Angola : satellite et câble sous-marin pour connecter les zones reculées
mercredi 30 septembre 2026
L’Angola accélère sa transformation numérique en diversifiant, entre autres, ses infrastructures Internet. En combinant plusieurs réseaux complémentaires, le pays vise une couverture nationale globale et un Internet de qualité pour tous ses citoyens.
Le lundi 28 septembre, le Bureau de gestion du programme spatial national d’Angola (GGPEN) et la société Anyconnect ont annoncé qu’ils travaillaient, avec l’appui de l’opérateur télécom Unitel, à la connexion du hub du Conecta Angola au câble sous-marin 2Africa. L’objectif est d’augmenter la capacité d’acheminement du trafic généré par les terminaux VSAT du programme vers les réseaux nationaux et internationaux.
Le dispositif repose ainsi sur deux infrastructures aux fonctions différentes. Les terminaux VSAT installés dans plusieurs localités transmettent leur trafic via l’ANGOSAT-2 jusqu’au hub du Conecta Angola. Le hub pourra ensuite utiliser la connexion au 2Africa pour acheminer ce trafic vers les réseaux Internet.
Le satellite pour atteindre les zones difficiles d’accès
Selon l’Union internationale des télécommunications (UIT), les infrastructures terrestres peuvent être trop coûteuses à déployer dans certaines régions isolées. Le satellite constitue ainsi une alternative intéressante pour étendre la connectivité aux populations mal desservies. La GSMA abonde dans le même sens et souligne que le coût de la liaison entre les réseaux d’accès et le cœur du réseau peut être plus de deux fois plus élevé dans les zones rurales que dans les zones urbaines.
En Angola, le Conecta Angola exploite déjà les capacités de l’ANGOSAT-2 pour étendre l’accès à Internet, en particulier dans les zones reculées. Lors du lancement de la version commerciale du programme en décembre 2025, les autorités ont présenté celui-ci comme un moyen de soutenir les entrepreneurs locaux dans les zones difficiles d’accès.
Le raccordement au 2Africa doit désormais apporter davantage de capacité au dispositif. Le projet s’inscrit dans les efforts des autorités angolaises visant à offrir une connectivité abordable et de qualité aux populations. La Banque mondiale estime que son projet d’accélération numérique en Angola doit notamment améliorer l’accès à Internet dans les zones rurales et périurbaines et bénéficier à plus de 13 millions de personnes.
Adoni Conrad Quenum
(Source : Agence Ecofin, 30 septembre 2026)
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