coupure de l’Internet administratif : le Ministre des Télécommunications promet d’assumer ses responsabilités dans ce dossier impliquant Sénégal Numérique S.A

jeudi 24 septembre 2026

Infrastructures

Sa réaction était très attendue après les révélations exclusives du Tech Observateur sur la coupure de l’Internet administratif décidée par Cabo Verde Telecom. Vingt-quatre heures après la publication de notre enquête, qui faisait état de factures impayées et d’une information stratégique passée sous silence, Samba Diouf a pris la parole. Face à une affaire lourde de conséquences, le Ministre du Numérique a choisi des mots mesurés.

Dans son commentaire publié sous notre post LinkedIn, le successeur d’Alioune Sall insiste sur la continuité du service, la transparence et la nécessité de corriger les défaillances. Avec le tact et la prudence d’un diplomate, il laisse toutefois plusieurs questions en suspens : quelle vérité reste à dire ? Quelles défaillances faut-il corriger ? Et quelles responsabilités entend-il assumer ?

D’un côté, un Directeur général qui passe sous silence les causes véritables de la coupure et se contente d’évoquer un simple « dysfonctionnement ». De l’autre, un Ministre chargé du secteur qui appelle à dire la vérité. Quatre mois après sa nomination, Samba Diouf semble vouloir inscrire sa réaction dans l’exigence de transparence portée par le « jub, jubal, jubanti ». Reste à savoir ce que cet appel changera dans le traitement de l’affaire.

« La souveraineté numérique se mesure à notre capacité à garantir le service, à dire la vérité et à corriger ce qui doit l’être », affirme-t-il. La formule prend un relief particulier à la lecture de la réponse adressée par Sénégal Numérique SA à notre rédaction. La société a confirmé une interruption de la connexion internationale de l’administration entre les 10 et 11 septembre 2026. Elle a cependant évoqué « un arrêt de service » chez l’un de ses fournisseurs et qualifié l’épisode de « dysfonctionnement », sans identifier Cabo Verde Telecom, ni mentionner les factures impayées qui, selon les informations recueillies par Le Tech Observateur, sont à l’origine de la suspension.

Monsieur Diouf demandera-t-il à Sénégal Numérique SA de livrer un récit complet des faits ? Combien de factures étaient en souffrance, depuis quand et pour quel montant ? La société avait-elle reçu des avertissements avant la suspension ? Qui en avait été informé, au sein de l’entreprise et de sa tutelle ? Il reste aussi à établir quels services administratifs ont été touchés et comment ils ont fonctionné pendant les près de vingt-quatre heures d’interruption. Sans réponses à ces questions, l’appel à « dire la vérité » demeurera un principe sans traduction publique.

« Nous assumerons nos responsabilités » : quelles suites ?

Cette promesse du Ministre sénégalais des Télécommunications et du Numérique appelle, elle aussi, des précisions. Samba Diouf demandera-t-il une enquête sur les circonstances de la coupure et sur la gestion des paiements dus à Cabo Verde Telecom ? Cherchera-t-il à déterminer à quel moment le risque de suspension a été identifié et quelles décisions ont été prises pour l’éviter ? Établir les faits permettrait de distinguer ce qui relève d’un défaut de paiement, d’une défaillance dans le suivi du contrat ou d’une faiblesse plus profonde dans l’organisation de la connectivité de l’État.

Une autre question porte sur l’infrastructure elle-même. La tutelle ordonnera-t-il un audit des moyens utilisés pour connecter l’administration ? Des experts interrogés par Le Tech Observateur estiment qu’un tel examen devrait notamment vérifier les capacités disponibles, l’état des équipements et l’existence d’une route de secours réellement indépendante. Car la coupure révèle une interrogation centrale : comment la suspension du service d’un fournisseur a-t-elle pu interrompre la connexion internationale de l’administration ?

Samba Diouf rappelle qu’« une infrastructure stratégique doit être fiable, redondante et reposer sur des engagements contractuels maîtrisés ». Une solution de secours était-elle prévue ? Si elle existait, pourquoi n’a-t-elle pas pris le relais ? Dans le cas contraire, le gouvernement compte-t-il mettre en place un accès alternatif, selon quel calendrier et avec quelles garanties de fonctionnement ? La redondance invoquée par le Ministre devra pouvoir être constatée, et pas seulement annoncée.

Quel avenir pour le contrat avec Cabo Verde Telecom ?

Reste le contrat avec Cabo Verde Telecom. L’État entend-il régler les arriérés et maintenir ce partenariat, en renégocier les conditions ou choisir un autre fournisseur ? Quelle que soit l’option retenue, le règlement du différend commercial ne suffira pas à lui seul à prévenir une nouvelle interruption. Il faudra aussi établir comment l’administration continuera à fonctionner si l’une de ses voies de connexion devient indisponible.

À ce stade, Samba Diouf a énoncé les principes auxquels il veut soumettre l’action de l’État. Les décisions restent à connaître. Après près de vingt-quatre heures de coupure, « assumer nos responsabilités » suppose désormais d’expliquer ce qui s’est passé, de rendre publiques les mesures correctives et de préciser quand la connexion de l’administration sera mieux protégée.

(Source : Le Techobservateur, 24 septembre 2026)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 6696/7518 Régulation des télécoms
  • 544/7518 Télécentres/Cybercentres
  • 5191/7518 Economie numérique
  • 2673/7518 Politique nationale
  • 7441/7518 Fintech
  • 781/7518 Noms de domaine
  • 2941/7518 Produits et services
  • 2282/7518 Faits divers/Contentieux
  • 1159/7518 Nouveau site web
  • 7518/7518 Infrastructures
  • 2661/7518 TIC pour l’éducation
  • 298/7518 Recherche
  • 366/7518 Projet
  • 5241/7518 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2808/7518 Sonatel/Orange
  • 2443/7518 Licences de télécommunications
  • 435/7518 Sudatel/Expresso
  • 1524/7518 Régulation des médias
  • 1923/7518 Applications
  • 1638/7518 Mouvements sociaux
  • 2508/7518 Données personnelles
  • 220/7518 Big Data/Données ouvertes
  • 958/7518 Mouvement consumériste
  • 607/7518 Médias
  • 973/7518 Appels internationaux entrants
  • 2462/7518 Formation
  • 145/7518 Logiciel libre
  • 3180/7518 Politiques africaines
  • 1502/7518 Fiscalité
  • 252/7518 Art et culture
  • 903/7518 Genre
  • 2960/7518 Point de vue
  • 1570/7518 Commerce électronique
  • 2243/7518 Manifestation
  • 484/7518 Presse en ligne
  • 188/7518 Piratage
  • 318/7518 Téléservices
  • 1544/7518 Biométrie/Identité numérique
  • 468/7518 Environnement/Santé
  • 536/7518 Législation/Réglementation
  • 538/7518 Gouvernance
  • 2700/7518 Portrait/Entretien
  • 227/7518 Radio
  • 1174/7518 TIC pour la santé
  • 453/7518 Propriété intellectuelle
  • 92/7518 Langues/Localisation
  • 1684/7518 Médias/Réseaux sociaux
  • 2998/7518 Téléphonie
  • 297/7518 Désengagement de l’Etat
  • 1554/7518 Internet
  • 175/7518 Collectivités locales
  • 644/7518 Dédouanement électronique
  • 1815/7518 Usages et comportements
  • 1548/7518 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 902/7518 Audiovisuel
  • 4961/7518 Transformation digitale
  • 586/7518 Affaire Global Voice
  • 257/7518 Géomatique/Géolocalisation
  • 498/7518 Service universel
  • 991/7518 Sentel/Tigo
  • 263/7518 Vie politique
  • 2449/7518 Distinction/Nomination
  • 55/7518 Handicapés
  • 1055/7518 Enseignement à distance
  • 1089/7518 Contenus numériques
  • 878/7518 Gestion de l’ARTP
  • 269/7518 Radios communautaires
  • 2710/7518 Qualité de service
  • 698/7518 Privatisation/Libéralisation
  • 199/7518 SMSI
  • 773/7518 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 4087/7518 Innovation/Entreprenariat
  • 2028/7518 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 69/7518 Internet des objets
  • 263/7518 Free Sénégal
  • 1150/7518 Intelligence artificielle
  • 302/7518 Editorial
  • 15/7518 Gaming/Jeux vidéos
  • 42/7518 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous