OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Année 2026 > Septembre 2026 > Côte d’Ivoire : l’État et le secteur privé scellent une alliance pour (…)

Côte d’Ivoire : l’État et le secteur privé scellent une alliance pour accélérer l’adoption de l’intelligence artificielle

lundi 14 septembre 2026

Intelligence artificielle

La Côte d’Ivoire gagne du terrain dans la structuration de sa politique nationale en matière d’intelligence artificielle. À l’issue de la deuxième édition d’IMPACT IA, organisée du 9 au 11 septembre 2026 à Abidjan, l’État et le secteur privé ont signé le Pacte de l’Alliance nationale pour l’intelligence artificielle, avec l’ambition d’accélérer le développement et surtout l’adoption des technologies d’IA dans l’économie ivoirienne.

La signature, intervenue vendredi 11 septembre lors de la clôture de la conférence, marque la volonté des autorités de ne plus limiter leur stratégie à l’expérimentation, mais de créer les conditions d’un passage à l’échelle. Le Pacte a été paraphé au nom du gouvernement par Djibril Ouattara, ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, aux côtés des représentants de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI) et de la Chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire (CCI-CI).

L’initiative s’inscrit dans une démarche plus large visant à fédérer les acteurs publics, les entreprises, les chercheurs, les startups et les partenaires autour d’une politique nationale de l’IA. Le site officiel d’IMPACT IA présente ainsi l’Alliance comme l’un des principaux résultats attendus de cette deuxième édition.

De la stratégie aux cas d’usage

Le choix d’un partenariat entre l’État et le secteur privé intervient alors que la Côte d’Ivoire cherche à transformer sa stratégie nationale d’intelligence artificielle en projets concrets.

Lors des travaux préparatoires d’IMPACT IA, organisés autour de plusieurs secteurs prioritaires, 77 cas d’usage de l’IA ont été identifiés. Après analyse et arbitrage, 11 ont été retenus comme prioritaires : trois dans la santé, deux dans l’agriculture, deux dans l’éducation, deux dans l’administration publique et deux dans le secteur privé.

Cette sélection constitue l’un des principaux enseignements de la conférence. Elle traduit une volonté de partir des problèmes opérationnels du pays plutôt que de privilégier une approche exclusivement technologique.

Les autorités ivoiriennes souhaitent notamment explorer les possibilités offertes par l’IA pour améliorer les services publics, renforcer la productivité agricole, soutenir le système de santé, accompagner l’éducation et accroître la compétitivité des entreprises.

Le Premier ministre Robert Beugré Mambé avait fixé cette orientation dès l’ouverture de la conférence, en appelant les participants à déboucher sur un portefeuille de cas d’usage prioritaires, une identification des conditions nécessaires à leur réussite ainsi qu’une feuille de route opérationnelle et budgétisée.

Données, infrastructures et compétences : les conditions du passage à l’échelle

Au-delà des applications, les discussions d’IMPACT IA ont également mis en évidence les infrastructures nécessaires au développement d’un écosystème national de l’intelligence artificielle.

Les travaux identifient plusieurs prérequis : accès aux données, capacités de calcul, infrastructures numériques, cloud, énergie, compétences, financement, cybersécurité et gouvernance. Ces éléments doivent permettre de créer un environnement suffisamment robuste pour que les projets identifiés puissent passer du stade expérimental au déploiement.

La question des données apparaît notamment comme un enjeu central. Sans données accessibles, structurées et correctement gouvernées, la capacité à développer des solutions d’IA adaptées aux réalités ivoiriennes demeure limitée.

À cela s’ajoute la question des compétences. Le gouvernement entend renforcer la formation dans les métiers liés à l’intelligence artificielle et aux technologies numériques, tandis que le secteur privé est appelé à investir davantage dans la formation de ses propres équipes.

Un rôle accru pour les entreprises

C’est précisément sur ce point que le Pacte de l’Alliance nationale prend une dimension stratégique.

Pour le ministre Djibril Ouattara, l’État ne peut pas porter seul la transformation liée à l’intelligence artificielle. Le secteur privé doit participer à l’investissement, à l’adoption des technologies et à la création de nouvelles compétences.

« Vous avez un rôle crucial à jouer dans cette transformation », a-t-il déclaré à l’adresse des chefs d’entreprise, les appelant notamment à investir dans l’IA, former leurs équipes et intégrer ces technologies dans leurs processus.

Cette implication du secteur privé est d’autant plus importante que l’objectif affiché par les autorités est de faire de l’intelligence artificielle un levier de compétitivité économique, et non uniquement un outil destiné à l’administration.

L’enjeu consiste donc désormais à faire émerger des investissements, des projets et des solutions capables de répondre à des besoins identifiés localement.

Une feuille de route attendue

La signature du Pacte ne constitue toutefois qu’une étape. Les prochaines échéances seront déterminantes pour mesurer la portée réelle de l’engagement pris par les différentes parties.

