OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Année 2026 > Juillet 2026 > Ce que Visa veut apporter au mobile money africain

Ce que Visa veut apporter au mobile money africain

vendredi 3 juillet 2026

Fintech

Longtemps perçus comme des concurrents, le réseau de cartes et les portefeuilles mobiles se rapprochent. Au Visa Payments Forum, les dirigeants du groupe américain ont détaillé ce qu’ils entendent apporter à un secteur dont l’Afrique subsaharienne concentre les deux tiers de la valeur mondiale : interopérabilité, ouverture internationale, sécurité et nouveaux usages.

En Afrique, où le portefeuille mobile est devenu le principal moyen d’accès aux services financiers pour des centaines de millions de personnes, Visa a longtemps été perçu comme un rival du mobile money.

Lors du forum annuel du réseau, organisé à Paris, ses responsables ont défendu une tout autre posture : celle d’un partenaire apportant aux opérateurs des capacités complémentaires. « Notre objectif n’est pas de les concurrencer, mais de leur apporter la résilience et l’ouverture vers le reste du monde », a résumé Aminata Kane, responsable de Visa pour l’Afrique de l’Ouest et centrale et ancienne dirigeante d’Orange Money.

La première contribution revendiquée est l’ouverture internationale. Le mobile money a d’abord servi aux dépôts et retraits d’argent, puis aux transferts et au paiement de factures, avant de s’étendre aux paiements en magasin. Visa propose d’y ajouter une nouvelle couche : une carte virtuelle adossée à un portefeuille mobile, permettant à son détenteur d’effectuer des achats en ligne sur des plateformes internationales et de réaliser des transferts au-delà des frontières. Autrement dit, il s’agit de connecter un portefeuille mobile domestique à un réseau mondial de plus de 21 millions de commerçants, là où son utilisation se limitait souvent aux frontières du pays ou de l’opérateur.

Cette logique répond à une limite que les dirigeants de Visa reconnaissent. Les portefeuilles mobiles comme Wave ou M-Pesa offrent encore des services essentiellement centrés sur les transferts et les paiements du quotidien, avec une portée transfrontalière limitée, a estimé Tareq Muhmood, président de Visa pour la région Afrique, Moyen-Orient et Europe centrale, alors que le réseau peut « élargir considérablement ce qu’ils proposent ». Pour Visa, l’enjeu n’est pas de détourner les clients des opérateurs, mais de s’appuyer sur leur base d’utilisateurs afin d’en étendre les usages.

La deuxième contribution concerne la sécurité. « On parle d’argent, donc c’est sensible, et les fraudeurs montent en compétence », rappelle Aminata Kane. Le groupe met en avant les solutions de cybersécurité et de résilience développées pour son propre réseau, désormais proposées aux banques, aux fintechs et aux opérateurs afin de sécuriser des transactions dont le volume ne cesse de croître. Cette dimension prend une importance particulière à mesure que l’interopérabilité des paiements se généralise sur le continent, multipliant les points d’entrée potentiels pour la fraude. La dirigeante a également indiqué que Visa avait lancé la tokenisation avec plusieurs banques au Ghana, une technologie qui remplace le numéro de carte par un jeton sécurisé.

La troisième contribution porte sur l’acceptation des paiements et l’accompagnement des petites entreprises. Shahebaz Khan, responsable des activités commerciales liées aux transferts de fonds pour la région, a présenté plusieurs solutions destinées aux commerçants : un téléphone transformé en terminal de paiement, des terminaux à faible coût acceptant à la fois les QR codes et le paiement sans contact, ou encore Visa Direct, qui permet de transférer des fonds vers des milliards de points de destination dans plus de 190 pays.

Le réseau a également présenté Visa Pay, une solution fonctionnant sur un téléphone classique, sans smartphone ni compte bancaire, conçue pour les populations les moins équipées. Selon Visa, la carte offre aux commerçants davantage de recours en cas de litige, une meilleure traçabilité des transactions et un accès facilité au crédit.

