Appel d’offres pour la nomination du DG de l’ARTP : Ce que demande l’Amicale des cadres
mardi 18 août 2026
L’Amicale des cadres de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP) prend position sur le processus de recrutement du prochain directeur général. Elle plaide pour que les candidatures issues de la structure soient examinées avec une attention particulière, au regard de leur expérience et de leur connaissance de l’Autorité.
Dans un communiqué daté du 17 août 2026, l’Amicale des Cadres de l’ARTP salue le choix des autorités de recourir à un appel à candidatures pour désigner le prochain directeur général. Pour l’organisation, cette démarche constitue une avancée en matière de transparence, d’égalité des chances et de promotion du mérite.
Mais les cadres souhaitent que cette ouverture profite également aux profils déjà présents au sein de l’Autorité. Ils demandent aux autorités d’accorder une attention particulière aux candidatures internes répondant aux critères de compétence, d’expérience, d’intégrité, d’indépendance et d’aptitudes managériales.
Miser sur l’expertise interne
L’Amicale estime qu’un cadre issu de l’ARTP, lorsqu’il répond aux exigences du poste, dispose d’atouts liés à sa connaissance des secteurs des télécommunications, du numérique et des postes. Il connaît également les missions, les procédures et les enjeux techniques et institutionnels propres à l’Autorité.
À cela s’ajoutent, selon elle, une expérience directe de la régulation, de la protection des usagers et de la préservation d’une concurrence saine, ainsi qu’une connaissance de la gouvernance et de la mémoire institutionnelle de l’ARTP.
L’organisation précise, toutefois, qu’il ne s’agit pas de réclamer une nomination automatique d’un candidat interne, mais de faire reconnaître son expertise dans le cadre de la sélection.
Un enjeu de continuité
Pour l’Amicale des Cadres, privilégier, à compétences égales, un profil ayant évolué au sein de l’ARTP, pourrait contribuer à assurer la continuité et l’efficacité de l’action publique. Elle considère également qu’une telle orientation enverrait un signal positif aux agents en valorisant le mérite, l’engagement et les compétences développées au sein de l’institution.
L’organisation rattache enfin sa position aux principes de la loi n°2002-23 du 4 septembre 2002 portant cadre de régulation pour les entreprises concessionnaires de services publics, notamment en matière d’indépendance des institutions de régulation et de nominations fondées sur les qualifications reconnues. Elle estime que cette approche serait également cohérente avec les ambitions de transformation portées par le Sénégal 2050 et le New Deal technologique.
(Source : Seneweb, 18 août 2026)
OSIRIS