OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2025 > Août 2025 > Consommation numérique : L’Intelligence artificielle, une technologie énergivore

Consommation numérique : L’Intelligence artificielle, une technologie énergivore

dimanche 10 août 2025

Intelligence artificielle

Derrière la puissance de calcul et la rapidité des systèmes d’intelligence artificielle se cache une réalité souvent négligée : leur consommation énergétique colossale. De la phase d’apprentissage (training) à l’utilisation quotidienne (inférence), l’IA, en particulier l’IA générative, pèse lourdement sur les ressources électriques mondiales, soulevant de sérieuses questions sur son impact environnemental et la nécessité d’une sobriété numérique.

Si l’IA fascine par ses capacités, son coût énergétique est tout sauf abstrait. Une simple requête adressée à un outil comme ChatGPT peut être jusqu’à dix fois plus gourmande en électricité qu’une recherche classique sur Google. Cette consommation ne concerne pas uniquement l’électricité, mais aussi l’eau, utilisée pour le refroidissement des serveurs. Selon des estimations, la formation d’un modèle comme GPT-3 aurait généré l’équivalent de 552 tonnes de carbone et nécessité près de 700 000 litres d’eau.

Ces chiffres donnent le vertige et interrogent sur l’impact de l’adoption massive de ces technologies. Le chercheur Alex de Vries met en garde contre ce phénomène, plaidant pour « la sobriété des usages de l’IA » et soulignant que la phase d’utilisation par le grand public est désormais un facteur majeur de cette explosion énergétique.

Le cœur du problème : les centres de données, moteurs gourmands de l’IA

Les centres de données (data centers) sont le cœur névralgique de l’intelligence artificielle, et leur fonctionnement est particulièrement gourmand en énergie. La consommation électrique de ces installations se divise en plusieurs postes principaux. La majeure partie, soit environ 50%, est consommée par les serveurs qui effectuent les calculs et le stockage de données. L’exécution des algorithmes d’IA, avec leurs millions de paramètres, exige une puissance de calcul phénoménale qui se traduit directement en électricité.

Pour éviter la surchauffe causée par cette intense activité, les systèmes de refroidissement prennent le relais, consommant à eux seuls entre 30 et 40% de l’énergie totale. Enfin, les pertes d’énergie liées à la conversion et à la distribution de l’électricité, ainsi que l’alimentation de l’éclairage et d’autres équipements, représentent les 10 à 20% restants. Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la consommation mondiale des centres de données pourrait doubler d’ici 2026, illustrant à quel point ces infrastructures sont énergivores et que leur explosion, en grande partie due à l’IA, a des répercussions directes sur l’énergie à l’échelle mondiale.

Selon une infographie publiée dans Le Monde, nous constatons que 4% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde proviennent du numérique, ce qui représente 2 fois plus que le transport aérien et cette tendance n’est pas prête à s’arrêter. En effet, selon les estimations et les projections ce chiffre devrait presque doubler en 2025 pour atteindre 7,6%.

Dans cette vidéo, Malivina Raud, une journaliste française explique le mécanisme, la consommation énergétique de l’IA générative.

Le manque de transparence, un défi de taille

Malgré cette demande énergétique en constante augmentation, la transparence reste un problème majeur. Un rapport de SambaNova révèle que la plupart des entreprises ignorent la consommation énergétique de leurs propres systèmes d’IA. Seulement 13 % d’entre elles surveilleraient cette donnée, ce qui rend difficile toute tentative d’optimisation ou de régulation.

L’essor de l’IA soulève ainsi une question cruciale : si elle promet de résoudre des problèmes complexes, elle crée dans le même temps un défi environnemental d’une ampleur inédite. À l’avenir, la quête de performance devra nécessairement s’accompagner d’une prise de conscience et d’un effort de sobriété, tant du côté des développeurs que des utilisateurs.

Cheikh Tidiane Ndiaye

(Source : Le Soleil, 10 août 2025)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4701/5139 Régulation des télécoms
  • 393/5139 Télécentres/Cybercentres
  • 3579/5139 Economie numérique
  • 1943/5139 Politique nationale
  • 5094/5139 Fintech
  • 531/5139 Noms de domaine
  • 2062/5139 Produits et services
  • 1565/5139 Faits divers/Contentieux
  • 827/5139 Nouveau site web
  • 5139/5139 Infrastructures
  • 1845/5139 TIC pour l’éducation
  • 200/5139 Recherche
  • 256/5139 Projet
  • 4065/5139 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1914/5139 Sonatel/Orange
  • 1655/5139 Licences de télécommunications
  • 295/5139 Sudatel/Expresso
  • 1040/5139 Régulation des médias
  • 1445/5139 Applications
  • 1370/5139 Mouvements sociaux
  • 1851/5139 Données personnelles
  • 131/5139 Big Data/Données ouvertes
  • 620/5139 Mouvement consumériste
  • 388/5139 Médias
  • 695/5139 Appels internationaux entrants
  • 1738/5139 Formation
  • 109/5139 Logiciel libre
  • 2080/5139 Politiques africaines
  • 1024/5139 Fiscalité
  • 201/5139 Art et culture
  • 610/5139 Genre
  • 1908/5139 Point de vue
  • 1114/5139 Commerce électronique
  • 1543/5139 Manifestation
  • 342/5139 Presse en ligne
  • 146/5139 Piratage
  • 242/5139 Téléservices
  • 1122/5139 Biométrie/Identité numérique
  • 341/5139 Environnement/Santé
  • 349/5139 Législation/Réglementation
  • 425/5139 Gouvernance
  • 1960/5139 Portrait/Entretien
  • 166/5139 Radio
  • 814/5139 TIC pour la santé
  • 335/5139 Propriété intellectuelle
  • 75/5139 Langues/Localisation
  • 1105/5139 Médias/Réseaux sociaux
  • 1976/5139 Téléphonie
  • 210/5139 Désengagement de l’Etat
  • 1137/5139 Internet
  • 128/5139 Collectivités locales
  • 463/5139 Dédouanement électronique
  • 1224/5139 Usages et comportements
  • 1075/5139 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 643/5139 Audiovisuel
  • 3340/5139 Transformation digitale
  • 399/5139 Affaire Global Voice
  • 181/5139 Géomatique/Géolocalisation
  • 350/5139 Service universel
  • 726/5139 Sentel/Tigo
  • 207/5139 Vie politique
  • 1636/5139 Distinction/Nomination
  • 34/5139 Handicapés
  • 738/5139 Enseignement à distance
  • 764/5139 Contenus numériques
  • 633/5139 Gestion de l’ARTP
  • 188/5139 Radios communautaires
  • 1858/5139 Qualité de service
  • 467/5139 Privatisation/Libéralisation
  • 167/5139 SMSI
  • 493/5139 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2788/5139 Innovation/Entreprenariat
  • 1454/5139 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 47/5139 Internet des objets
  • 183/5139 Free Sénégal
  • 664/5139 Intelligence artificielle
  • 235/5139 Editorial
  • 9/5139 Gaming/Jeux vidéos
  • 27/5139 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous