Après le datacenter national, l’Angola renforce son dispositif de sauvegarde numérique
jeudi 27 août 2026
En avril dernier, les autorités angolaises ont inauguré un datacenter national à Luanda. Quatre mois plus tard, elles mettent en service un centre de sauvegarde destiné à assurer la réplication des données et des systèmes publics, afin de garantir la continuité des services numériques en cas de défaillance de l’infrastructure principale.
Les autorités angolaises ont annoncé, le mardi 25 août, la requalification et la remise en service d’un centre de sauvegarde destiné à renforcer la protection des données et la continuité des services numériques de l’administration publique. Ce centre vient compléter le datacenter national.
Selon les autorités angolaises, les données et systèmes hébergés dans le datacenter national pourront être répliqués vers ce centre de sauvegarde, afin de disposer d’une infrastructure de secours en cas de défaillance ou d’interruption des systèmes principaux.
Inauguré en avril pour un investissement annoncé de 89 millions de dollars, le datacenter et le cloud du gouvernement doivent assurer le stockage et le traitement des données gouvernementales ainsi que l’hébergement des systèmes informatiques et des plateformes numériques de l’État. L’infrastructure compte 208 racks et doit également accueillir des services destinés à d’autres acteurs publics et privés. Le centre de sauvegarde vient ainsi compléter cette architecture.
Le ministre des Télécommunications, Mário Oliveira, inscrit ces investissements dans la stratégie de souveraineté numérique du pays, qui vise notamment à renforcer la protection des données gouvernementales et à réduire la dépendance aux infrastructures étrangères. À travers cette architecture, les autorités angolaises cherchent ainsi à consolider une chaîne numérique allant de l’hébergement et du traitement des données à leur sauvegarde et à la continuité des services.
L’Angola mise sur la résilience de ses infrastructures numériques
L’Angola rejoint plusieurs pays africains qui accordent une importance croissante à la résilience numérique. Au Ghana, le réseau gouvernemental repose sur un centre national de données doublé d’une installation de reprise après sinistre, tandis que le Rwanda a intégré la sauvegarde et la continuité des services à sa gouvernance numérique. Ces initiatives illustrent une évolution des politiques numériques : au-delà de l’hébergement, les États accordent une attention croissante à la continuité de leurs services en cas de défaillance majeure.
Adoni Conrad Quenum
(Source : Agence Ecofin, 27 août 2026)
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