Côte d’Ivoire : une alliance nationale pour accélérer le développement de l’IA
lundi 14 septembre 2026
Adoptée en 2025, la stratégie ivoirienne sur l’IA fixe à l’horizon 2030 les grandes orientations du pays dans un domaine appelé à transformer l’agriculture, la santé, l’éducation et les services publics. Sa mise en œuvre suppose désormais une mobilisation accrue des acteurs économiques.
La Côte d’Ivoire veut accélérer le déploiement de solutions d’intelligence artificielle dans l’administration et les secteurs économiques. À l’issue de la deuxième édition d’IMPACT IA, vendredi 11 septembre à Abidjan, le gouvernement et le secteur privé ont signé le Pacte de l’Alliance nationale pour l’intelligence artificielle, présenté comme un cadre destiné à coordonner leurs actions dans ce domaine.
Le document a été paraphé par Djibril Ouattara (photo), ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, ainsi que par les représentants de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI) et de la Chambre de commerce et d’industrie. Le pacte porte notamment sur l’accès et la structuration des données, les infrastructures, la formation, la recherche et l’innovation. Il prévoit également de favoriser une utilisation éthique de l’IA. Pour le ministre, l’objectif est désormais d’accélérer l’adoption de la technologie et de passer aux résultats mesurables.
Cette orientation intervient alors qu’Abidjan cherche à réduire l’écart entre les stratégies nationales et les applications concrètes. Les trois jours d’IMPACT IA 2026 ont permis d’identifier 77 cas d’usage dans des secteurs comme l’administration publique, l’agriculture, la santé, l’éducation et les services aux populations. Le ministère veut notamment faire évoluer ces initiatives de la phase de prototypage vers des solutions effectivement déployées, avec des infrastructures et des modèles adaptés aux besoins locaux.
Le gouvernement a déjà intégré cet objectif dans son Plan d’accélération 2026‑2028, qui comprend 40 projets prioritaires répartis autour de sept piliers. Pour l’IA, cinq initiatives ont été retenues : améliorer la productivité des usagers, renforcer la compétitivité des secteurs économiques, définir et configurer une IA nationale, poser les bases d’un écosystème local et mettre en place un cadre d’utilisation éthique ainsi que des mécanismes de pilotage. La feuille de route s’appuie sur la Stratégie nationale de l’intelligence artificielle, adoptée en 2025, qui fixe les orientations du pays à l’horizon 2030.
Samira Njoya
(Source : WeAreTechAfrica, 14 septembre 2026)
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