OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Année 2026 > Février 2026 > Arrivée de nouveaux opérateurs : Les acteurs demandent une sécurisation des (…)

Arrivée de nouveaux opérateurs : Les acteurs demandent une sécurisation des investissements existants, l’Etat rassure

vendredi 6 février 2026

Economie numérique

La première édition de Ëttu koom koom, organisée par KPMG ce jeudi, 5 février 2026, a mis en lumière un enjeu central de la transformation numérique du Sénégal : la sécurisation et la viabilité économique des investissements dans les télécommunications, dans un contexte marqué par l’arrivée annoncée de nouveaux acteurs technologiques.

Au cours des échanges, Fatou Sow Kane, directrice générale de Expresso Sénégal, a porté un plaidoyer fort, appelant à un accompagnement renforcé de l’État pour garantir la rentabilité des investissements consentis depuis plusieurs années.

Selon la responsable de Expresso, la viabilité des investissements constitue aujourd’hui « la question la plus cruciale » pour les opérateurs. « Sans visibilité sur cette viabilité, nous avons les mains liées », a-t-elle averti, rappelant que les télécommunications relèvent d’un service public, impliquant à la fois obligations d’investissement et exigences de qualité.

Elle a également attiré l’attention sur la structure du marché, souvent analysée sous l’angle des parts de clients, mais rarement sous celui des parts de revenus. « Expresso Sénégal détient environ 7% des parts de marché en termes de revenus, contre près de 77% pour Orange et 16% pour Yas », a-t-elle détaillé.

Dans ce contexte, l’annonce de l’arrivée de nouveaux acteurs, notamment satellitaires, soulève des interrogations majeures : « Comment les parts de revenus seront-elles définies à court, moyen et long terme ? Ce sont des questions stratégiques auxquelles il faut répondre de manière objective », a-t-elle plaidé, appelant à une révision exhaustive du cadre sectoriel afin de permettre à tous les acteurs de tirer leur épingle du jeu.

Le ministère de tutelle rassure

Le ministre en charge de la communication, des Télécommunications et du Numérique, Alioune Sall, a tenu à rassurer les opérateurs. Il a réaffirmé que l’État du Sénégal encourage l’investissement et reste pleinement conscient des efforts financiers consentis par les acteurs du secteur.

« Nous devons concilier la rentabilité des investissements privés avec notre objectif stratégique de couverture universelle de l’Internet à un coût abordable », a déclaré le ministre. Selon lui, le recours à un mix technologique, incluant les nouvelles solutions satellitaires, répond à la nécessité de couvrir les zones où les réseaux traditionnels peinent à s’implanter, sans pour autant remettre en cause les investissements existants.

Alioune Sall a insisté sur l’importance du dialogue permanent entre l’État, les régulateurs et les opérateurs, invitant les professionnels du secteur à continuer d’apporter leur expertise pour atteindre les objectifs nationaux.

Réaffirmant l’engagement du Sénégal en faveur d’une connectivité universelle, inclusive et durable, le ministre a appelé opérateurs, investisseurs et partenaires techniques et financiers à renforcer leur collaboration pour bâtir un écosystème numérique robuste, au service du développement économique et social.

« Le numérique est aujourd’hui un levier stratégique majeur pour la réalisation de la Vision Sénégal 2050 », a-t-il conclu, assurant que l’État restera attentif à la sécurisation des investissements, dans le respect de l’intérêt général.

Concernant le partage d’infrastructures, la mutualisation des investissements, la Sonatel qui est la locomotive « n’est pas contre » mais son directeur marketing a souligné qu’« il faut que cela puisse être dans un cadre transparent avec une prise en compte des éléments de coûts ». « Déployer une prise fibre qui est partageable coûte 80 % plus cher que prise non partageable », a soutenu Mamadou Bousso.

Pour aller dans le sens de rendre opérationnel le partage d’infrastructures, M. Bousso est d’avis qu’« il faudrait qu’au niveau de la régulation qu’on puisse l’encadrer avec des engagements d’investissement de la part des opérateurs ».

Bassirou Mbaye

(Source : Le Journal de l’Economie sénégalaise, 6 février 2026)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4582/5398 Régulation des télécoms
  • 388/5398 Télécentres/Cybercentres
  • 3795/5398 Economie numérique
  • 1829/5398 Politique nationale
  • 5383/5398 Fintech
  • 537/5398 Noms de domaine
  • 2317/5398 Produits et services
  • 1531/5398 Faits divers/Contentieux
  • 796/5398 Nouveau site web
  • 5398/5398 Infrastructures
  • 2048/5398 TIC pour l’éducation
  • 201/5398 Recherche
  • 276/5398 Projet
  • 3721/5398 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1997/5398 Sonatel/Orange
  • 1669/5398 Licences de télécommunications
  • 297/5398 Sudatel/Expresso
  • 1131/5398 Régulation des médias
  • 1348/5398 Applications
  • 1223/5398 Mouvements sociaux
  • 1874/5398 Données personnelles
  • 130/5398 Big Data/Données ouvertes
  • 651/5398 Mouvement consumériste
  • 380/5398 Médias
  • 686/5398 Appels internationaux entrants
  • 1813/5398 Formation
  • 102/5398 Logiciel libre
  • 2169/5398 Politiques africaines
  • 1123/5398 Fiscalité
  • 179/5398 Art et culture
  • 620/5398 Genre
  • 1853/5398 Point de vue
  • 1063/5398 Commerce électronique
  • 1546/5398 Manifestation
  • 352/5398 Presse en ligne
  • 144/5398 Piratage
  • 246/5398 Téléservices
  • 1010/5398 Biométrie/Identité numérique
  • 316/5398 Environnement/Santé
  • 352/5398 Législation/Réglementation
  • 396/5398 Gouvernance
  • 1859/5398 Portrait/Entretien
  • 159/5398 Radio
  • 900/5398 TIC pour la santé
  • 332/5398 Propriété intellectuelle
  • 69/5398 Langues/Localisation
  • 1164/5398 Médias/Réseaux sociaux
  • 2155/5398 Téléphonie
  • 207/5398 Désengagement de l’Etat
  • 1153/5398 Internet
  • 123/5398 Collectivités locales
  • 487/5398 Dédouanement électronique
  • 1155/5398 Usages et comportements
  • 1082/5398 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 668/5398 Audiovisuel
  • 3654/5398 Transformation digitale
  • 396/5398 Affaire Global Voice
  • 185/5398 Géomatique/Géolocalisation
  • 332/5398 Service universel
  • 700/5398 Sentel/Tigo
  • 239/5398 Vie politique
  • 1636/5398 Distinction/Nomination
  • 34/5398 Handicapés
  • 765/5398 Enseignement à distance
  • 822/5398 Contenus numériques
  • 660/5398 Gestion de l’ARTP
  • 192/5398 Radios communautaires
  • 1887/5398 Qualité de service
  • 464/5398 Privatisation/Libéralisation
  • 152/5398 SMSI
  • 479/5398 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2908/5398 Innovation/Entreprenariat
  • 1419/5398 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 49/5398 Internet des objets
  • 188/5398 Free Sénégal
  • 865/5398 Intelligence artificielle
  • 228/5398 Editorial
  • 5/5398 Gaming/Jeux vidéos
  • 27/5398 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous