Blocage des téléphones non dédouanés/Cameroun : Enfin le consensus entre les acteurs ?
lundi 24 août 2026
Camtel, Orange Cameroun et MTN Cameroon devraient passer à la phase repressive. Le opérateurs de téléphonie mobile, l’ART et les Douanes semblent avoir trouvé un terrain d’entente sur la date de blocage des téléphones non dédouanés. La mesure entrera en vigueur dès le premier septembre 2026 d’après un communiqué signé du ministre des Finances, Louis Paul Motaze, ce 20 août 2026.
La mesure, il faut le rappeler, concerne les téléphones qui se connecteront pour la 1ère fois à un réseau local après le premier septembre ; ceux connectés après le 1er avril 2026 et qui ont ignoré les messages d’alerte ; ceux activés de façon groupée avec la même SIM après le premier avril 2026 et non utilisés en continu. Le ministre des Finances invite les concernés à se rapprocher d’urgence de tout bureau de Douane.
Les consommateurs, quant à eux, sont invités, au moment de l’achat des terminaux, à vérifier le statut douanier du téléphone à l’adresse : www.mpie.camcis.cm. Il est également possible de vérifier le statut de son terminal mobile en consultant l’IMEI via le code *#06#, ou via le service en ligne dédié.
La date de blocage avait d’abord été fixée au 25 mai 2026. Un délai qui ´n’a pas fait l’unanimité parmi les acteurs de l’écosystème télécom. Les opérateurs pointaient les défis techniques. Notamment l’organisation préalable d’une phase test avant toute opérationnalisation à grande échelle du blocage des terminaux concernés.
D’autres acteurs du secteur indiquaient le déficit d’outils techniques appropriés permettant de mettre en œuvre efficacement le blocage des appareils non dédouanés.
Le REPTIC, à travers, son président Dr Ing. Pierre François Kamanou, appelait à une « réflexion approfondie et inclusive, associant administrations publiques, régulateurs, opérateurs mobiles et acteurs du numérique ».
Chaque catégorie correspond à une valeur de référence admise par les Douanes :
- 1re catégorie : 5 000 FCFA, soit environ 1 670 FCFA de droits ;
- 2e catégorie : 10 000 FCFA, soit environ 3 350 FCFA ;
- 3e catégorie : 20 000 FCFA, soit environ 6 670 FCFA ;
- 4e catégorie : 25 000 FCFA, soit environ 8 340 FCFA ;
- 5e catégorie : 50 000 FCFA, soit environ 16 670 FCFA ;
- 6e catégorie : 100 000 FCFA, soit environ 33 330 FCFA ;
- 7e catégorie : 200 000 FCFA, soit environ 66 660 FCFA ;
- 8e catégorie : 400 000 FCFA, soit environ 135 000
(Source : Digital Business Africa, 24 août 2026)
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