Côte d’Ivoire : la plateforme e-justice s’étend à l’ensemble des juridictions du pays
mardi 30 juin 2026
En janvier 2025, les autorités ivoiriennes ont lancé la dématérialisation des actes de justice. Avec l’intégration des dernières juridictions, le déploiement national de la plateforme est désormais achevé.
La Côte d’Ivoire a achevé, le lundi 29 juin 2026, le déploiement national de sa plateforme de dématérialisation des actes de justice.
Lors d’une cérémonie tenue à Divo, le garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Jean Sansan Kambilé, a annoncé l’intégration de onze nouvelles juridictions à e-justice.ci, portant à 39 le nombre total de juridictions connectées, soit l’ensemble des juridictions du pays.
Les juridictions de Divo, Oumé, Sinfra, Lakota, Gagnoa, Soubré, Guiglo, Tabou, Sassandra, Issia et Danané rejoignent ainsi la plateforme. Désormais, les certificats de nationalité et les extraits de casier judiciaire sont délivrés exclusivement via cette plateforme sur l’ensemble du territoire.
Le ministère a par ailleurs annoncé l’introduction de nouveaux services en ligne : la délivrance des bulletins n° 1 et n° 2 du casier judiciaire pour les administrations, du bulletin n° 3 pour les Ivoiriens nés à l’étranger et les ressortissants étrangers résidant en Côte d’Ivoire, ainsi que les demandes d’authentification d’actes. D’autres procédures judiciaires dématérialisées doivent être progressivement intégrées.
Un déploiement progressif depuis janvier 2025
Le projet a été lancé en janvier 2025 dans deux juridictions pilotes, Yopougon et Dabou, avant une première extension à dix juridictions supplémentaires en juin 2025, portant le total à 12. Une deuxième phase, déployée en avril 2026, avait connecté 16 juridictions supplémentaires, portant le total à 28.
Selon les chiffres communiqués par le ministère de la Justice en avril 2026, la plateforme avait alors permis la délivrance de plus de deux millions d’actes judiciaires depuis son lancement, dont environ 80 % traités en moins de 72 heures, soit une réduction de 57 % du délai moyen de délivrance par rapport au circuit papier. Ces statistiques n’ont toutefois pas été actualisées dans le communiqué du 29 juin.
Adoni Conrad Quenum
(Source : Agence Ecofin, 30 juin 2026)
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