OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Année 2026 > Avril 2026 > Burundi : une stratégie nationale de l’IA adossée à six piliers

Burundi : une stratégie nationale de l’IA adossée à six piliers

jeudi 23 avril 2026

Intelligence artificielle

Face à la montée en puissance de l’intelligence artificielle, le Burundi pose les bases d’un cadre national pour encadrer son développement. Avec une stratégie dédiée, les autorités cherchent à structurer l’écosystème local et à capter les gains économiques liés à l’exploitation des données.

Le Burundi accélère son positionnement sur les technologies émergentes. Le pays a validé, le mercredi 22 avril à Bujumbura, sa Stratégie nationale sur l’intelligence artificielle pour la période 2025‑2030. Portée par le ministère des Finances, du Budget et de l’Économie numérique avec l’appui du Programme des Nations unies pour le développement, cette feuille de route vise à faire de l’intelligence artificielle un outil opérationnel au service de la gouvernance, de la croissance et de la modernisation des services publics.

Une stratégie structurée autour de six priorités

Le premier pilier concerne la gouvernance. Il prévoit la création d’organes de pilotage, l’élaboration d’une charte d’éthique et l’adaptation du cadre réglementaire, afin d’encadrer le développement de l’IA. Cette dimension est complétée par un volet spécifique consacré à l’éthique, à l’inclusion et à la durabilité, avec des mécanismes de contrôle des algorithmes, la prise en compte des langues locales et la promotion d’une IA responsable.

Sur le plan technique, la stratégie met l’accent sur le renforcement des infrastructures numériques et des capacités de gestion des données. Elle prévoit notamment la modernisation des centres de données, la mise en place de hubs sectoriels et le développement de solutions de cloud souverain, en parallèle de l’extension des réseaux télécoms.

Le développement du capital humain constitue un autre axe central. Le gouvernement ambitionne d’adapter les formations universitaires aux métiers de l’IA, de former plus de 1000 agents publics et de soutenir l’émergence de talents, notamment à travers des programmes ciblant les jeunes et les femmes.

En parallèle, un accent particulier est mis sur l’innovation et l’entrepreneuriat. La stratégie prévoit la création de mécanismes de financement dédiés, l’installation d’incubateurs dans plusieurs villes et la mise en place d’incitations pour soutenir l’émergence de start‑up spécialisées dans l’intelligence artificielle.

Enfin, l’approche retenue privilégie des applications concrètes. Une quinzaine de projets pilotes doivent être déployés dans des secteurs clés comme la santé, avec des outils d’aide au diagnostic et de télémédecine, ou l’agriculture, via des systèmes d’alerte climatique et de conseil aux producteurs. L’objectif est de démontrer rapidement l’impact de ces technologies sur la productivité et les services publics.

Un positionnement encore en construction

Malgré ces ambitions, le Burundi part d’un niveau de maturité encore limité en matière d’infrastructures numériques et de valorisation des données. Comme dans plusieurs économies africaines, les enjeux portent sur la disponibilité des données, l’interopérabilité des systèmes et la mise en place de cadres réglementaires adaptés. La stratégie adoptée vise précisément à structurer ces fondations, en alignant les investissements, les compétences et les usages autour d’une vision cohérente. Elle s’inscrit également dans la Vision 2040‑2060 du pays, qui identifie le numérique comme un moteur de transformation économique.

Une fois mise en œuvre, cette stratégie permettra au pays de rejoindre des États africains ayant déjà structuré leur approche de l’intelligence artificielle, comme le Rwanda, le Sénégal, le Maroc ou le Bénin. Dans un contexte de compétition autour de la donnée et des technologies avancées, l’enjeu sera désormais de traduire cette ambition en déploiements concrets capables de générer des gains économiques mesurables.

Samira Njoya

(Source : WeAreTechAfrica, 23 avril 2026)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2179/2519 Régulation des télécoms
  • 173/2519 Télécentres/Cybercentres
  • 1663/2519 Economie numérique
  • 877/2519 Politique nationale
  • 2410/2519 Fintech
  • 260/2519 Noms de domaine
  • 992/2519 Produits et services
  • 728/2519 Faits divers/Contentieux
  • 368/2519 Nouveau site web
  • 2519/2519 Infrastructures
  • 859/2519 TIC pour l’éducation
  • 94/2519 Recherche
  • 121/2519 Projet
  • 1628/2519 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 906/2519 Sonatel/Orange
  • 796/2519 Licences de télécommunications
  • 139/2519 Sudatel/Expresso
  • 500/2519 Régulation des médias
  • 632/2519 Applications
  • 525/2519 Mouvements sociaux
  • 809/2519 Données personnelles
  • 70/2519 Big Data/Données ouvertes
  • 297/2519 Mouvement consumériste
  • 180/2519 Médias
  • 321/2519 Appels internationaux entrants
  • 805/2519 Formation
  • 47/2519 Logiciel libre
  • 1005/2519 Politiques africaines
  • 492/2519 Fiscalité
  • 84/2519 Art et culture
  • 290/2519 Genre
  • 865/2519 Point de vue
  • 506/2519 Commerce électronique
  • 733/2519 Manifestation
  • 159/2519 Presse en ligne
  • 62/2519 Piratage
  • 102/2519 Téléservices
  • 465/2519 Biométrie/Identité numérique
  • 154/2519 Environnement/Santé
  • 169/2519 Législation/Réglementation
  • 178/2519 Gouvernance
  • 879/2519 Portrait/Entretien
  • 72/2519 Radio
  • 376/2519 TIC pour la santé
  • 140/2519 Propriété intellectuelle
  • 29/2519 Langues/Localisation
  • 539/2519 Médias/Réseaux sociaux
  • 974/2519 Téléphonie
  • 95/2519 Désengagement de l’Etat
  • 537/2519 Internet
  • 57/2519 Collectivités locales
  • 204/2519 Dédouanement électronique
  • 567/2519 Usages et comportements
  • 514/2519 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 275/2519 Audiovisuel
  • 1574/2519 Transformation digitale
  • 191/2519 Affaire Global Voice
  • 81/2519 Géomatique/Géolocalisation
  • 161/2519 Service universel
  • 330/2519 Sentel/Tigo
  • 87/2519 Vie politique
  • 782/2519 Distinction/Nomination
  • 17/2519 Handicapés
  • 348/2519 Enseignement à distance
  • 349/2519 Contenus numériques
  • 292/2519 Gestion de l’ARTP
  • 89/2519 Radios communautaires
  • 883/2519 Qualité de service
  • 224/2519 Privatisation/Libéralisation
  • 66/2519 SMSI
  • 237/2519 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1349/2519 Innovation/Entreprenariat
  • 670/2519 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 23/2519 Internet des objets
  • 85/2519 Free Sénégal
  • 340/2519 Intelligence artificielle
  • 97/2519 Editorial
  • 7/2519 Gaming/Jeux vidéos
  • 12/2519 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous