Angola : le secteur privé se mobilise pour l’exploitation du satellite Angosat 2
vendredi 10 avril 2026
La technologie satellitaire s’impose comme une solution clé pour réduire la fracture numérique en Afrique. De nombreux pays, à l’instar de l’Angola, investissent dans ce domaine, soit en louant de la capacité auprès d’opérateurs existants, soit en développant leurs propres satellites.
En Angola, 37 entreprises ont manifesté leur intérêt pour le projet « Connecta Angola Comercial », une initiative des autorités visant à étendre l’accès à Internet dans le pays. Le programme s’appuie sur les capacités du satellite national de télécommunications Angosat‑2.
C’est ce qu’a indiqué cette semaine le Bureau de gestion du Programme spatial national (GGPEN), chargé de la mise en œuvre du projet. L’organisme a précisé que les entreprises concernées ont déjà entamé le processus d’adhésion et a invité d’autres acteurs à leur emboîter le pas. Dans ce cadre, des réunions de travail ont notamment été organisées avec les entreprises SpeedNet, Netservice et TechGolden, afin de présenter les opportunités d’affaires liées à l’exploitation de la capacité du satellite Angosat‑2.
« L’initiative vise à mobiliser le secteur privé pour la commercialisation de services Internet par satellite, en apportant la connectivité aux zones reculées du pays, afin de promouvoir l’inclusion numérique, l’entrepreneuriat et le développement économique », a déclaré le GGPEN.
À travers ce projet, le gouvernement angolais accélère la valorisation de son satellite de télécommunications et mise sur les technologies spatiales pour soutenir le développement du pays. L’objectif est notamment d’améliorer la qualité et l’étendue des services télécoms, avec un accent particulier sur les zones rurales et mal desservies, afin de réduire la fracture numérique.
L’initiative est une prolongation du projet « Conecta Angola » lancé en 2023. Porté par l’opérateur public Angola Telecom, l’initiative vise à fournir de la connectivité Internet gratuite dans les zones reculées de l’Angola où aucun opérateur mobile n’est actif. Le projet cible notamment les institutions publiques telles que les écoles, les hôpitaux et les administrations municipales.
Le gouvernement angolais a lancé la commercialisation en janvier 2023. Le pays comptait alors 11,78 millions d’abonnés Internet pour un taux de pénétration de 32,6 %, selon DataReportal. Fin décembre 2025, le pays comptait 17,6 millions d’abonnés, soit 44,8 % de la population, d’après la même source.
Isaac K. Kassouwi
(Source : Agence Ecofin, 10 avril 2026)
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