Selon les éléments présentés à la clôture d’IMPACT IA, les travaux doivent déboucher sur une feuille de route IA sur trois ans, accompagnée d’une analyse de la faisabilité technique et financière des projets retenus. Un rapport global d’audit et de stratégie nationale doit également être publié afin d’orienter les prochaines actions de l’écosystème ivoirien de l’IA.

Le gouvernement entend par ailleurs inscrire cette politique dans son Plan d’accélération 2026-2028, qui fait de l’intelligence artificielle l’un des axes de transformation numérique du pays, aux côtés notamment de la connectivité, de la transformation numérique de l’administration, de la cybersécurité et du développement des compétences numériques.

Abidjan veut renforcer son positionnement régional

Au-delà des enjeux nationaux, cette dynamique participe à une ambition plus large : positionner la Côte d’Ivoire comme l’un des pôles de référence de l’intelligence artificielle en Afrique de l’Ouest.

IMPACT IA 2026 a réuni des représentants de l’administration, du secteur privé, de la recherche, des startups et des partenaires techniques et financiers. Le gouvernement ivoirien veut désormais transformer cette mobilisation en une coalition durable autour de projets concrets.

La véritable mesure du Pacte sera donc moins sa signature que sa capacité à produire des résultats : solutions effectivement déployées, entreprises accompagnées, compétences développées, investissements mobilisés et amélioration mesurable des services aux citoyens.

Après avoir consacré trois jours à définir les priorités, la Côte d’Ivoire entre ainsi dans une phase plus exigeante : celle de l’exécution.

(Source : Social Net Link, 14 septembre 2026)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 8978/10685 Régulation des télécoms
  • 530/10685 Télécentres/Cybercentres
  • 6853/10685 Economie numérique
  • 3205/10685 Politique nationale
  • 10685/10685 Fintech
  • 999/10685 Noms de domaine
  • 3603/10685 Produits et services
  • 2676/10685 Faits divers/Contentieux
  • 1230/10685 Nouveau site web
  • 10539/10685 Infrastructures
  • 3233/10685 TIC pour l’éducation
  • 303/10685 Recherche
  • 363/10685 Projet
  • 6981/10685 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 3196/10685 Sonatel/Orange
  • 2866/10685 Licences de télécommunications
  • 430/10685 Sudatel/Expresso
  • 1772/10685 Régulation des médias
  • 2189/10685 Applications
  • 2072/10685 Mouvements sociaux
  • 3106/10685 Données personnelles
  • 285/10685 Big Data/Données ouvertes
  • 1050/10685 Mouvement consumériste
  • 599/10685 Médias
  • 1014/10685 Appels internationaux entrants
  • 3160/10685 Formation
  • 182/10685 Logiciel libre
  • 4362/10685 Politiques africaines
  • 2114/10685 Fiscalité
  • 259/10685 Art et culture
  • 990/10685 Genre
  • 2950/10685 Point de vue
  • 1901/10685 Commerce électronique
  • 2528/10685 Manifestation
  • 483/10685 Presse en ligne
  • 189/10685 Piratage
  • 313/10685 Téléservices
  • 1984/10685 Biométrie/Identité numérique
  • 573/10685 Environnement/Santé
  • 713/10685 Législation/Réglementation
  • 697/10685 Gouvernance
  • 3830/10685 Portrait/Entretien
  • 217/10685 Radio
  • 1549/10685 TIC pour la santé
  • 421/10685 Propriété intellectuelle
  • 88/10685 Langues/Localisation
  • 2100/10685 Médias/Réseaux sociaux
  • 4252/10685 Téléphonie
  • 288/10685 Désengagement de l’Etat
  • 2297/10685 Internet
  • 171/10685 Collectivités locales
  • 743/10685 Dédouanement électronique
  • 2092/10685 Usages et comportements
  • 1683/10685 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 840/10685 Audiovisuel
  • 7030/10685 Transformation digitale
  • 584/10685 Affaire Global Voice
  • 277/10685 Géomatique/Géolocalisation
  • 633/10685 Service universel
  • 1041/10685 Sentel/Tigo
  • 262/10685 Vie politique
  • 2861/10685 Distinction/Nomination
  • 51/10685 Handicapés
  • 1440/10685 Enseignement à distance
  • 1492/10685 Contenus numériques
  • 880/10685 Gestion de l’ARTP
  • 267/10685 Radios communautaires
  • 3759/10685 Qualité de service
  • 832/10685 Privatisation/Libéralisation
  • 198/10685 SMSI
  • 886/10685 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 5259/10685 Innovation/Entreprenariat
  • 3237/10685 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 69/10685 Internet des objets
  • 301/10685 Free Sénégal
  • 2069/10685 Intelligence artificielle
  • 294/10685 Editorial
  • 15/10685 Gaming/Jeux vidéos
  • 40/10685 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous