Burkina Faso : numérisation des agréments techniques en informatique à partir du 1er avril
mercredi 18 mars 2026
Dans un contexte de transformation numérique accélérée en Afrique, le Burkina Faso avance. Les autorités viennent d’annoncer le lancement d’un nouveau service en ligne.
Au Burkina Faso, le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques a annoncé lundi 16 mars qu’à compter du mercredi 1er avril, toutes les demandes d’agrément technique en informatique (ATI) devront être déposées exclusivement en ligne, mettant fin à l’acceptation des dossiers physiques. Cette décision marque un basculement vers le « tout numérique » pour une procédure administrative stratégique.
L’ATI constitue en effet un document clé pour les entreprises du secteur informatique, attestant de leurs capacités techniques et conditionnant, dans certains cas, leur accès à des marchés publics. En centralisant les demandes via une plateforme digitale, les autorités entendent simplifier les démarches et améliorer l’efficacité du traitement des dossiers.
Concrètement, les entreprises et professionnels concernés devront désormais soumettre leurs demandes, qu’il s’agisse de nouvelles requêtes ou de renouvellements, à travers un système en ligne dédié. Cette dématérialisation vise à réduire les délais, limiter les déplacements et renforcer la traçabilité des procédures administratives.
Cette décision s’inscrit dans un contexte marqué par la modernisation de l’administration publique. Depuis quelques années, à l’instar de la plupart des pays africains, le Burkina Faso investit dans sa transformation numérique. La dématérialisation des services publics est l’un des points importants de ce projet d’envergure.
En mars 2025, le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques a fait le point de la dématérialisation des services publics. Il en ressort que 67 plateformes ont été développées au sein des différents départements ministériels et institutions, dont 5 sont déjà en exploitation et 62 en phase de mise en œuvre. Cette stratégie s’inscrit dans une logique de modernisation de l’administration publique et d’amélioration de la qualité des services rendus aux usagers.
Toutefois, la réussite de cette transition dépendra de plusieurs facteurs, notamment l’accessibilité effective de la plateforme, la capacité des utilisateurs à s’approprier les outils numériques et la performance des systèmes mis en place.
Adoni Conrad Quenum
(Source : Agence Ecofin, 18 mars 2026)
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