OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2025 > Avril 2025 > AWS mise sur le marché en croissance rapide du cloud en Afrique

AWS mise sur le marché en croissance rapide du cloud en Afrique

mercredi 30 avril 2025

Face à une demande croissante de services numériques, Amazon Web Services (AWS) intensifie sa présence en Afrique, avec l’ambition de conquérir un marché désormais stratégique.

Amazon Web Services (AWS) a conclu la semaine passée un accord avec le groupe Sonatel pour lancer une infrastructure cloud avec latence ultra-faible au Sénégal. C’est le dernier développement en date de l’expansion sur le continent africain de la firme américaine qui a ouvert sa première région de centres de données à Cape Town, en Afrique du Sud, en 2020.

L’expansion africaine d’une filiale du géant Amazon

AWS est la filiale du groupe Amazon. Spécialisée dans les services de cloud computing à la demande, elle était présente dans trois pays africains, auxquels s’ajoute maintenant le Sénégal. Avant le pays ouest-africain, AWS avait ouvert un centre de développement à Nairobi, au Kenya, en octobre 2023 destiné à concevoir des solutions cloud pour ses clients africains et mondiaux. Plus tôt en 2023, c’est à Lagos, au Nigeria que la filiale d’Amazon a inauguré une infrastructure dans le but de réduire le délai de transmission des données pour les utilisateurs nigérians d’environ 20 % en moyenne.

Mais c’est en Afrique du Sud que se situe le cœur de ses activités sur le continent. AWS y propose toute sa gamme de services cloud (calcul, stockage, bases de données, IA, etc.). Le groupe a aussi un centre d’assistance client et un centre de développement toujours à Cape Town. Les entreprises locales peuvent y héberger leurs données et applications sur des serveurs situés sur le continent, tout en respectant les exigences de souveraineté des données.

La prochaine étape africaine pour la firme est le Maroc. En effet, dans un communiqué publié en mai 2024, AWS a annoncé son intention de lancer une infrastructure cloud dans le royaume chérifien en partenariat avec Orange Middle East and Africa (OMEA) comme au Sénégal. Depuis l’annonce de son lancement sur le continent africain en 2018, AWS a investi 15,6 milliards de rands (841,7 millions $) en Afrique du Sud et s’est engagé en 2023 à y investir 30,4 milliards de rands supplémentaires d’ici 2029. Cependant, la construction d’une nouvelle région cloud sur le continent n’a pas été évoquée.

Pourquoi l’Afrique ?

Cette dynamique d’expansion s’inscrit dans la stratégie plus large du groupe Amazon de renforcer AWS comme un des moteurs de sa croissance. En 2024, Amazon a réalisé un chiffre d’affaires global de 638 milliards USD, dont 107,6 milliards proviennent d’AWS, soit environ 17 % de ses revenus totaux. Cette part est d’autant plus importante que le segment cloud d’Amazon a connu une croissance de 19 % sur un an, dépassant la progression générale du groupe (+11 %).

Par ailleurs, le choix de l’Afrique peut s’expliquer par la demande croissante en services cloud dans un contexte marqué par l’accélération de la transformation numérique sur le continent. De plus en plus d’entreprises et d’administrations publiques africaines se numérisent, l’écosystème start-up est en pleine croissance et il est « inconcevable » pour une entreprise de l’envergure d’AWS de rester en marge de cette transformation numérique.

D’après les informations fournies par Statista, le marché du Cloud public en Afrique devrait générer un chiffre d’affaires de 12,56 milliards USD en 2025, avec un taux de croissance annuel composé (TCAC) de 19,32 % entre 2025 et 2029, pour atteindre 25,46 milliards USD d’ici 2029. Le rapport « Africa Cloud Computing Market » de 6Wresearch, un cabinet indien de conseil et d’information sur les marchés, avance des chiffres plus significatifs. Il estime que le marché africain du cloud devrait passer d’environ 20 milliards $ en 2025 à environ 45 milliards $ d’ici 2031, enregistrant un TCAC de 16,4 % au cours de cette période.

Se positionner face à la concurrence

Outre AWS, d’autres grandes entreprises mondiales du cloud comme Microsoft Azure, Google Cloud et Oracle intensifient également leurs investissements en Afrique pour répondre à la demande croissante en services numériques.