Reste que ce rapprochement s’opère sur un terrain déjà largement occupé. L’Afrique subsaharienne concentre les deux tiers de la valeur mondiale du mobile money, selon la GSMA, et près d’un tiers des comptes ouverts dans le monde se trouvent sur le continent, selon Aminata Kane. Les opérateurs télécoms détiennent la relation avec les clients, la marque et le réseau d’agents ; Visa se positionne comme un fournisseur d’infrastructures et de services complémentaires.

La dirigeante insiste sur la portée de cette transformation : pour beaucoup d’Africains, le portefeuille mobile est « le premier compte de leur vie », un saut technologique qui a permis à des populations entières de passer de l’absence de compte à l’accès à des services financiers.

Fiacre E. Kakpo

(Source : Agence Ecofin, 3 juillet 2026)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2265/2701 Régulation des télécoms
  • 178/2701 Télécentres/Cybercentres
  • 1714/2701 Economie numérique
  • 905/2701 Politique nationale
  • 2460/2701 Fintech
  • 267/2701 Noms de domaine
  • 1101/2701 Produits et services
  • 736/2701 Faits divers/Contentieux
  • 371/2701 Nouveau site web
  • 2701/2701 Infrastructures
  • 880/2701 TIC pour l’éducation
  • 97/2701 Recherche
  • 122/2701 Projet
  • 1685/2701 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 916/2701 Sonatel/Orange
  • 810/2701 Licences de télécommunications
  • 143/2701 Sudatel/Expresso
  • 506/2701 Régulation des médias
  • 655/2701 Applications
  • 533/2701 Mouvements sociaux
  • 824/2701 Données personnelles
  • 74/2701 Big Data/Données ouvertes
  • 310/2701 Mouvement consumériste
  • 186/2701 Médias
  • 328/2701 Appels internationaux entrants
  • 830/2701 Formation
  • 50/2701 Logiciel libre
  • 1070/2701 Politiques africaines
  • 499/2701 Fiscalité
  • 84/2701 Art et culture
  • 291/2701 Genre
  • 889/2701 Point de vue
  • 524/2701 Commerce électronique
  • 743/2701 Manifestation
  • 162/2701 Presse en ligne
  • 62/2701 Piratage
  • 102/2701 Téléservices
  • 482/2701 Biométrie/Identité numérique
  • 155/2701 Environnement/Santé
  • 172/2701 Législation/Réglementation
  • 186/2701 Gouvernance
  • 906/2701 Portrait/Entretien
  • 73/2701 Radio
  • 400/2701 TIC pour la santé
  • 154/2701 Propriété intellectuelle
  • 30/2701 Langues/Localisation
  • 604/2701 Médias/Réseaux sociaux
  • 983/2701 Téléphonie
  • 99/2701 Désengagement de l’Etat
  • 594/2701 Internet
  • 59/2701 Collectivités locales
  • 205/2701 Dédouanement électronique
  • 626/2701 Usages et comportements
  • 517/2701 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 281/2701 Audiovisuel
  • 1669/2701 Transformation digitale
  • 199/2701 Affaire Global Voice
  • 91/2701 Géomatique/Géolocalisation
  • 166/2701 Service universel
  • 334/2701 Sentel/Tigo
  • 90/2701 Vie politique
  • 848/2701 Distinction/Nomination
  • 18/2701 Handicapés
  • 358/2701 Enseignement à distance
  • 391/2701 Contenus numériques
  • 295/2701 Gestion de l’ARTP
  • 91/2701 Radios communautaires
  • 929/2701 Qualité de service
  • 261/2701 Privatisation/Libéralisation
  • 68/2701 SMSI
  • 251/2701 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1404/2701 Innovation/Entreprenariat
  • 678/2701 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 23/2701 Internet des objets
  • 88/2701 Free Sénégal
  • 525/2701 Intelligence artificielle
  • 98/2701 Editorial
  • 21/2701 Gaming/Jeux vidéos
  • 12/2701 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous