Centrafrique : le réseau internet par satellite Starlink désormais disponible
lundi 23 mars 2026
La Centrafrique franchit une nouvelle étape dans son accès à Internet. Lundi 16 mars à Bangui, les autorités nationales ont officiellement lancé le service internet par satellite Starlink, proposé par l’entreprise américaine SpaceX, d’Elon Musk. Selon un rapport de l’Union internationale des télécommunications publié en 2025, seulement 839 000 Centrafricains, soit 15 % de la population estimée à près de six millions d’habitants, ont aujourd’hui accès à internet. Avec ce lancement, le pays espère augmenter le nombre d’utilisateurs et améliorer le taux de connectivité, en particulier dans les zones reculées.
Les autorités de Centrafrique misent sur Starlink pour faciliter l’accès au numérique, réduire les difficultés rencontrées par les internautes et soutenir le développement économique et social du pays. Entre les marchés bruyants et les quartiers populaires de Bangui, un nom est aujourd’hui sur toutes les lèvres : Starlink. Willhem Sakanga en a déjà fait l’expérience. « Actuellement, je l’utilise constamment dans le cadre de mon travail. Non seulement la connexion est fluide, mais la qualité du réseau est excellente. Il suffit de faire un petit clic pour que la démarche qu’on veut suivre puisse bien aboutir ».
À bord de son véhicule, Gilles-Elancy a installé un kit Starlink, lui permettant de se connecter à Internet. « J’ai opté pour le Starlink mini parce qu’il est mobile. De nos jours, la technologie évolue, on assiste à la création des start-up. Les jeunes entrepreneurs en ont besoin. Là où c’est interessant, c’est qu’on est connecté via satellite donc on peut l’amener partout ».
DEVEA-Centrafrique s’impose comme le principal fournisseur d’équipements Starlink dans le pays. L’entreprise travaille en collaboration avec une dizaine de sociétés accréditées par le gouvernement. Le prix des kits varie entre 130 000 et 250 000 francs CFA (entre 200 et 380 euros). À ce coût initial s’ajoute un abonnement selon Fleur Kombouali, directrice commerciale de l’entreprise Andonick. « DEVEA-Centrafrique a fixé le prix pour l’abonnement mensuel à 33 000 FCFA. Chacune des entreprises accréditées mettra une marge pour avoir un bénéfice ».
La connexion est fiable, mais le coût des équipements et de l’abonnement reste très élevé pour une grande partie des Centrafricains dont le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) est de 35 000 FCFA soit environ 53 euros.
Rolf Steve Domia-Leu
(Source : RFI, 23 mars 2026)
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