Microsoft a ouvert deux régions cloud en Afrique du Sud dès 2019, tandis que Google Cloud a inauguré en 2022 sa première région africaine à Johannesburg, toujours dans la nation arc-en-ciel. Outre les concurrents d’envergure internationale, les entreprises africaines telles que Africa Data Centres, Liquid Intelligent Technologies ou encore Rack Centre se frayent un chemin sur ce segment.

Cette compétition profite directement aux écosystèmes locaux, en augmentant l’offre de services numériques et en tirant vers le haut les standards d’innovation. La disponibilité locale des infrastructures cloud sur le continent ouvre la voie au développement de secteurs comme l’intelligence artificielle, l’analyse de données à grande échelle, ou encore l’Internet des objets (IoT), dans des domaines aussi variés que l’agriculture, la santé ou encore la finance.

Adoni Conrad Quenum

(Source : Agence Ecofin, 30 avril 2025)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4607/5232 Régulation des télécoms
  • 361/5232 Télécentres/Cybercentres
  • 3455/5232 Economie numérique
  • 1809/5232 Politique nationale
  • 5052/5232 Fintech
  • 545/5232 Noms de domaine
  • 2041/5232 Produits et services
  • 1574/5232 Faits divers/Contentieux
  • 819/5232 Nouveau site web
  • 5232/5232 Infrastructures
  • 1808/5232 TIC pour l’éducation
  • 194/5232 Recherche
  • 256/5232 Projet
  • 3651/5232 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2058/5232 Sonatel/Orange
  • 1661/5232 Licences de télécommunications
  • 286/5232 Sudatel/Expresso
  • 1020/5232 Régulation des médias
  • 1305/5232 Applications
  • 1111/5232 Mouvements sociaux
  • 1717/5232 Données personnelles
  • 155/5232 Big Data/Données ouvertes
  • 685/5232 Mouvement consumériste
  • 374/5232 Médias
  • 679/5232 Appels internationaux entrants
  • 1686/5232 Formation
  • 102/5232 Logiciel libre
  • 2141/5232 Politiques africaines
  • 1032/5232 Fiscalité
  • 240/5232 Art et culture
  • 611/5232 Genre
  • 2016/5232 Point de vue
  • 1058/5232 Commerce électronique
  • 1602/5232 Manifestation
  • 330/5232 Presse en ligne
  • 159/5232 Piratage
  • 207/5232 Téléservices
  • 1069/5232 Biométrie/Identité numérique
  • 322/5232 Environnement/Santé
  • 367/5232 Législation/Réglementation
  • 370/5232 Gouvernance
  • 1803/5232 Portrait/Entretien
  • 145/5232 Radio
  • 806/5232 TIC pour la santé
  • 291/5232 Propriété intellectuelle
  • 58/5232 Langues/Localisation
  • 1094/5232 Médias/Réseaux sociaux
  • 2047/5232 Téléphonie
  • 196/5232 Désengagement de l’Etat
  • 1135/5232 Internet
  • 119/5232 Collectivités locales
  • 419/5232 Dédouanement électronique
  • 1189/5232 Usages et comportements
  • 1169/5232 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 558/5232 Audiovisuel
  • 3387/5232 Transformation digitale
  • 385/5232 Affaire Global Voice
  • 182/5232 Géomatique/Géolocalisation
  • 336/5232 Service universel
  • 667/5232 Sentel/Tigo
  • 181/5232 Vie politique
  • 1667/5232 Distinction/Nomination
  • 34/5232 Handicapés
  • 713/5232 Enseignement à distance
  • 740/5232 Contenus numériques
  • 593/5232 Gestion de l’ARTP
  • 182/5232 Radios communautaires
  • 1840/5232 Qualité de service
  • 466/5232 Privatisation/Libéralisation
  • 135/5232 SMSI
  • 497/5232 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2764/5232 Innovation/Entreprenariat
  • 1375/5232 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 49/5232 Internet des objets
  • 174/5232 Free Sénégal
  • 898/5232 Intelligence artificielle
  • 202/5232 Editorial
  • 10/5232 Gaming/Jeux vidéos
  • 25/5232 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous