Burkina Faso : Modernisation de l’administration fiscale - La facture électronique certifiée officiellement lancée
mardi 6 janvier 2026
Le ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, a lancé officiellement la facture électronique certifiée, mardi 6 janvier 2026, à Ouagadougou. Cette innovation devrait permettre de simplifier la vie des entreprises, sécuriser leurs opérations et renforcer la transparence des transactions économiques.
La facture physique normalisée, lancée en 2017, a permis des avancées notables en matière de traçabilité des opérations économiques. Cependant, face à l’évolution rapide des technologies, aux exigences actuelles de célérité, de fiabilité et de transparence, ainsi qu’aux standards des économies modernes, ce dispositif a progressivement montré ses limites.
Pour y remédier, la Direction générale des Impôts (DGI) a initié et implémenté avec succès la facture électronique certifiée. Le mardi 6 janvier 2026, à Ouagadougou, le ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, a officiellement lancé ce nouveau dispositif, en présence de ses collègues chargés du Commerce et de la Transition digitale.
Il a indiqué que la facture électronique certifiée est le prolongement du chemin ouvert avec la facture normalisée. « Hier, nous posions les premières pierres de la traçabilité. Aujourd’hui, nous entrons dans l’ère de la donnée fiable et de la transparence assumée et de la responsabilité partagée.
Cette facture met fin aux zones grises, protège les acteurs vertueux et restaure l’égalité entre tous », a-t-il expliqué. Pour le ministre chargé de l’Economie, la facture électronique certifiée est un bouclier moderne contre la fraude et un levier puissant pour renforcer les recettes nationales.
« Dans un contexte où notre Nation fait face à des défis sécuritaires et économiques majeurs, chaque franc mobilisé honnêtement devient une arme pour protéger, soigner, éduquer et construire », a-t-il soutenu. Selon Aboubakar Nacanabo, le lancement de la facture électronique normalisée répond à l’appel lancé par le chef de l’Etat invitant à la discipline, la vérité dans la gestion et la rupture avec les pratiques qui affaiblissent la Nation.
Il a, par ailleurs, rendu hommage aux agents de l’administration fiscale, car, grâce à leur engagement, au 31 décembre 2025, le taux de recouvrement est supérieur à 100%. D’après Aboubakar Nacanabo, la facture électronique certifiée vient amplifier cette dynamique et les oblige à davantage d’éthique, de transparence et de responsabilité. C’est pourquoi, Il a invité les acteurs du monde économique à s’approprier cet outil, non comme une contrainte, mais comme un passeport vers plus de modernité, de crédibilité et de compétitivité.
Une réforme nécessaire, opportune et irréversible
La directrice générale des Impôts du Burkina, Talato Eliane Djiguemdé, a assuré que la facturation électronique certifiée qui s’inscrit dans un contexte de modernisation profonde de l’administration fiscale est fondée sur un support numérique fiable et interopérable. En outre, elle a déclaré que plusieurs outils seront mis à disposition, selon le niveau de formalisation des entreprises afin de garantir une transition inclusive et adaptée à tous les profils des contribuables.
« Des modules de contrôle de facturation seront mis à disposition pour les entreprises disposant déjà d’un logiciel de facturation et des unités de facturation pour celles qui n’en disposent pas encore. Ces outils seront accessibles à travers les canaux de distribution de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso », a-t-elle précisé.
Mme Djiguemdé a souligné que la facturation électronique certifiée est une réforme nécessaire, opportune et irréversible dont la réussite repose sur une adhésion collective et responsable de l’ensemble des acteurs, à savoir les administrations publiques, les opérateurs économiques, les éditeurs de solutions digitales et citoyennes.
Quant au président de la Délégation spéciale consulaire (DSC) de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF), Roland Achille Sow, il a fait savoir que ce dispositif constitue désormais le socle d’une relation commerciale plus simple, fluide et crédible entre les entreprises, les artisans, les partenaires commerciaux et l’administration publique du Burkina.
M. Sow a confié que la CCI-BF s’emploiera à mettre en œuvre, en collaboration avec la DGI et les opérateurs privés, des programmes de formation certifiés et adaptés à chaque catégorie d’entreprises et d’artisans, assurer une assistance technique et un accompagnement opérationnel continu afin de permettre une transition sans rupture.
Adama Sawadogo
(Source : Sidwaya, 6 janvier 2026)
OSIRIS